Comment ça s'est passé.
Jour 1-3 : Dublin et ses pubs qui sentent la GuinnessOn arrive à l'aéroport de Dublin vers 14h par Ryanair (vol FR2847, 2h30 depuis Beauvais). Directement, je remarque l'odeur caractéristique du terminal : mélange de café brûlé et de nettoyant industriel. On prend le bus Aircoach (7€) jusqu'à notre hôtel Temple Bar Hotel, à deux pas de la rivière Liffey. La chambre coûte 92€ la nuit, vue sur la rue bruyante. Le soir, on traîne dans Temple Bar (le vrai bar, pas la rue touristique). Un pint de Guinness à 6,50€, et le barman nous explique qu'on la sirote mal – faut attendre deux minutes que la tête se pose. Le goût : amer, presque chocolaté. Il pleut dehors, le sol des pavés est glissant et noir. J'ai les pieds trempés dès le premier jour. Le jour 2, visite du Trinity College. On paie 16€ pour voir le Livre de Kells (manuscrit du VIe siècle sous vitrine). Franchement ? C'est petit, il faut faire la queue 45 minutes. Mais la salle de lecture de Long Room, avec ses 200 000 vieux livres, est impressionnante – les bois craquent sous les pas, ça sent la poussière de papier ancien. On achète un café au Bewley's Café (3,50€, pas terrible). Jour 3, on monte au Guinness Storehouse (18€ l'entrée). Sept étages de marketing autour de la bière. Mais au sommet, à la Gravity Bar, on peut faire soi-même notre pint avec une vue 360° sur Dublin – c'est sympa de vraiment la comprendre, la Guinness. Jour 4-7 : La route vers Galway, retards et mauvaise météoOn loue une voiture chez Europcar (42€ la journée, manuel, une petite Toyota). Grosse surprise : ils conduisent à gauche en Irlande. Je m'endors les deux premiers km. On roule 3h vers Galway sur la N6, puis la N4. Le paysage défile : champs verts à perte de vue, murs en pierre grise, très peu de villages. Galway nous accueille avec un crachin froid. On s'arrête au marché couvert (Galway Market, ouvert depuis 1627). On achète du smoked salmon local (12€ les 200g) et du soda bread chaud chez Aran Sweater Market. Le pain est dense, beige clair, sentait la farine fraîche encore chaude. On dort à l'Aran View Hotel (85€ la nuit), chambre 307. Vue sur la baie, vraiment. Mais le wifi s'était coupé à 21h et personne à la réception pour remettre le truc – galère. Jour 5, catastrophe : on devait prendre le ferry pour l'île d'Aran à 10h15 depuis le port de Rossaveal. On arrive à 10h33. Le ferry était parti. L'agent ticket dit « bad luck, mate », zéro aide. Remboursement partiel (5€ sur 18€). On a essayé d'appeler Aran Island Ferries mais la ligne était saturée. On a perdu la demi-journée, on a vu des phoques au port, c'est cool mais c'était pas prévu. Petit déjeuner furieux au café Joe's (udon de poisson – un gâteau salé irlandais typique – 4,50€). Jour 6, on rattrape nos plans : Connemara. On roue 1h30 vers le nord. Route étroite, très sinueuse (la N59), un bus arrive en face, on doit nous tasser contre le talus. J'ai vraiment cru qu'on allait se serrer. Diner à Clifden, petit village côtier avec maisons colorées (rouges, bleues). On mange du fish and chips chez O'Dowd Seafood (16€, poisson frais mais les frites sont trop salées). La température extérieure doit être 8°C, on sort du restaurant et on voit le brouillard qui descend des collines de Twelve Bens. Jour 8-10 : Falaises de Moher, ClareOn roule vers le sud, direction Doolin et les falaises. On s'arrête à Liscannor pour un café chez Vaughan's (thé + scone 5,50€). La scone est dense, beurrée, confiture de fraise. Peu avant 14h, on arrive aux falaises de Moher par la N67. On paie 8€ le parking, l'entrée au centre d'accueil est gratuite mais déprimant (murs gris, néon blanc). On sort sur la falaise : 230 m de vertige direct sur l'océan. Vent violent, on peut à peine rester debout. Pas beau, gris, brumeux, mais impressionnant quand même – le vent hurle, on entend les vagues frapper les rochers 200 m plus bas. On dort à Doolin, au Harty's Guesthouse (74€ la nuit, petit déj inclus). Jour 9, on reste en zone. On fait le Burren en voiture (route caillouteuse, paysage lunaire, calcaire gris). On s'arrête à Kilfenora, un bourg mort. Un seul pub ouvert : Vaughan's Pub. On boit un café. Musique live le soir (on n'a pas pu rester). On visite la petite église romane du XII e siècle : frais, humide, odeur de pierre humide. Pas chauffée. Jour 10, retour vers Dublin : on reprend la N8 (4h de route). On s'arrête à Nenagh pour l'essence (on avait oublié le diesel était moins cher) et un sandwich à Spar (4,80€). Jour 11-14 : Retour à Dublin, derniers pointsDernière nuit à Dublin, on visite le musée d'Archéologie (National Museum of Ireland - Archaeology, 9€ mais gratuit pour les moins de 16 ans). Quelques artefacts vikings, brooches du VIe siècle. On mange un steak pie chez The Brazen Head (le plus vieux pub de Dublin, depuis 1668) : 15€, sauce marron épaisse, viande tendre. Le bar est bruyant, enfumé (interdit maintenant, mais l'odeur y est restée). On rend la voiture le jour 14 matin, on paye 35€ de supplément essence (on l'avait pas remise au même niveau). Décollage de Ryanair vers 16h45 depuis Dublin. Vol un peu secoué.
Les bons plans repérés sur place.
Gravity Bar au Guinness Storehouse – verser soi-même sa pint face à Dublin entière
Falaises de Moher tôt le matin (avant 10h) pour éviter la foule et les bus touristiques
Burren en voiture lente : paysage calcaire désert, presque extraterrestre, aucune feuille
Joe's Coffee à Galway – udon de poisson chaud et gratuit : conversation avec le proprio local
Connemara – montez par la N59 vers Clifden en fin d'après-midi, lumière rasante sur les Twelve Bens
Photos — Dublin et côte ouest (Galway, Clare)
Et au final.
L'Irlande m'a plu : les gens parlent beaucoup, les paysages ouest sont vrais (gris, venteux, brut), pas de fioritures. Mais la météo était décourageante 70% du temps, les attractions touristiques souvent chères pour ce qu'elles offrent, et les routes à gauche m'ont coûté trop de concentration. Je reviendrais, mais en mai/juin plutôt qu'en octobre.
