Comment ça s'est passé.
Arrivée à Bogotá un mardi 6 h du matin. L'aéroport El Dorado était déjà encombré, files d'attente à la douane, officiel qui demandait trois fois le motif du séjour. Taxi officiel jusqu'à La Candelaria pour 65 000 pesos (17 euros). Hôtel Casa Blanca boutique, carrera 3a près du musée de l'Or. Chambre minuscule mais propre, 85 euros la nuit. Petit-déjeuner inclus : arepa rellena (fromage frais, viande), café noir servi dans une tasse épaisse. Le goût était presque amer, intense, bien différent de ce qu'on connaît en Europe. Mercredi, nous avons grimpé jusqu'au Monasterio de Monserrate par le téléphérique. Vue sur la ville grise et étalée, pollution visible même d'en haut. Le trajet en téléphérique a pris 10 minutes, ambiance froide et humide à 3 150 mètres. Le sanctuaire lui-même : pèlerins à genoux, odeur d'encens épaisse, femmes qui priaient en murmures. Pas ce qu'on attendait, un peu oppressant honnêtement. Jeudi matin, nous avons décidé de quitter Bogotá pour la région du Eje Cafetero. Bus direct avec Megabus, départ 5 h 30, route cahoteuse pendant 5 heures jusqu'à Pereira. Nous avons dormi. À Pereira, transfert privé jusqu'à Salento (45 minutes, 120 000 pesos). Le village apparaît soudain entre les montagnes vertes : rue principale pavée, maisons coloniales repeintes en jaune vif, rose bonbon, bleu électrique. Hôtel Plantación El Ocaso, en retrait du centre, propriétaire Angélica qui prépare elle-même le dîner. Moment marquant : assis sur la terrasse au coucher du soleil, les montagnes couvertes de caféiers, brume qui monte, silence presque complet. Angélica a apporté du café dans une cafetière traditionnelle (la " cafetera "), versé lentement. Cette sensation de vapeur chaude en montagne, le bruit des insectes, le café qui refroidit légèrement l'air des mains. On a resté deux heures sans parler. Vendredi : excursion en jeep dans la Valle de Cocora. Départ à 8 h, chauffeur Carlos, trois touristes allemands. Route très mauvaise, trous et pierres. Arrivée aux arbres de cire (les plus hauts du monde, paraît-il) : 60 mètres, très minces, presque irréels dans le paysage de nuages. On a marché 2 heures. Les jambes qui brûlent en altitude. Déjeuner à Filandia, pueblo blanc avec vue sur la vallée, ajiaco (soupe de pommes de terre, poulet, maïs) pour 24 000 pesos. Énorme portion, alcool à base de canne servi en shot gratuit par la patronne. Le goût était insoutenable, trop fort, on a eu la nausée. Samedi, jour sans programme. Marché local de Salento en fin de matinée. Femmes qui vendaient des fruits (guanabana, granadilla) sous des bâches en plastique. On a acheté des tamarins, aigres et collants. Restaurant El Viajero pour le déjeuner : bandeja paisa (portions énormes de riz, fèves, œuf, fromage, tortilla) pour 28 000 pesos. Trois heures après, mal au ventre. Peut-être la viande conservée ou l'eau. Une journée gâchée à rester à l'hôtel. Dimanche matin, nous avons pris un bus local pour retourner à Pereira. Autobus peint de couleurs vives, conducteur qui klaxonnait toutes les 30 secondes sans raison. Deux jeunes femmes qui descendaient à chaque village. Arrivée à 11 h. Vol avec Viva Air vers Bogotá, retard d'une heure sans annonce, personnel qui haussait les épaules. Aéroport à nouveau, dernier jour en ville. Musée de l'Or en fin d'après-midi (fermeture à 17 h). Salle des offrandes d'or, objets de 1 000 ans, tout ce poids dans des vitrines de verre. Pas vraiment d'émotion, trop de monde, trop de bruit. Dernier dîner au restaurant Andres Carne de Res (chaîne bien connue, carnivore, musique très forte). Churrasco 45 000 pesos (12 euros), portion de 500 grammes. Pain gratuit en continu. Ils apportaient les assiettes chaudes directement à la table, le sizzle du plat chaud qu'on entend, la graisse qui brûle encore dans l'assiette. C'était bon mais beaucoup trop. Retour à l'hôtel à 22 h, vol le lendemain.
Les bons plans repérés sur place.
Monasterio de Monserrate par téléphérique : lever du brouillard sur la ville vers 7 h, peu de pèlerins tôt le matin
Valle de Cocora et les arbres de cire géants : marche de 2-3 heures, apporter de l'eau (pas de sources)
Café dans la terrasse de l'Hôtel Plantación El Ocaso au coucher de soleil, demander à Angélica de préparer le café traditionnel
Marché de Salento le samedi matin pour fruits frais et observer la vie locale sans touriste
Restaurant El Viajero à Salento pour la bandeja paisa, vérifier l'hygiène (cuisiniers sans gants), portion énorme
Photos — Bogotá / Eje Cafetero (Salento)
Et au final.
La Colombie offre des paysages et des gens vraiment attachants, surtout en dehors de Bogotá. Salento et le café sont une pause agréable. Mais Bogotá elle-même m'a déçu : grise, polluée, avec des inégalités criantes à chaque coin de rue. L'insécurité perçue (vraie ou fausse) rend le séjour fatigant. Les problèmes digestifs ont gâché une journée. À refaire, j'irais directement à la campagne.
