Comment ça s'est passé.
J'ai atterri à Tegucigalpa le 14 février à 18 h 30, accueilli par une chaleur humide qui m'a pris à la gorge dès la sortie de l'avion. Pas de surprise : 28 °C en février. J'ai pris un minibus avec la compagnie Hedman Alas (120 lempiras, soit environ 4,50 euros) jusqu'à Copán Ruinas, cinq heures de trajet sur la CA-11. Le chauffeur, Julio, écoutait du reggaeton à volume maximal. Personne ne s'en plaignait. Copán Ruinas est un petit bourg de montagne à 600 mètres d'altitude. J'ai loué une chambre à la posada Marina Copán pour 550 lempiras la nuit (23 euros), juste en face du parc archéologique. Les ruines mayas du site de Copán datent du VIIIe siècle. Je me suis levé à 5 h 45 pour entrer avant les groupes de touristes. L'air était frais, presque froid, les odeurs de terre mouillée et de fleurs blanches envahissaient les sentiers. Les hiéroglyphes gravés sur les stèles de pierre rouge parlaient d'une civilisation disparue, mais ils me laissaient indifférent — je n'ai jamais bien compris l'archéologie. Les premières galèresLe guide officiel du parc, Roberto, m'a arrêté à l'entrée. Il voulait 350 lempiras pour une visite de deux heures. J'ai refusé et j'ai préféré traîner seul, ce qui s'est avéré être une erreur : j'ai raté l'Altar Q et la Hieroglyphic Stairway. Le soir, au restaurant Twisted Tanya's, j'ai mangé un caldo de pollo avec du platano frit (85 lempiras). C'était bon, malgré la chaleur qui tuait l'appétit. Le 16 février, j'ai pris un autocar Transportes Girón jusqu'à San Pedro Sula (180 km, 6 heures, 150 lempiras). Là, j'ai attendu trois heures un vol de Roatán Air vers Roatán. L'aéroport était climatisé à mort. J'ai bu quatre cafés. À Roatán, île principale de l'archipel des Islas de la Bahía, j'ai trouvé une chambre à West End à l'hôtel Seagrape Plantation pour 800 lempiras (33 euros). Les murs sentaient la moisissure et le climatiseur faisait un bruit de moulin à grain. Plongée et déceptionLe lendemain matin, j'ai réservé un baptême de plongée avec Roatán Watersports. 1 200 lempiras pour une sortie de trois heures sur le récif de Half Moon Caye. L'eau était tiède, transparente, turquoise. J'ai vu des poissons-perroquets, des raies pastenagues, une tortue verte. Trois minutes sous l'eau et j'ai oublié ma peur. Mais le moniteur, Brian, m'a dit qu'il y a cinq ans, le blanchissement des coraux avait tué 70 % de la barrière. Ce qu'il restait était beau mais érodé, blanc par endroits. J'ai goûté le sel de l'eau en retirant mon embout buccal — erreur classique. Le 18 février, j'ai pris le ferry de Roatán vers Utila (50 minutes, 200 lempiras avec Captain Morgan's Ferry). Utila est plus petite, moins touristique. J'ai dormi à l'auberge Utila Village pour 400 lempiras. C'était un vrai nid à touristes en quête de certification PADI pas cher. J'ai trainé au Dinghy Dock, un bar en bois sur le bord du quai, où j'ai bu une Salva Vida à 25 lempiras. À 22 h, des filles de nuit ont commencé à circuler. Je suis reparti. Retour et bilan mélangéLe 20 février, le vol de retour à Tegucigalpa a été retardé de deux heures. Pas d'explication. J'ai attendu en suant dans la salle d'attente. Le Honduras n'est pas un pays facile : routes en mauvais état, sécurité à surveiller dans les grandes villes, infrastructures routières datées. Mais les gens sont chaleureux, la nourriture locale (burritos, cassava, conch salad) est correcte, et les paysages de montagne autour de Copán valent le détour.
Les bons plans repérés sur place.
Parc archéologique de Copán Ruinas — stèles du VIIIe siècle gravées de hiéroglyphes, accès à 5 h 45 avant les groupes
Half Moon Caye, Roatán — récif de corail viable, tortues vertes, poissons-perroquets (sortie plongée 1 200 lempiras)
Restaurant Twisted Tanya's à Copán Ruinas — caldo de pollo et platano frit, vue sur le bourg de montagne
West End, Roatán — plage avec sable noir, bars en bois construits sur pilotis, Seagrape Plantation pour dormir
Dinghy Dock Bar à Utila — terrasse sur le quai, Salva Vida locale (bière 25 lempiras), coucher de soleil sur la mer des Caraïbes
Photos — Copán Ruinas & Roatán
Et au final.
Le Honduras m'a donné deux choses : une plongée mémorable dans des eaux chaudes et l'humilité face aux ruines mayas que je n'ai pas su apprécier à sa juste valeur. Les retards aériens et l'absence réelle de confort touristique dans certains coins m'ont rappelé que ce n'était pas une destination lisse.
