Bogotá et la vallée de Cocora : entre pollution urbaine et wax palms géantes
CarnetColombie202612 jours

Bogotá et la vallée de Cocora : entre pollution urbaine et wax palms géantes

Nous avons débarqué à Bogotá le 14 mars à 22 h, complètement lessivés après 13 heures de vol avec Iberia. L'aéroport El Dorado était bondé, les files pour la douane s'étiraient sur 45 minutes. À la sortie, l'air froid…

M8
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons débarqué à Bogotá le 14 mars à 22 h, complètement lessivés après 13 heures de vol avec Iberia. L'aéroport El Dorado était bondé, les files pour la douane s'étiraient sur 45 minutes. À la sortie, l'air froid m'a saisie—2700 mètres d'altitude, ça se sent tout de suite aux poumons. Nous avons pris un Uber jusqu'à l'hôtel Casa Medina sur la Carrera 5, zone La Candelaria. Le chauffeur roulait comme un fou entre les bus Transmilenio rouges qui crachaient des gaz d'échappement noirs. Cette odeur de diesel reste gravée. Le lendemain, visite du Musée de l'Or. Je m'étais imaginé quelque chose de plus soigné : les salles sont exiguës, surpeuplées, et la température grimpe à 26 °C à l'intérieur. Mais les pièces pré-hispaniques valent vraiment le coup—notamment le Radeau de Chibeha, un petit chef-d'œuvre en or pur datant du 13e siècle. Tarif : 5300 pesos colombiens, soit environ 1,35 euro. Nous avons mangé un bandeja paisa incomplet (pas assez de chorizo) chez Café San Moreno, juste à côté, pour 18 000 pesos. Le café, lui, était servi brûlant et sucré, sans demander notre avis. Les galères de Bogotá Nous avons voulu prendre le bus Transmilenio pour nous rendre à Monserrate. Problème : nous n'avions pas la carte de transport rechargeable. File de 20 minutes au guichet, puis le vendeur nous a vendu une carte à 15 000 pesos en disant qu'on pouvait « la revendre après ». Mensonge complet—la carte est nominative. Frustration de 45 minutes. La pollution. En tant qu'asthmatique léger, j'ai dû acheter un inhalateur à la pharmacie Farmacia del Dr. Ahorro (Calle 19 n°4-55). Le pharmacien n'a rien demandé, m'a vendu le truc sans ordonnance. Surréaliste. Monserrate nous a quand même offert une belle vue à 3152 mètres. Le sanctuaire était fermé pour restauration (26 mars, sauf jeudi-dimanche). Nous avons dû faire demi-tour sans entrer. C'est peu grave, mais déçus. Direction la vallée de Cocora Nous avons pris un vol interne Viva Air (budget, mais ponctuel) vers Pereira le 28 mars à 6 h 45. Durée réelle : 55 minutes. La vallée de Cocora, c'était l'objectif principal. Nous avons loué une jeep avec un chauffeur-guide nommé Carlos via Airbnb à Salento (4200 pesos/jour, soit 1,07 euro—marché local). Carlos parlait espagnol très rapide ; je n'ai compris que 30 % du commentaire, mais peu importe, les paysages parlaient pour lui. Les palmes de cire (Ceroxylon quindlense) dominent vraiment sur place. Certaines font 60 mètres. En marchant sur les chemins boueux de la réserve (Cocora Reserve, entrée 17 000 pesos par personne), on est écrasé par ces troncs minces et ces couronnes lointaines. L'humidité était écrasante, une brume épaisse couvrait les crêtes. Le sol sentait la terre mouillée, les racines pourries. À Salento, nous avons dormi à La Posada Casa Real, une maison coloniale transformée en guesthouse. Les murs étaient épais, très frais la nuit (16 °C environ). Le petit déjeuner comprenait un café très onctueux, une arépa fromage-maïs chaude et très salée, des fruits locaux (guanabana, passifruit). Repas léger : 12 000 pesos. Le soir, restaurant El Sotano, près de la Plaza Mayor, nous a servi une truite (trucha) rôtie avec sauce tomatée et patates douces : 28 000 pesos (environs 7 euros). Pas réellement savoureux, un peu sec, mais la portion était généreuse. Le moment difficile Le 2 avril, en rentrant de randonnée, nous avons croisé deux gars sur une moto qui ont tenté de nous faire une fausse amitié, nous proposant des « souvenirs ». Comportement louche. Carlos nous a vivement conseillé de les ignorer et de continuer. Plus tard, il nous a avoué qu'il y a eu trois braquages de touristes dans le secteur en février. Il a dit ça d'un ton très neutre. Sur le coup, on a eu les mains qui tremblent. Nous avons décidé de ne plus sortir seuls après 17 h, même dans Salento. Retour à Bogotá le 5 avril. Vol Viva Air avec une heure de retard (problème mécanique signalé au dernier moment). Nous avons dormi à La Macarena les deux dernières nuits, quartier plus touristique, moins stressant que La Candelaria. Calles pavées, petits restaurants, ambiance de village urbain. Un café-restaurant nommé Granos de Oro faisait un expresso à 5500 pesos vraiment correct, et la proprio, Rosa, parlait très lentement ce qui m'a permis de converser presque normalement.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Musée de l'Or (Carrera 6 n°15-88, Bogotá) : le Radeau de Chibeha en vitrine, salle climatisée mais bondée

2

Vallée de Cocora (accès par Salento) : randonnée parmi les palmes de cire, brume épaisse le matin, senteur de terre mouillée

3

Restaurant El Sotano (Salento, Plaza Mayor) : truite rôtie excellente, vue sur la plaza depuis la terrasse

4

Café San Moreno (Bogotá, La Candelaria) : café sucré à la colombienne, complètement différent du goût français

5

Vol Viva Air : pas cher (79 euros aller-retour Bogotá-Pereira), fiable malgré un retard occasionnel

Album · 9 photos

Photos — Bogotá et Salento (Quindío)

Bogotá et la vallée de Cocora : entre pollution urbaine et wax palms géantes
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Conclusion

Et au final.

La Colombie, c'est chaotique et attachant à la fois. Bogotá m'a déçue : trop polluée, trop anarchique, les Bogotanos semblent vivre en mode survie constant. Mais la vallée de Cocora, c'était justifié—j'ai rarement vu des paysages si étranges et captivants. Les gens sont généralement bienveillants si tu acceptes que tout n'est pas organisé comme en Europe. À recommander pour ceux qui aiment l'aventure légèrement inconfortable.

En résumé

Avis Bogotá et Salento (Quindío) : carnet de voyage de 12 jours par marionvoyages-85

Destination
Bogotá et Salento (Quindío)
Pays
Colombie
Durée
12 jours
Période
février · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marionvoyages-85
L'essentiel

Bogotá et Salento (Quindío) en bref

Pourquoi choisir Bogotá et Salento (Quindío)

  • Palmes de cire géantes de 60m uniques au monde, visibles nulle part ailleurs
  • Contraste saisissant entre chaos urbain bogotain et tranquillité rurale de Salento
  • Coût extrêmement bas: guides, repas, hébergement à 1-7 euros
  • Paysages montagneux spectaculaires à 3000m d'altitude avec biodiversité exceptionnelle
  • Architecture coloniale préservée à Salento, immersion culturelle authentique

Pour qui ?

  • Voyageurs aventuriers acceptant l'inconfort et l'imprévisibilité
  • Photographes de nature en quête de paysages dramatiques et uniques
  • Budgetaires cherchant exotisme à bas coût en Amérique latine
  • Randonneurs expérimentés tolérant l'humidité et les terrains boueux
  • Amateurs de culture préhispanique et d'archéologie colombienne

À éviter si…

  • Vous êtes asthmatique ou sensible à la pollution urbaine intensive
  • Vous cherchez une destination sûre et organisée type Europe occidentale
  • Vous préférez le confort et les transports fiables sans retard
  • Vous avez des problèmes de respiration en altitude au-delà de 2700m
À découvrir aussi
Aéroport El DoradoQuartier La CandelariaMusée de l'OrMonserrateVallée de CocoraRéserve de CocoraSalentoPereiraQuindíoQuartier La MacarenaPlaza Mayor de SalentoCeroxylon quindlense
Questions fréquentes

FAQ — Bogotá et Salento (Quindío)

Quel est le meilleur moment pour visiter la vallée de Cocora?

Selon le carnet, fin mars offrait une atmosphère très humide avec brume épaisse couvrant les crêtes. Les sentiers étaient boueux et glissants. Il est conseillé de préférer la saison sèche (décembre-janvier ou juillet-août) pour des randonnées plus confortables et une meilleure visibilité sur les palmes de cire.

Combien coûte une visite à la vallée de Cocora?

L'entrée à la réserve de Cocora est de 17000 pesos colombiens par personne (environ 4,30 euros). Une journée en jeep avec chauffeur-guide coûte environ 4200 pesos (1,07 euro). Ces tarifs sont ceux du marché local à Salento et peuvent varier selon la négociation.

Est-il sûr de voyager seul à Bogotá et Salento?

Bogotá, particulièrement le quartier La Candelaria, est chaotique et stressant. À Salento, il y a eu trois braquages de touristes en février selon le guide local. Il est conseillé de ne pas sortir seuls après 17h et de rester vigilant. Le quartier La Macarena à Bogotá est plus touristique et sûr.

Comment se déplacer à Bogotá en transports en commun?

Le système Transmilenio utilise une carte rechargeable nominative (non revendable) coûtant 15000 pesos. Les files aux guichets sont longues (20-45 minutes). Pour l'aéroport El Dorado vers le centre, Uber est une alternative efficace mais les chauffeurs roulent agressivement entre les bus.

Quelles sont les attractions principales à Bogotá?

Le Musée de l'Or présente des pièces pré-hispaniques remarquables comme le Radeau de Chibeha (13e siècle), tarif 5300 pesos. Monserrate, sanctuaire à 3152m, offre une belle vue mais était fermé pour restauration en mars. Accès par Transmilenio ou téléphérique.

Quelle est la hauteur des palmes de cire de Cocora?

Les palmes de cire (Ceroxylon quindlense) peuvent atteindre 60 mètres de hauteur avec des troncs très fins. Elles dominent complètement le paysage de la vallée de Cocora et créent une atmosphère verticale écrasante lors de la randonnée dans la réserve.

Faut-il un vaccin contre la fièvre jaune pour la Colombie?

Le récit ne mentionne pas les vaccinations, mais selon les recommandations sanitaires, la fièvre jaune est recommandée pour certaines régions colombiennes, notamment les zones tropicales. Consultez votre médecin avant le départ.

Quel vol interne choisir entre Bogotá et Pereira?

L'auteur a utilisé Viva Air, compagnie budget mais ponctuelle (55 minutes pour Pereira). Un vol a eu une heure de retard pour problème mécanique. C'est une option économique pour accéder à la région de Quindío.