Cotonou et Porto-Novo : entre marché débordant et palais royaux oubliés
CarnetBenin20269 jours

Cotonou et Porto-Novo : entre marché débordant et palais royaux oubliés

Levée à 5h30 à l'hôtel Azalaï Cotonou pour rejoindre le Marché Dantokpa avant la chaleur. Les 40 degrés de fin avril, c'est vrai que ça tape. En montant l'escalier extérieur du bâtiment principal du marché, j'ai senti…

MW
Publié le
9 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levée à 5h30 à l'hôtel Azalaï Cotonou pour rejoindre le Marché Dantokpa avant la chaleur. Les 40 degrés de fin avril, c'est vrai que ça tape. En montant l'escalier extérieur du bâtiment principal du marché, j'ai senti l'odeur de mélange de poisson séché, de piment rouge moulu et de sueur. Pas dégueu, mais intense. Les vendeurs hurlaient les prix en français, en yoruba, en fon. J'ai acheté des tomates pour 500 francs CFA pièce et du riz pour 450 CFA le kilogramme. Une femme m'a arnaquée sur le change initial (elle a pris 2 euros pour 1200 CFA au lieu de 1500), mais bon, ça m'a appris à compter plus vite. Le bus jusqu'à Porto-Novo, c'était une aventure en soi. Pas de numéro de ligne officiel : on demande à la gare routière de Dantokpa si quelqu'un part vers Porto-Novo, et une camionnette Toyota surgit. Départ prévu à 10h, départ réel à 11h15, trajet de 45 km en 2 heures. Un monsieur m'a expliqué en français approximatif que les routes sont mauvaises, que le gouvernement ne répare rien, que c'est normal d'attendre. Assis sur des sièges de voiture découpés en deux, trois femmes avec leurs paniers de légumes, un homme avec une poule vivante attachée au pied. Je me suis demandé si j'avais vraiment besoin de découvrir la capitale historique, mais j'y suis allée quand même. Porto-Novo : le palais vide et les rues endormiesPorto-Novo, c'est un choc tranquille après Cotonou. Les rues sont larges et presque vides. Le Palais Royal (Musée Ethnographique) m'a coûté 3500 CFA pour une visite guidée avec Kouassi, un homme de 60 ans qui ne parlait presque pas anglais. Pendant une heure, il m'a montré des trônes poussiéreux, des masques accrochés n'importe comment, une vieille chambre royale où des ampoules nues pendaient du plafond. Ce qui m'a marquée : voir comment un endroit censé être symbolique pouvait être si... négligé. Le toit fuyait à plusieurs endroits. Kouassi a haussé les épaules quand je lui ai posé la question. Au restaurant Chez Marguerite (rue près du palais), j'ai mangé un alloco-gari pour 2500 CFA. L'alloco (bananes plantain frites) était encore chaude, le gari (pâte de maïs) fondait et avait ce goût légèrement aigre que je ne connaissais pas. Coup de cœur, honnêtement. Le repas était servi à midi dans une maison qui sentait la fumée de charbon. Quatre tables en bois, pas de climatisation, une femme qui cuisinait dans la pièce à côté. Retour à Cotonou : plages et filles de joieRevenue à Cotonou, j'ai passé deux jours à la plage de Fidjrossè. Pas de parasol ni lounger comme en Côte d'Ivoire : juste du sable blanc cassé, de l'eau tiède, des pêcheurs avec leurs filets et leurs pirogues à moteur. J'ai payé un pêcheur 5000 CFA pour m'emmener voir les épaves de bateaux à quelques centaines de mètres. L'Atlantique ici, c'est gris-bleu, agité, bruyant. Les vagues claquent vraiment fort contre le rivage. Vers 17h, des jeunes femmes du quartier se mettaient à côté des touristes en espérant une conversation (et un client pour la nuit). Pas de jugement, c'est juste la réalité. Dîner au bar-restaurant Kiloutch, en bord de lagon, à Cotonou. Poisson grillé entier pour 6500 CFA avec sauce tomate-oignon faite sur place. La serveuse a parlé français courant, ce qui était moins stressant que d'autres endroits. L'endroit était peuplé de quelques expatriés et de gens du coin. Une bière Flag (Bénin local) à 2500 CFA. Moments de galère et de confusionJeudi matin, j'ai voulu visiter le Temple des Pythons à Ouidah. Taxi à l'hôtel, trajet censé durer 45 min, on s'est trompé de route. Le chauffeur a téléphoné à cinq personnes pour se réorienter. On a mis 2 heures. Arrivée à 11h au temple, il n'y avait aucun avis d'horaire. Une femme m'a vendu un ticket à 2000 CFA, mais en réalité le temple n'était pas ouvert ce jour-là. Elle m'a gardé le ticket. J'ai décidé de ne pas me battre et d'aller manger une glace plutôt. Hôtel Azalaï Cotonou : confortable, eau chaude, clim qui fonctionne, petit-déj à 9000 CFABus à la gare de Dantokpa : pas cher, pas fiable sur l'horaire, vivantMarché Dantokpa : surpeuplé, bruyant, les prix ne sont pas affichés (toujours négocier)Plage de Fidjrossè : libre d'accès, pas touristifiée, eau tiède à 25-27 degrésCuisine locale : alloco-gari, poisson grillé, riz-sauce arachide, prix très accessiblesLe Bénin, c'est un pays où on doit être patient. Les transports traînent, les administrations bougent lentement, les repères touristiques sont basiques. Mais c'est justement ça qui rend l'endroit moins formaté que ses voisins. On n'y sent pas la machine touristique à plein régime.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

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Marché Dantokpa à Cotonou : arriver avant 7h, les vendeurs sont moins agressifs, les fruits sont meilleurs

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Alloco-gari chez Marguerite à Porto-Novo : plat simple et savoureux pour moins de 3 euros

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Palais Royal de Porto-Novo : visite rapide (45 min suffit), ambiance étrange et histoire locale

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Plage de Fidjrossè : moins touristifiée que les plages ivoiriennes, eau tiède, pêcheurs locaux

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Gare routière de Dantokpa : organisée sous forme de zones par destination, observer avant de demander

Album · 8 photos

Photos — Cotonou / Porto-Novo

Cotonou et Porto-Novo : entre marché débordant et palais royaux oubliés
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Conclusion

Et au final.

Le Bénin m'a moins déçue que je le craignais, mais aussi moins surprise. C'est un pays de passage plutôt qu'une destination en soi, avec des moments vraiment sympa (le marché, le poisson grillé, la plage calme) et d'autres franchement décevants (palais négligé, transports pénibles, arnaquage classique). Je n'y reviendrais probablement pas, mais j'en ai tiré quelque chose : comprendre qu'un endroit ne doit pas être spectaculaire pour être digne d'intérêt.

En résumé

Avis Cotonou / Porto-Novo : carnet de voyage de 9 jours par marieb-wanderer

Destination
Cotonou / Porto-Novo →
Pays
Benin →
Durée
9 jours
Période
avril · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marieb-wanderer →
L'essentiel

Cotonou / Porto-Novo en bref

Pourquoi choisir Cotonou / Porto-Novo

  • Immersion totale dans un marché massif et authentique sans filtre touristique
  • Patrimoine royal oublié offrant une expérience hors des sentiers battus
  • Cuisine locale savoureuse et très abordable (2500-6500 CFA/repas)
  • Plages calmes et peu touristifiées avec accès gratuit et pêche active
  • Destination moins formatée que les pays voisins, essence du voyage réel

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'authenticité et d'imprévu
  • Backpackers avec budget limité et flexibilité horaire
  • Anthropologues et curieux de patrimoine négligé
  • Photographes intéressés par la vie de marché et pêche locale
  • Visiteurs tolérant le chaos et l'imprévisibilité

À éviter si…

  • Vous cherchez une destination avec infrastructure touristique moderne et horaires garantis
  • La chaleur extrême (40°C) et les transports peu fiables vous stressent
  • Vous attendez des musées bien entretenus et des sites clairement signalés
  • Vous refusez les arnaquages au change ou les tickets non remboursés
À découvrir aussi
Marché DantokpaPorto-NovoPalais Royal (Musée Ethnographique)Plage de FidjrossèTemple des Pythons OuidahGare routière DantokpaLagon CotonouQuartier FidjrossèRoute Cotonou-Porto-NovoOcéan Atlantique BéninRestaurant KiloutchChez Marguerite Porto-Novo
Questions fréquentes

FAQ — Cotonou / Porto-Novo

Quel est le meilleur moment pour visiter Cotonou et Porto-Novo ?

L'auteur a visité fin avril avec des températures atteignant 40°C. Préférez novembre à février pour des conditions plus supportables. Évitez la saison des pluies (mai-octobre) pour les transports.

Combien coûte une visite au Marché Dantokpa ?

L'accès est gratuit. Les prix sont négociables : tomates à 500 CFA pièce, riz à 450 CFA/kg. Attention aux arnaques de change (l'auteur a perdu 300 CFA sur un échange initial). Levez-vous tôt (5h30) pour éviter la chaleur extrême.

Comment se déplacer entre Cotonou et Porto-Novo ?

Des camionnettes Toyota partagent à la gare routière de Dantokpa, sans numéro de ligne officiel. Prévoir 2 heures pour 45 km avec départs décalés. Les routes sont en mauvais état. Transport bon marché mais peu fiable sur l'horaire.

Que visiter au Palais Royal de Porto-Novo ?

Le Musée Ethnographique (Palais Royal) propose des visites guidées à 3500 CFA avec trônes, masques et chambres royales. L'état de conservation est sommaire (toit qui fuit, ampoules nues). Réservez un guide francophone comme Kouassi pour l'expérience.

Quels plats locaux essayer absolument ?

L'alloco-gari (bananes plantain frites + pâte de maïs aigre) à 2500 CFA chez Chez Marguerite est un incontournable. Le poisson grillé entier (6500 CFA) au restaurant Kiloutch en bord de lagon, avec sauce tomate-oignon maison, est excellent.

La plage de Fidjrossè est-elle adaptée au tourisme ?

Oui, mais sans infrastructure classique (pas de parasol ni lounger). L'eau est tiède (25-27°C), le sable blanc cassé. Librement accessible, peu touristifiée, avec pêcheurs et pirogues. Comptez 5000 CFA pour une balade en bateau vers les épaves.

Faut-il réserver son hôtel à l'avance à Cotonou ?

L'auteur a séjourné à l'hôtel Azalaï Cotonou (confortable, eau chaude, clim fonctionnelle, petit-déj 9000 CFA). Pas d'indication de surréservation. Préférez les établissements avec climatisation et eau chaude en avril-mai.

Quels sites touristiques éviter ou vérifier avant visite ?

Le Temple des Pythons à Ouidah : vérifiez les horaires avant le trajet (45 min-2h depuis Cotonou selon les déviations). L'auteur a payé un ticket (2000 CFA) mais le temple était fermé ce jour. Les conditions d'accueil restent informelles.