Comment ça s'est passé.
Arrivée le matin à l'aéroport international de Vancouver sur un vol Air Canada. Première sensation : l'odeur salée du Détroit de Géorgie quand on sort du terminal. Le chauffeur de taxi — un vieux monsieur sikh — nous a collé à 45 dollars pour rejoindre notre hôtel, le Listel Hotel sur Robson Street. C'était une arnaque légère comparé aux prix affichés en ligne, mais on n'a pas eu le choix, épuisés par le décalage. Les deux premiers jours à Vancouver, on a traîné dans le Granville Island Public Market : jamais vu autant de vendeurs de saumon fumé au mètre carré. On a craqué pour des fish and chips chez The Fish Counter — 18 dollars canadiens pour une portion. Le poisson était frais, la pâte grasse à souhait, mais la queue de 20 minutes sous la pluie nous a sapé le moral. Le son des mouettes mélangé aux cris des marchands, c'était un peu trop touristique pour mon goût. La gaffe du bus SkyTrain On voulait faire les malins en prenant les transports locaux. Bus numéro 4 direction le quartier de Mount Pleasant — billet à 2,80 dollars. Sauf que le chauffeur nous a débarqués deux arrêts avant le bon. Pas de panique, mais on a marché 20 minutes sous la pluie pour retrouver la Commercial Drive où on cherchait une petite librairie vintage. Au final, on n'a pas trouvé le truc, mais on a découvert le café Fava Pot : des sandwichs falafel pour 9 dollars, délicieux, avec un vrai goût de cumin et de jus de citron frais. Jour 3 : route en voiture de location (économie : Hertz) vers les Rocheuses. 850 kilomètres, ça passe vite sur la Highway 1. On a arrêté à Kamloops pour la nuit au Accent Inns Downtown (140 dollars la nuit, correct). Le lendemain, on a atteint Banff National Park en fin d'après-midi. Les Rocheuses et ce moment avec le bison Installation au Banff Aspen Lodge — c'était cher (190 dollars), mais la baignoire d'eau chaude face aux montagnes en fin de journée, après 8 heures de route, c'était exactement ce qu'il fallait. On a dormi d'une traite. Le matin, réveil à 5 h 30 pour monter au Lake Louise. Sentier facile, on croisait des couples de Québécois, des Australiens avec des drones illégalement. Et là, à 6 h 45, un bison — vrai, énorme, pas du tout habitué aux humains — s'est planté à 40 mètres de nous sur le sentier. Cœur qui s'accélère, respect total. On a marché à reculons 100 mètres. L'animal a juste changé de direction. C'était flippant, on avait pas d'ours spray, personne ne nous avait prévenu qu'il y avait des bisons là. Après, on a rigolé de la situation, mais sur le coup... Déjeuner au Château Lake Louise après le sentier : omelette et toast pour 32 dollars. Paysage fou, vraiment. On s'est assis dehors malgré le froid (environ 8 degrés), et la vue sur l'eau turquoise, c'était le genre de moment où on comprend pourquoi les gens quittent leur boulot pour vivre ici. Moraine Lake et la limite du supportable Jour 6 : Moraine Lake, situé à 14 kilomètres de Lake Louise par une route sinueuse. Le stationnement affichait complet à 13 h. On a attendu 1 h 15 dans une file. Frustrant. Mais quand on a enfin marché les 2 kilomètres vers le lac, l'eau était bleutée comme un tube de peinture. La pâtisserie du Moraine Lake Lodge vendait des brownies à 8 dollars ; on en a pris deux par dépit, ils avaient le goût de carton cher. Jour 7 : on s'est aventurés sur la Icefields Parkway en direction du glacier d'Athabasca. 230 kilomètres, arrêts tous les 15 kilomètres sur des viewpoints. Le vent était glacial (température ressentie autour de 2-3 degrés), ça coupait les joues. À Athabasca Glacier, on a pris le tour guidé avec Brewster (95 dollars par personne). Le guide parlait vite, trop de touristes, pas assez de contexte. On a marché sur le glacier pendant 45 minutes ; c'était gelé, glissant, morne finalement. Retour à Banff. Dernier soir, on a mangé au Wild Flour Café : soupe de courge et pain maison, 16 dollars. C'était bon, chaleureux, un vrai contraste avec la grandiosité des montagnes. Jour 9-10 : route retour à Vancouver. Un vol Air Canada (compact, assis serré) pour revenir en France.
Les bons plans repérés sur place.
Lake Louise au lever du soleil (sentier à 5 h 30 pour voir l'eau sans touristes) — attention au bison
Granville Island Public Market pour les fish and chips frais chez The Fish Counter
Icefields Parkway en voiture : prenez vos propres provisions, les relais routiers sont chers et mauvais
Moraine Lake parking : arrivez avant 11 h ou rentrez chez vous
Fava Pot sur Commercial Drive à Vancouver : falafel pour 9 dollars, pita maison
Photos — Vancouver et Banff
Et au final.
Dix jours intenses, deux régions magnifiques. Les Rocheuses, c'est grandiose mais fragile : trop de monde, trop cher, et quelques arnaquilles qui gâchent l'expérience. Vancouver est vivante, mais très inégale selon les quartiers — certains pâtés sont gentrifiés à mort. Bon voyage, mais à faire en basse saison pour éviter les files et les prix d'été.



