Cusco et la Vallée Sacrée : entre ruines incas et galères touristiques
CarnetPerou202612 jours

Cusco et la Vallée Sacrée : entre ruines incas et galères touristiques

Levé à 4 h 30 le premier matin pour le vol Lima-Cusco avec LATAM (6 h 45, vol LAN 521). L'avion survolait les Andes et j'ai senti la pression chuter dès l'approche. Cusco à 3 400 mètres, ça ne blague pas : mal de tête…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levé à 4 h 30 le premier matin pour le vol Lima-Cusco avec LATAM (6 h 45, vol LAN 521). L'avion survolait les Andes et j'ai senti la pression chuter dès l'approche. Cusco à 3 400 mètres, ça ne blague pas : mal de tête instantané, respiration courte, j'ai dû rester allongé à l'hôtel Selina la première journée avec du soroche (thé de coca offert à la réception, goût herbacé léger, presque amer). Le lendemain, acclimaté tant bien que mal, nous avons marché jusqu'à la Plaza de Armas. Les pavés sont inégaux, les pentes raides, et l'air est sec, presque brûlant le jour mais glacial dès 17 h. Nous avons mangé au restaurant El Patio (ceviche de trucha à 45 soles, soit 12 euros) : frais, citronné, avec du maïs croquant. À côté, les ruines de Qorikancha (ancienne forteresse inca) dépassent des maisons coloniales ; les murs sans mortier, parfaitement ajustés, m'ont impressionné malgré moi. Jour 3 : excursion organisée par l'hôtel vers la Vallée Sacrée. Bus local (ligne 1 direction Pisac, 3 soles par trajet) avec une trentaine de touristes, des poules, un vendeur ambulant. Arrêt au marché de Pisac vers 9 h : étals de maïs, de pommes de terre colorées (violettes, rouges, jaunes), d'épices. L'odeur du cumin et de la terre humide était intense. Nous avons acheté des bracelets tissés à une vieille femme (5 soles) ; elle nous a expliqué en quechua-espagnol mélangé que la texture révélait l'âge des llamas. Arnaque probable, mais sympa. Le site archéologique de Pisac lui-même : escaliers en pierre, terrasses suspendues, vue sur la vallée. Un guide touristique officiel nous a forcés à payer un supplément « pour accéder aux tombes » (50 soles de plus que le billet d'entrée, 130 soles au total). Probablement du bluff, mais on n'a pas envie de traîner. Moment marquant : en redescendant à 16 h, la lumière orange-rose rasante éclairait les murs incas; ce jour-là, j'ai compris pourquoi les gens reviennent. Ollantaytambo le lendemain. Train PeruRail (station Ollantaytambo) à 10 h 15, trajet 1 h 15, train bleu touristique (85 euros l'aller-retour, genre luxe) avec des musiciens qui jouaient du pan pipes dans le wagon. La vallée défilait, étroite, des cultures en terrasses, des maisons en adobe. À Ollantaytambo, ruines massives dominant le village : murailles incas qui pèsent leurs tonnes, intactes. Nous avons mangé à La Fortaleza (alpaca grillée, 60 soles) : viande tendre mais riche, un peu trop grasse. Le vin local (Tacama rouge) était correct mais lourd. Jour 6, nous avons tenté le trek de deux jours vers le Machu Picchu. Départ de Km 82 à 6 h 45, premier campement vers 14 h. Les pieds enflés, les genoux qui brûlent, l'air qui manque même au repos. La nuit, froid intense sous deux couvertures, dortoir avec six autres randonneurs ; un Allemand ronflait comme une tronçonneuse. Deuxième jour : réveil 5 h 30, marche dans l'obscurité jusqu'à Intipunku (la Porte du Soleil). Le lever de soleil sur le Machu Picchu était... exactement ce qu'on attendait visuellement, mais entourés de 200 autres touristes qui criaient « wow » à l'unisson. Moins émotif que prévu. Retour à Cusco en train touristique le soir (18 h 45 départ, arrivée 21 h 15, Perurail à nouveau, 60 euros). À la gare, un taxi nous a arnaqués de 5 soles en prétendant que le compteur était « cassé ». Bagatelle, mais agaçant après trois jours de fatigue. Les trois derniers jours : balade à Chinchero, marché textile traditionnel (mercredi important, visiblement), femmes en habits de couleur vif, alpacas attachés n'importe où. Achat de pull en laine d'alpaca véritable (80 soles, vérification des étiquettes). Café à Starbucks (oui, il en existe) au centre-ville, ristretto correct à 12 soles. Dîner au restaurant Central (menu dégustation 280 soles, 75 euros) : cuisine fusionnée péruvienne-franco-asiatique, créatif mais un peu « trop » pour un estomac d'altitude. Retour Lima le jour 12 via LATAM (vol 10 h 45), arrivée 12 h 15. Temps de vol court, transition brusque au niveau de la mer ; vertiges légers.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marchés de Pisac (mercredi-jeudi) : maïs coloré, tissages, atmosphère sans baratin

2

Ruines de Qorikancha à Cusco : murs incas intacts, entrée 130 soles

3

Train PeruRail jusqu'à Ollantaytambo : vallée entre les murs, départ 10 h 15 station principale

4

Alpaca grillée à La Fortaleza (Ollantaytambo) : 60 soles, goût moins fort qu'on croit

5

Trek Km 82 vers Machu Picchu : deux jours à pied, Intipunku coucher-lever, vrai terrain pas vraiment aménagé

Album · 9 photos

Photos — Cusco

Cusco et la Vallée Sacrée : entre ruines incas et galères touristiques
Cusco — 2
Cusco — 3
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Cusco — 5
Cusco — 6
Cusco — 7
Cusco — 8
Cusco — 9
Conclusion

Et au final.

Cusco et la Vallée Sacrée méritent le détour, surtout pour les ruines incas qui sont clairement impressionnantes une fois devant. Mais le tourisme de masse, les pièges à touristes et le mal d'altitude rendent l'expérience moins fluide qu'on ne l'imagine. Je n'ai pas eu le coup de foudre qu'on m'avait promis, plutôt une bonne aventure usante.

En résumé

Avis Cusco : carnet de voyage de 12 jours par marcparis42

Destination
Cusco
Pays
Perou
Durée
12 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcparis42
L'essentiel

Cusco en bref

Pourquoi choisir Cusco

  • Ruines incas exceptionnelles intactes : murs sans mortier, terrasses suspendues, architectures impressionnantes
  • Vallée Sacrée pittoresque avec marchés traditionnels, cultures en terrasses et villages d'adobe authentiques
  • Accès direct au Machu Picchu via train touristique ou trek d'aventure en deux jours
  • Coût de vie très abordable : meals de qualité entre 12 et 60 euros, souvenirs artisanaux peu chers
  • Lumière d'altitude spectaculaire en fin d'après-midi illuminant les monuments archéologiques

Pour qui ?

  • Passionnés d'archéologie et histoire précolombienne
  • Aventuriers en bonne condition physique acceptant l'effort de trek
  • Voyageurs budget cherchant ruines majeures sans grosse dépense
  • Photographes attirés par paysages montagneux et lumière rasante
  • Couples tolérant tourisme de masse pour l'expérience unique

À éviter si…

  • Vous souffrez de problèmes cardiorespiratoires sérieux : altitude 3 400m provoque malaises réels
  • Vous recherchez solitude et authenticité loin des flux touristiques massifs
  • Vous avez low budget : coûts trains touristiques PeruRail élevés (85 euros minimum)
  • Vous détestez les arnaqueurs de taxi et guides non officiels persistants
À découvrir aussi
Machu PicchuVallée SacréePisacOllantaytamboChincheroQorikanchaIntipunkuAndesPlaza de Armas CuscoKm 82 (départ trek)LimaGare PeruRail Ollantaytambo

Photos communautaires : Cusco

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Cusco, Pérou
Cusco, Pérou
© jefren
Début de soirée sur Cusco
Début de soirée sur Cusco
© jefren
Cusco - Pérou
Cusco - Pérou
© SonyMG
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© GadjoD
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© GadjoD
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© GadjoD
Cusco, l'Hotel Arcangel  2011 (5)
Cusco, l'Hotel Arcangel 2011 (5)
© Pierre Andre Leclercq
Cathedral of Cusco at night  in central Cuzco, Peru.
Cathedral of Cusco at night in central Cuzco, Peru.
© Pierre Andre Leclercq
Questions fréquentes

FAQ — Cusco

Combien de temps faut-il pour s'acclimater à l'altitude de Cusco ?

Cusco se situe à 3 400 mètres d'altitude. Le soroche (mal d'altitude) frappe rapidement à l'arrivée avec maux de tête et respiration courte. Un jour de repos à l'hôtel avec du thé de coca aide significativement. L'acclimatation prend généralement 24 à 48 heures avant de pouvoir marcher sans fatigue excessive.

Quel est le meilleur trajet pour rejoindre Cusco depuis Lima ?

Vol LATAM environ 6h45 (ex: vol LAN 521) surplombant les Andes. Bien arriver le matin permet d'accéder à l'hôtel sans trajet nocturne compliqué. Préparez-vous à la pression barométrique qui baisse à l'approche. Le vol reste le moyen le plus rapide malgré le choc d'altitude.

Faut-il vraiment payer un supplément pour accéder aux sites archéologiques ?

À Pisac, un guide officiel a exigé 50 soles supplémentaires (au-delà des 130 soles d'entrée) pour accéder aux tombes. Cela s'avère souvent du bluff : vérifiez l'authentification du guide et les tarifs officiels auprès de votre hôtel avant de payer des extras.

Vale-t-il mieux emprunter le train touristique PeruRail ou un trek pour le Machu Picchu ?

PeruRail coûte 85 euros aller-retour avec confort (musiciens, wagon climatisé, 1h15 de trajet). Le trek de deux jours part de Km 82 à 6h45 avec effort physique intense, froid nocturne et fatigue extrême. Le train convient aux voyageurs moins préparés physiquement ; le trek pour aventuriers endurance.

Quel est le meilleur moment pour visiter Pisac et Ollantaytambo ?

Arriver tôt à Pisac (vers 9h) offre moins de touristes au marché. La lumière orange-rose en fin d'après-midi (vers 16h) éclaire magnifiquement les ruines incas. Ollantaytambo en milieu de journée permet d'explorer les murailles massives sans panique touristique.

Quel est le coût moyen des restaurants à Cusco ?

Ceviche de trucha au restaurant El Patio : 45 soles (12 euros). Alpaca grillée à La Fortaleza : 60 soles. Menu dégustation fusion au Central : 280 soles (75 euros). Les prix locaux restent abordables en dehors des restaurants touristiques haut de gamme.

Comment se déplacer localement sans guide touristique organisé ?

Bus locaux très économiques : ligne 1 direction Pisac à 3 soles par trajet, partagés avec habitants et animaux. Marche à pied viable à Cusco malgré les pavés inégaux et pentes raides. Taxis existants mais surveiller le compteur (arnaques aux alentours de gare).

Qu'acheter à Cusco comme souvenir authentique ?

Bracelets tissés au marché de Pisac (5 soles) : vendeurs expliquent la trame révélant l'âge des llamas. Pull en laine d'alpaca véritable à Chinchero (80 soles) : vérifier les étiquettes. Textiles colorés et épices locales au marché traditionnel du mercredi.