Comment ça s'est passé.
Levée à 5 h 30 à l'hôtel Marina Copán pour ne pas rater le lever du soleil sur les pyramides. La fraîcheur du matin était presque agréable — rare au Honduras. J'ai payé 45 lempiras (2 euros) pour un café chez Café Welchez, juste à côté de la plaza. Le breuvage était serré, amer, exactement ce qu'il fallait. Les ruines mayas de Copán s'étendent sur plusieurs hectares. Le Complexe Principal, avec ses 22 autels et stèles sculptées, occupe le cœur du site. J'ai grimpé jusqu'à la Pyramide 4 en suant à grosses gouttes — 33°C à 8 h du matin, une chaleur collante qui s'accroche à la peau. Les guides de Copán Ruinas Tours parlent espagnol principalement ; notre guide Pablo nous a montré comment les Mayas gravaient les glyphes sur l'Autel Q, daté de 776 après J.-C. C'est surréaliste de toucher une pierre qu'on a taillée il y a 1 200 ans. Moment marquant : en redescendant vers 11 h, j'ai croisé un groupe d'enfants du village qui jouaient au foot sur le terrain situé à l'entrée du site. Ils nous ont invités à jouer quelques minutes. Ce n'était pas prévu, pas touristique, juste… réel. Deuxième galère : le bus de Copán Ruinas vers La Ceiba a eu une panne moteur à Siguatepeque. Quatre heures d'attente sur le bord de la route, dans un car sans climatisation. Les autres passagers partageaient des tortillas et du fromage blanc frais qui sentait fort — une odeur laitière, un peu sûre. Ça m'a écœurée au début, puis j'ai compris que c'était normal ici. La compagnie Hedman Alas (celle-ci précisément) a finalement envoyé un minibus pour nous récupérer vers 18 h. À La Ceiba, je suis allée directement à l'hôtel Copacabana Beach, route du phare. Une vraie chance : fenêtre donnant sur la mer des Caraïbes. Le lendemain matin, j'ai pris le ferry avec Roatán Ferries (départ 7 h 15, retour 16 h) pour l'île de Roatán. 500 lempiras aller-retour (21 euros). Le trajet dure 45 minutes, et l'eau est turquoise mais bondée de touristes allemands et américains. Sur Roatán, j'ai nagé près de la barrière de corail à West Bay. Le spot est surexploité — ils vendent même des photos sous-marines avec des QR codes. Mais les couleurs des poissons-perroquets et anémones étaient bel et bien réelles. J'ai mangé au Sandy's Pizzeria, sur la plage, une salade avec du poisson fumé et du riz : 280 lempiras (12 euros). C'était bon, un peu trop cher pour la portion. Retour à La Ceiba pour visiter le Parc National Pico Bonito. J'ai randonnée jusqu'à la cascade de Bálsamo avec un guide local, Enerio, trouvé par mon hôtel. Trois heures de marche, des lianes qui frappent le visage, des moustiques agressifs dès 14 h. La cascade était jolie, rien de transcendant. Enerio a arrêté la balade plus tôt car il commençait à faire noir — il n'y a pas d'électricité dans la jungle après le coucher du soleil, et il voulait prendre la route avant 18 h. Les nuits à La Ceiba, c'était chaud et humide. Les ventilateurs des hôtels font du bruit — un ronronnement constant qui empêche de dormir les deux premières nuits. J'ai fini par acheter des bouchons d'oreille chez un pharmacien du centre-ville, farmacias similares, pour 45 lempiras. Moment moins sympathique : en marchant près du marché central (Mercado Viejo) le troisième jour, un homme m'a accostée pour me vendre des « bijoux authentiques ». C'était du toc, et quand j'ai refusé, il est devenu agressif verbalement. Police appelée, rien de grave, mais j'ai appris à rester en groupe après 17 h dans cette zone. Les repas ici tournent autour du riz, haricots noirs, poulet et bananes plantain. Au restaurant El Rodeo, j'ai mangé un baleada (galette de farine avec haricots et fromage) pour 60 lempiras (2,50 euros). Basique, remplit le ventre. Le Honduras n'est pas réputé pour sa gastronomie, et c'est correct : la cuisine est fonctionnelle, pas exaltante. J'ai pris l'avion avec TACA Airlines depuis l'aéroport La Ceiba (Juan Manuel Gálvez International Airport) pour rentrer. Billet 180 euros, retard de 2 h causé par des problèmes de carburant. Vol au-dessus des îles du Golfe de Honduras — vue magnifique, mais rien qu'on n'ait pas vu déjà.
Les bons plans repérés sur place.
Ruines de Copán Ruinas : Complexe Principal et Pyramide 4, visite tôt le matin avant la chaleur (hôtel Marina Copán, café Welchez à côté)
Île de Roatán : barrière de corail à West Bay via ferry Roatán Ferries (7 h 15, 500 lempiras) — surpeuplée mais vraie
Cascade de Bálsamo dans Pico Bonito : à faire impérativement avec un guide local (finir avant 18 h pour éviter le noir)
Marché central La Ceiba : flâner à midi, éviter après 17 h, goûter les baleadas à El Rodeo (60 lempiras)
Restaurant Café Welchez à Copán : café serré, amis de passants, fenêtre sur la plaza — endroit réel, pas touristique
Photos — Copán Ruinas / La Ceiba
Et au final.
Le Honduras, c'est une destination honnête : les ruines mayas valent vraiment le coup, la nature côtière est présente, les gens sont accueillants quand on les traite avec respect. Mais l'infrastructure touristique est inégale, les retards sont monnaie courante, et il faut rester vigilant dans les centres-villes. Je reviendrais pour Copán, mais pas pour la Ceiba.
