Comment ça s'est passé.
Arrivée le 15 juin à 14h30 à l'aéroport Gbessia de Conakry après un vol Air Côte d'Ivoire qui avait 2h40 de retard. La chaleur a frappé d'un coup en descendant de l'avion : 34°C, humidité étouffante. J'ai pris un taxi jaune-bleu officiel depuis le terminal (tarif convenu d'avance : 50 000 francs guinéens, environ 5,50 euros) jusqu'à l'Hôtel Camayenne situé sur la Corniche, face à l'océan Atlantique. Le premier jour, repos au Camayenne. L'odeur d'algues et de diesel flottait depuis la Corniche. En fin d'après-midi, j'ai marché jusqu'au Marché Kindia à pied depuis l'hôtel, une balade de 45 minutes dans les ruelles étroites de Kaloum. Le marché explosait de couleurs et de bruits : vendeurs qui criaient les prix du riz, de l'huile de palme, des mangues à 3 000 francs le kilo. Une femme m'a vendu des bananes plantains frites (2 000 francs) ; j'ai mangé debout contre un mur, les mains graisseuses, souriant bêtement. Le goût : sucré, croustillant, poivré. Semaine 1 : Conakry, les marchés et une galérer avec les transportsLe lendemain, j'ai réservé une excursion à la Presqu'île de Kindia via l'hôtel. Le guide Mamadou devait m'y chercher à 6h. Il est arrivé à 6h47 dans une Hyundai blanche avec 3 autres touristes allemands. On a roulé direction la Presqu'île via la RN1 : 1h30 de trajet chaotique, route défoncée, arrêts impromptus pour faire le plein à une station-essence locale sans enseigne visible. Sur place, j'ai nagé dans une petite baie avec du sable noir volcanique, l'eau était tiède, le ciel gris (saison des pluies). Retour à Conakry vers 16h30, épuisée. Déception majeure le jour 4 : j'avais prévu de prendre le minibus pour Kindia (ville, 150 km au sud). Je me suis présentée à la gare Gbessia à 6h du matin, m'avait dit que c'était la gare « principale ». En réalité, les minibus partaient d'un parking informel près du marché. J'ai tourné en rond 45 minutes avant qu'un commerçant m'envoie au bon endroit. Le minibus Toyota blanc (compagnie informelle, pas de numéro) a démarré à 7h45, bourré de 23 personnes sur 15 sièges. Un enfant dormait entre mes jambes. Arrivée à Kindia à 10h30. Kindia et la cascade de KinkonKindia m'a semblé plus authentique, moins touristique que Conakry. J'ai logé à la Maison Rouges, une petite guesthouse coloniale avec ventilateur (pas de clim), 35 euros la nuit. Le propriétaire, Joseph, parlait français et italien. Il m'a cuisiné un plat de riz gras à la viande de cabri (7 euros) qui sentait le clou de girofle et le laurier. Le jour suivant, excursion à la cascade de Kinkon. Joseph a organisé un guide local, Sory, et deux porteurs. Marche 2h dans la forêt humide, chaleur collante, odeur de terre mouillée et de décomposition organique. Arrivée à la cascade : eau qui tonnait, moustiques volant autour, je me suis jeté de l'eau chaude et vive du bassin. Moment marquant : une femme du village d'à côté m'a montré comment elle lavait ses vêtements à la main à l'aval, mouvements fluides, elle chantait. Je lui ai donné 10 000 francs, elle a ri et m'a offert une papaye. Les îles de Conakry : Îles de LosRetour à Conakry le jour 9. Je voulais voir les Îles de Los, au large. Boat départ du port de Conakry à 8h30 (organized via l'hôtel Camayenne). Bateau à moteur un peu délabré, environ 30 passagers. Trajet 1h, océan agité, j'ai eu le mal de mer. Arrivée à l'île de Tamara. Plage de sable fin, eau turquoise mais très chaude (on était à midi). Pique-nique organisé : riz, poisson frit (7 euros), Coca dans des bouteilles en plastique tiède. Retour en fin d'après-midi, épuisée mais contente. Les deux derniers jours à Conakry : café Lido près du Port Autonome, excellent espresso (1 500 francs), où j'ai rencontré un professeur d'université qui m'a expliqué l'histoire coloniale belge (erreur, c'était la France !). Dîner au restaurant Sabena (ancien établissement, un peu poussiéreux) : brochette de poisson grillé, frites, bière Flag (2 000 francs). La nuit, les sons de la rue : motos, musique de discothèque lointaine, appels d'vendeurs de rue.
Les bons plans repérés sur place.
Marché Kindia à Conakry : vendeurs de riz en sacs colorés, mangues à 3 000 francs, atmoshpère intense dès 7h du matin
Cascade de Kinkon près de Kindia : marche 2h en forêt, bassin d'eau fraîche, très peu tourisitique, guide local Sory fiable
Îles de Los : départ port autonome Conakry 8h30, Île Tamara surtout, eau turquoise mais attention au mal de mer
Hôtel Camayenne Conakry : Corniche avec vue, chambres correctes, restaurant sert du vrai café, équipe organise excursions
Gare Gbessia (minibus) vers Kindia : c'est un parking informel, arriver tôt, minibus Toyota, passer par un commerçant pour trouver
Photos — Conakry
Et au final.
La Guinée, c'est le chaos ordonné, les retards acceptés, les rencontres qu'on n'attendait pas. J'ai aimé l'énergie des marchés, la gentillesse des gens, l'absence de tourisme de masse. Par contre, l'infrastructure est fragile (coupures d'eau imprévisibles à l'hôtel, pas mal de dengue cette saison), et il faut du temps pour s'adapter au rythme. Je reviendrais, mais mieux préparé.








