Comment ça s'est passé.
Levé à 4 h 30 pour attraper le bus Transurbano 8A depuis Ciudad de Guatemala vers Chichicastenango. Trois heures de route sinueuse, l'estomac qui tangue à chaque virage en épingle. Le chauffeur collait au klaxon en permanence. Arrivée vers 7 h 45, les rues du marché étaient déjà noires de monde. Le marché de Chichicastenango le dimanche, c'est ce qu'on imagine : des femmes mayas en huipiles bleus et rouges qui vendent des bouquets de fleurs énormes, des fruits je n'avais jamais vus, des légumes qu'on reconnaît à peine. Les odeurs se mélangent — encens sucré des églises, fumée de bois, curcuma et piment sec. J'ai mangé des fiambrés (une sorte de pain de maïs farci) chez une dame assise par terre, 8 quetzals pièce, c'était chaud et ça brûlait la bouche. Pas forcément bon, plutôt lourd. Église Santo Tomás et la galère des photosUne vieille dame m'a arrêté à l'entrée de l'église Santo Tomás en me disant qu'on devait payer pour photographier. 50 quetzals. J'ai refusé, pensant que c'était une arnaque locale. Résultat : un mec s'est pointé pour me dire que c'était vrai et qu'il fallait payer ou partir. On a payé. Après, on apprend que 50 quetzals, c'était le bon prix. Ces petites frictions, c'est fatigant. L'église elle-même est dingue — des offrandes partout, des fleurs, des bougies. Les femmes allumaient des cierges en murmurant en quiché. L'air était épais, chargé d'encens blanc. On sentait vraiment qu'on n'était pas dans un lieu touristique, qu'on était dans quelque chose de vrai, même si on était clairement des touristes. Lago Atitlán et San Antonio PalopóDirection Lago Atitlán le lendemain. On a pris le minibus collectif depuis Chichicastenango (30 quetzals par personne, trajet 1 h 30). L'eau du lac était d'un bleu gris, presque métallique le matin. À San Antonio Palopó, on a vu les volcans Tolimán et Atitlán qui se dessinent à l'horizon, mais pas très nets, c'est dommage. On a loué une chambre à l'hôtel Tzanjuyú pour 85 euros la nuit, avec balcon sur le lac. Pas de chauffage. Les nuits dans les terres hautes du Guatemala, c'est froid — 12-14°C, on dort avec trois couvertures. Le village est petit, très touristique maintenant. On a mangé des chiles rellenos (piments farcis au fromage) au restaurant Amigos, 65 quetzals, c'était bon. Un couple allemand qu'on a croisé nous a dit qu'ils avaient passé deux mois à Atitlán, qu'on en avait marre de payer des prix gonflés. Marché et tissage à San AntonioLe marché de San Antonio est beaucoup plus petit que Chichicastenango, mais les femmes qui vendent les huipiles — c'est hyperlocal. J'ai acheté un petit textile tissé main, motifs de montagnes et d'oiseaux. La dame a dit que ça lui avait pris trois semaines. 120 quetzals. On a visité un atelier de tissage, une maison où quatre femmes travaillaient sur des métiers à bois traditionnels. Aucune pression pour acheter, elles continuaient juste leur travail. C'était un des moments où on sentait pas la mise en scène touristique. Perte de jour à cause de la diarrhée et vue sur les volcansAu jour 5, j'ai chopé quelque chose de pas clair. Probablement l'eau, ou le ceviche du restaurant au lac — impossible à savoir. Une journée entière à l'hôtel. Pas sympa. Beaucoup de gens se plaignent de ça au Guatemala. On avait pris des comprimés de Cipro en pharmacie (180 quetzals), ça a marché en 36 h. Le jour 7, levé à 6 h, clear sky. On a loué un kayak avec un guide local pour aller voir les volcans de plus près. 200 quetzals chacun pour 3 heures. Le matin était dégagé, les volcans étaient nets, noirs et massifs. On a pagayé sur le lac, c'était calme, la température de l'eau glaçante. RetourRetour en bus pullman Transurbano vers Ciudad de Guatemala le jour 9. Un bus plus confortable (500 quetzals par personne), climatisé — trop, en fait, on était frigorifiés. Arrivée à 14 h 30 à la terminal 4.
Les bons plans repérés sur place.
Marché de Chichicastenango le dimanche — y aller très tôt (avant 7 h), chercher les femmes vendeuses de fleurs énormes
Église Santo Tomás — prévoir 50 quetzals pour les photos, c'est le tarif officiel
Kayak au lever du soleil sur Lago Atitlán avec vue sur le Volcán Tolimán — réserver via l'hôtel Tzanjuyú à San Antonio
Fiambrés du marché de Chichicastenango — 8 quetzals, chaud et épicé
Atelier de tissage traditionnel à San Antonio Palopó — demander à l'hôtel, gratuit à regarder, pas obligatoire d'acheter
Photos — Chichicastenango / Lago Atitlán
Et au final.
Dix jours bien remplis. Chichicastenango et le lac m'ont marqué parce qu'on sent encore une vie traditionnelle, même si le tourisme rongue les bords. Les prix grimpent partout, et il y a des petits attrapes-touristes énervants. À côté, les gens sont gentils, la nourriture est basique mais solide, et les paysages valent vraiment le coup si tu arrives à ignorer les autres touristes.
