Deux semaines à Cabarete et Sosúa : surf, rhum et galères dominicaines
CarnetRepublique dominicaine202614 jours

Deux semaines à Cabarete et Sosúa : surf, rhum et galères dominicaines

Nous avons atterri à l'aéroport international de Punta Cana un mercredi à 14 h 30. Le vol Air Caraïbes était à l'heure, mais le bus de la compagnie Caribe Tours qui devait nous emmener jusqu'à Cabarete (150 km) a…

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Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport international de Punta Cana un mercredi à 14 h 30. Le vol Air Caraïbes était à l'heure, mais le bus de la compagnie Caribe Tours qui devait nous emmener jusqu'à Cabarete (150 km) a attendu presque deux heures avant de partir. Assis sur un siège qui sentait la sueur et le diesel, nous avons roulé pendant trois heures sur la Carretera 7 en écoutant de la reggaeton à plein volume. Notre hôtel, le Geminis, était un petit bâtiment jaune poussiéreux à deux rues de la plage. La chambre coûtait 55 euros la nuit. Pas de vue sur la mer, mais une clim qui fonctionnait (à peu près). Le premier soir, nous avons mangé un sancocho dominicain au Fuerte Bar & Restaurant : 180 pesos pour une assiette générosa de poulet, bananes plantain et bouillon riche, très salé. Le restaurant était bondé, les tables collées les unes contre les autres, et l'odeur de sofrito — mélange d'ail, d'oignons et d'épices — m'a suivi jusqu'à la rue. Les premières vagues et le kitesurf Nous avons loué des planches de surf auprès de Vela Loca Kite School, situé directement sur Cabarete Beach. Le moniteur était un gars sympa, Dominik, qui parlait français avec un accent prononcé. Levés à 5 h 30 pour attraper les vagues de l'aube, nous étions sur l'eau à 6 h. L'eau était à 28 °C, presque tiède. Les vagues n'étaient pas énormes ce jour-là, mais régulières. J'ai pris une vague qui m'a plaqué face contre le sable — moment pas très glorieux, mais c'est comme ça qu'on apprend. Cabarete est devenue célèbre pour le kitesurf dans les années 2000. Nous avons regardé pendant deux heures les kitesurfeurs déchirer l'eau, des drapeaux multicolores brillant au soleil. Nous n'avions pas le niveau pour ça. Le cours d'initiation chez Vela Loca coûtait 1 500 pesos (27 euros) pour deux heures. En fin d'après-midi, quand le vent tombe, la plage devient calme. Les restaurants commencaient à sortir leurs tables, et le moment entre 17 h et 19 h est magique — mais je ne peux pas l'écrire comme ça. Sosúa : tourisme de masse et déception Nous avons pris un guagua (minibus collectif) vers Sosúa, à 30 km au sud. Ces petits bus jaunes fluo attendent à la gare routière jusqu'à ce qu'ils soient remplis — cinq personnes, dix personnes, aucune limite. Nous y sommes montés à six. Le trajet a duré 45 minutes. Le prix : 50 pesos par personne (0,90 euro). Sosúa m'a déçu dès l'arrivée. La plage principale était encombrée de vendeurs de tresses, de coquillages et de services douteux. Un mec m'a suivi pendant 200 mètres pour me proposer de la drogue. Un autre, armé d'un grand sourire, voulait nous présenter « ses amis » pour une « vraie expérience dominicaine ». Nous avons vu des femmes en bikini partageant des chaises longues avec des hommes beaucoup plus âgés. L'ambiance n'était pas celle que nous cherchions. Le Jamboree Beach Club était l'un des rares endroits vraiment accueillants. Nous y avons bu des mamajuana (rhum, miel, écorce et herbes) servis à 120 pesos (2,20 euros) la dose. L'alcool était fort, presque brûlant dans la gorge. Nous avons observé des groupes de touristes allemands et hollandais qui parlaient fort, visiblement déjà soûls à 16 h. Juan Dolio : une pause plus calme Nous avons quitté Sosúa pour Juan Dolio, à l'ouest. Ce coin était plus tranquille, moins marchand. Nous avons loué une petite maison via Airbnb pendant trois nuits (120 euros). Le propriétaire, Carlos, était un retraité qui avait quasiment grandi ici. Il nous a recommandé le restaurant El Sueño, où nous avons mangé du mofongo (purée de bananes plantain avec du crabe) pour 280 pesos (5,10 euros). C'était délicieux, riche, assez différent du sancocho qu'on connaissait. Une matin, nous avons loué un scooter — grosse erreur. Après 15 minutes, le moteur a calé. Le loueur a dit qu'il fallait « attendre le mécano ». Nous avons attendu une heure sous un soleil de 32 °C. Finalement, il nous a remboursés, mais la demi-journée s'était envolée. Marché de Saint-Domingue et rhum artisanal Un jour, nous avons pris un bus jusqu'à Saint-Domingue (via Caribe Tours, 120 pesos, deux heures). Nous avons visité le Mercado Modelo, un marché couvert où chaque coin sentait différemment : fruits tropicaux, viande fumée, épices. Une vieille dame vendait des jus de maracujá (fruit de la passion) frais pressés pour 40 pesos le verre. Nous en avons bu trois chacun. Le moment marquant a été une visite à une petite distillerie de rhum clandestine — recommandée par Carlos — où un vieux monsieur nous a montré comment il préparait son propre rhum depuis 30 ans, dans une maison sans enseigne. Nous avons acheté une bouteille faite maison pour 200 pesos. Elle goûtait la canne à sucre brute. Les gendarmes n'ont pas semblé intéressés par cette vente. Les jours suivants Nous sommes revenus à Cabarete pour la dernière semaine. Nous avons fait du snorkeling à Encuentro Beach, vu des poissons tropicaux, nagé dans des eaux limpides à 29 °C. Pas de corail spectaculaire, mais quelques poissons sympas. Un café au Loco Café (excellent expresso dominicain à 80 pesos) chaque matin vers 8 h. Le soir, on s'assis au Onno's Bar & Restaurant, un bar très européen avec une clientèle de retraités belges et allemands, pour regarder le coucher de soleil. Nous avons rencontré deux autres voyageurs français qui nous ont parlé de la région de Jarabacoa, plus montagneuse, que nous n'avons pas eu le temps de visiter. Ils disaient qu'il y avait des cascades et de meilleures vibes, moins touristiques. Peut-être une prochaine fois.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Cabarete Beach au lever du soleil (5 h 30) pour surfer avec Vela Loca, avant l'arrivée des kitesurfeurs

2

Le sancocho du Fuerte Bar & Restaurant (180 pesos) : le vrai plat du pays, pas pour les touristes

3

Juan Dolio et ses plages sans vendeurs agressifs, plus calmes que Sosúa

4

Le Mercado Modelo de Saint-Domingue : jus de maracujá frais et ambiance dense

5

La petite distillerie de rhum clandestine recommandée par les locaux (expérience unique, même si légalement douteuse)

Album · 10 photos

Photos — Cabarete / Sosúa

Deux semaines à Cabarete et Sosúa : surf, rhum et galères dominicaines
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Conclusion

Et au final.

Deux semaines pleines. Nous avons aimé le surf, le rhum, les gens rencontrés. Sosúa nous a profondément déplu — trop commercial, trop glauque. Cabarete était notre endroit, bien que la vague de tourisme de masse y arrive aussi. Les prix restent très bas comparé à la France, ce qui permet de se loger correctement sans ruiner le budget. Nous reviendrions, mais en explorant les zones qu'on n'a pas eues : la montagne, les petits villages.

En résumé

Avis Cabarete / Sosúa : carnet de voyage de 14 jours par marcandre-voyages

Destination
Cabarete / Sosúa
Pays
Republique dominicaine
Durée
14 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcandre-voyages
L'essentiel

Cabarete / Sosúa en bref

Pourquoi choisir Cabarete / Sosúa

  • Vagues régulières et école de kitesurf réputée mondialement
  • Coût de la vie très bas : moins de 3 euros pour un repas complet
  • Eau chaude toute l'année à 28-29°C, idéale pour la baignade
  • Proximité de Saint-Domingue et villages côtiers à explorer
  • Authenticity dominicaine préservée en dehors des zones touristiques massifiées

Pour qui ?

  • Surfeurs et kitesurfeurs de tous niveaux
  • Routards cherchant authenticité avec petit budget
  • Couples fuyant le tourisme de masse
  • Amateurs de gastronomie locale et rhum artisanal
  • Voyageurs aimant les contrastes ville-plage-montagne

À éviter si…

  • Vous recherchez des plages sans vendeurs agressifs et tourisme sexuel
  • Vous avez besoin d'infrastructure de transport fiable et climatisée
  • Vous souhaitez un séjour sans chaleur excessive et sans décalage culturel
  • Vous cherchez les hébergements luxueux et la gastronomie haut de gamme
À découvrir aussi
Punta CanaCarretera 7Encuentro BeachJuan DolioSaint-DomingueJarabacoaMercado ModeloCabarete BeachSosúa BeachRivière Yaque del NorteParc national de La IsabelaPuerto Plata
Questions fréquentes

FAQ — Cabarete / Sosúa

Quel est le meilleur moment pour surfer à Cabarete ?

Les vagues sont régulières au lever du soleil, entre 5h30 et 7h, avec une eau à 28°C. Les cours d'initiation coûtent environ 1500 pesos (27 euros) pour deux heures. L'après-midi, le vent tombe et la plage devient calme vers 17h-19h.

Combien coûte un séjour à Cabarete et Sosúa ?

L'hôtel Geminis à Cabarete facture 55 euros la nuit. Un cours de surf revient à 27 euros, un sancocho à 180 pesos (3,30 euros), une mamajuana à 120 pesos (2,20 euros). Les prix restent très bas comparé à la France, permettant un séjour confortable avec petit budget.

Comment se déplacer entre Cabarete et Sosúa ?

Les guaguas (minibus collectifs jaunes) relient les deux villes en 45 minutes pour 50 pesos par personne (0,90 euro). Depuis l'aéroport de Punta Cana, Caribe Tours propose des bus mais l'attente peut être longue. La distance est de 150 km environ.

Pourquoi Sosúa est-elle décevante pour certains voyageurs ?

La plage principale est encombrée de vendeurs agressifs, proposant drogues et services douteux. L'ambiance est très commerciale avec tourisme de masse, femmes en bikini avec hommes âgés. Le Jamboree Beach Club reste une exception accueillante.

Quels restaurants recommander à Cabarete ?

Le Fuerte Bar & Restaurant serve un sancocho dominicain savoureux (180 pesos). Le Loco Café propose un excellent expresso dominicain (80 pesos) chaque matin. Onno's Bar & Restaurant offre une vue sur le coucher de soleil avec ambiance européenne.

Faut-il louer un scooter à Cabarete ?

Le récit déconseille cette option : le moteur peut caler, le service de réparation est très lent (attente d'une heure sous 32°C). Les guaguas et la marche à pied sont plus fiables pour explorer la région.

Que visiter à Juan Dolio ?

Juan Dolio est plus calme et moins commercial que Sosúa. Le restaurant El Sueño propose un excellent mofongo de crabe (280 pesos). Une maison Airbnb y coûte 120 euros pour trois nuits. C'est une bonne base pour explorer sans tourisme agressif.

Y a-t-il d'autres régions à explorer en République dominicaine ?

Jarabacoa, plus montagneuse, offre des cascades et une atmosphère moins touristique que Cabarete. Saint-Domingue mérite une journée pour le Mercado Modelo (fruits frais, jus de maracujá à 40 pesos) et la visite de petites distilleries traditionnelles.