Portrait

Jérôme, cartographe des chemins oubliés des Pyrénées franco-espagnoles

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Thomas M.
· 11 min de lecture

Depuis quinze ans, Jérôme arpente les sentiers effacés des Pyrénées pour en dresser une cartographie exhaustive. Un travail de passeur entre deux mondes qui redonne vie à des itinéraires oubliés des guides touristiques modernes.

En montant vers le refuge de Rulhe, à 2400 mètres, on croise rarement du monde. Le sentier serpente entre des blocs de granit rose et des prairies d'alchémille jaune, mais sur aucune carte officielle contemporaine. Jérôme Devos, 57 ans, connaît ce passage depuis l'enfance. Il a grandi dans une petite maison d'Aulus-les-Bains, aux pieds des pics du Couserans. Pendant quarante ans, il a gardé ces itinéraires secrets, admirant simplement le fait qu'ils continuent d'exister, oubliés des cartographes. Puis, en 2009, il a décidé d'agir : redessiner les Pyrénées. Non pour les massifier, mais pour préserver leur mémoire. Un travail de fourmi qui transforme les voyageurs qui le croisent en archéologues de la montagne.

Une vie entre les lignes de crête

Jérôme n'est pas un archéologue au sens académique. Il est fils de maçon et de gestionnaire forestière. Enfant des années 1970, il a grandi dans les Pyrénées sans que personne ne l'oblige à connaître les noms des pics. Il les a appris simplement, en les traversant, en suivant son père dans les forêts de sapin et de hêtre, en dormant dans des cabanes de berger. Les chemins de l'époque ne portaient pas d'altitudes approximatives ni de temps de parcours commercialisés. Ils étaient justes des chemins.

À l'adolescence, alors que le tourisme de montagne commençait à structurer ses premiers sentiers balisés, Jérôme s'est aperçu d'une chose troublante : les plus beaux passages disparaissaient des représentations cartographiques. Un itinéraire qui reliait Aulus à Seix en passant par des cascades souterraines et des grottes d'eau froide n'apparaissait plus sur les cartes IGN des années 1990. Pourquoi ? Raison officielle : utilisation trop confidentielle, entretien insuffisant, manque d'assurance des propriétaires. Raison réelle : ces chemins n'étaient pas rentables.

Pendant trente ans, Jérôme a continué sa vie ordinaire. Paysagiste de formation, il travaillait pour les collectivités locales, aménageait les parcs publics, construisait des escaliers de pierre. Mais il montait toujours les week-ends. Il emportait ses carnets.

Le coup de bascule : le grand classeur de 2009

Ce qui a déclenché la mutation chez Jérôme n'est pas un événement spectaculaire. C'est une mort, puis une réunion. Son père, Pierre, décède en janvier 2009. C'était un homme silencieux qui connaissait chaque pierre des Pyrénées. À ses funérailles, une vingtaine de randonneurs venus d'Occitanie racontent des anecdotes. L'un évoque un passage secret pour atteindre le lac de Souula sans passer par la grande route. Un autre se souvient d'un tapis de rhododendrons que Pierre lui avait montré. Jérôme réalise que tout cela va disparaître. Les cartes ne le consignent pas. Les guides modernes l'ignorent. Aucune trace institutionnelle.

Six mois plus tard, la mairie d'Aulus lance une consultation pour valoriser le patrimoine local. Jérôme propose quelque chose d'étrange pour un paysagiste : non pas un projet d'aménagement, mais un projet de mémorisation. Il va cartographier les anciens chemins à partir de ses carnets personnels, des récits de vieux résidents, de documents d'archives. Les élus, perplexes, acceptent de lui financer une bourse d'un an.

Ce qui était censé être temporaire a continué. Jérôme a accumulé les données. Il s'est équipé d'un GPS, puis d'un drone. Il a appris seul la cartographie numérique, puis collaboré avec des géographes à l'université de Pau. Aujourd'hui, son travail est devenu une sorte de standards parallèle : partout dans les Pyrénées, des collectivités, des associations de randonneurs, des offices de tourisme consulte le base de données que Jérôme enrichit continuellement.

La méthode : entre GPS et récits oubliés

Le bureau de Jérôme, c'est un ancien café du village qu'il a loué en 2015. Les murs sont tapissés de cartes : des cartes anciennes (IGN des années 1950, cadastres du XIXe siècle), des impressions couleur de ses propres relevés, et quelques autres faites à la main par ses collaborateurs. Sur le bureau central, trois ordinateurs et une tour GPS hors d'usage, cadeau d'un ami ingénieur. Un classeur jaune, que je ne dois pas ouvrir directement, contient les archives des chemins. Jérôme y range chaque découverte, datée et validée.

Sa méthode alterne trois phases. La première, qu'il appelle « écoute », dure parfois des années. Il rencontre des habitants âgés, des guides de montagne à la retraite, des gardes forestiers. Il les enregistre, prend des notes. « Je dois savoir pourquoi ce chemin a disparu, qui le parcourait, à quelle saison, s'il y avait des risques. Une carte sans récit, c'est une surface morte », dit-il. Un ancien garde lui décrit un passage du XVIIe siècle utilisé par les contrebandiers de sel : avant d'en tracer la ligne, Jérôme a dû consulter des archives notariales et vérifier que le chemin était praticable avec la topographie d'aujourd'hui.

La deuxième phase est la traversée. Il parcourt le trajet plusieurs fois, souvent seul, équipé du GPS, d'un altimètre, d'une caméra. Il photomappe les points critiques : les passages glissants, les pierres branlantes, les zones d'exposition. Il relève les micro-écosystèmes, les fleurs rares, les sources d'eau. Cette phase peut prendre des mois pour un unique chemin de six kilomètres.

La troisième phase est la validation publique. Jérôme organise des randonnées collectives sur le chemin, invite d'autres experts. Un botaniste peut venir documenter les espèces. Un historien peut corriger une date. Un garde forestier peut signaler une branche dangereuse nouvelle. Seul après consensus, le chemin intègre sa cartographie définitive.

« Le but n'est jamais de créer du tourisme de masse, précise Jérôme. C'est juste de dire : cela existe, cela a existé, c'est possible de le traverser si tu sais ce que tu fais. Le secret s'efface, mais la connaissance reste. »

Ce qu'il trouve : la Pyrénées des passeurs et des oubliés

En quinze ans de cartographie, Jérôme a redécouvert plus de 340 itinéraires. Chacun raconte une histoire. Il y a d'abord les chemins historiques : ceux des pèlerins de Compostelle qui prenaient des raccourcis ignorés des guides; les sentiers des contrebandiers basques qui transportaient du sel, du tabac, du café; les routes de transhumance que les bergers navarrais empruntaient en août pour faire descendre les troupeaux. Ces chemins avaient une fonction économique claire. La carte en révèle la logique implacable : pas d'détour inutile, pas d'altitude excessive, des points d'eau réguliers.

Il y a ensuite les chemins de rupture : ceux que des communautés minoritaires ou persécutées ont créé. Jérôme a documenté un itinéraire du XVIIIe siècle, jamais enregistré officiellement, emprunté par les huguenots fuyant les persécutions religieuses. Il passe par des grottes où ont été trouvés des écrits religieux, des tessons de poterie datant de la période. Au XXe siècle, certains de ces mêmes passages ont servi aux enfants juifs fuyant la Gestapo. Jérôme ne publie pas les coordonnées exactes de ces chemins par respect pour la mémoire, mais il en entretient les archives.

Enfin, les chemins de la Nature : des passages que seules les communautés animales ont utilisés avant que les humains les redécouvrent. Il y a un itinéraire de crête que les chamois empruntaient depuis des millénaires, bien avant que les bergers le connaissent. Une fois cartographié correctement, ce chemin révèle l'architecture invisible de la montagne : c'est le passage où l'énergie minimale est nécessaire pour surmonter l'orographie.

« Chaque chemin oublié, c'est une réponse à une question que quelqu'un s'était posée un jour : comment aller là ? Ce que je fais, c'est collecter les réponses avant qu'elles ne disparaissent. »

Randonneurs, voyageurs et apprentis cartographes : la communauté qui en vit

Les relevés de Jérôme ne restent pas dans ses classeurs. Depuis 2015, il accueille environ 200 randonneurs par an dans ses « expéditions cartographiques ». Ce ne sont pas des sorties touristiques classiques. Les participants paient une participation modique (40 euros) pour marcher quatre ou cinq heures, relever des points GPS, photographier, prendre des notes sur l'état du sentier. Jérôme encadre chaque groupe, explique sa méthode, transforme chaque participant en chercheur de terrain.

J'ai participé à l'une de ces sorties en septembre. C'était une remontée du ruisseau de Suchère, un chemin datant du XVIe siècle qui servait aux bûcherons pour extraire le bois. Le groupe comprenait un retraité qui s'ennuyait à Toulouse, une mère de famille qui voulait enseigner à sa fille une forme différente de randonnée, un étudiant en géographie qui cherchait des données de terrain, une femme seule qui voulait simplement marcher différemment. Aucun d'eux ne connaissait Jérôme avant ce matin-là.

Pendant cinq heures, Jérôme nous a enseigné à lire la montagne. Il montrait comment les traces anciennes des outils laissent des marques imperceptibles sur les rochers. Il nous expliquait pourquoi les murs de pierre suivaient une certaine courbe : pas pour l'esthétique, mais parce que cette courbe minimisait l'effort de construction sur une pente. Il nous demandait de prendre des photos des sources d'eau, des portions effondrées, des endroits où le chemin était particulièrement difficile. À la fin, il rentrait ces données dans son GPS, les archivait. Chaque participant revenait chez lui non seulement avec des souvenirs, mais avec le sentiment d'avoir contribué à quelque chose de plus grand.

Jérôme a également créé une application mobile gratuite, « PyrénéesOubliées », que plus de 8000 personnes utilisent. Elle affiche les chemins cartographiés, les carnets numériques d'explorateurs, les photos de points critiques. Depuis la pandémie, il reçoit des contributions d'autres cartographes bénévoles : un professeur en Andorre qui documente les chemins de son côté, une guide montagne qui ajoute ses observations, des retraités qui enrichissent les archives avec des documents familiaux.

Les frictions : entre administration, propriété et sécurité

Le travail de Jérôme n'est pas sans tensions. D'abord, celle avec les propriétaires terriens. Beaucoup des chemins qu'il documente traversent des propriétés privées. Formellement, autoriser des randonneurs à les emprunter peut être une responsabilité légale. Jérôme doit négocier avec chaque propriétaire, expliquer le projet, obtenir une sorte d'accord tacite. Certains refusent. D'autres demandent une compensation annuelle. Jérôme a dû apprendre le droit rural, comprendre les servitudes, les droits d'usage historiques. Il s'appuie sur des avocats bénévoles pour démêler les situations.

Il y a aussi le problème de la sécurité. Publier un chemin dangereux sans le dire, c'est créer une responsabilité. Jérôme a mis en place un système d'étiquetage rigoureux : chaque itinéraire reçoit une note de difficulté (vert/bleu/rouge/noir), mais aussi une description détaillée des risques réels (exposition, éboulements potentiels, manque de marquage). Il rédige des guides d'accès pratiques : comment se garer, quand ne pas y aller (saison des orages, neige), quel équipement minimum. En quinze ans, il a documenté un accident grave (un marcheur qui a glissé sur une section mal balisée) et en assume encore la culpabilité, malgré le travail de prévention.

Il y a enfin une tension plus subtile avec l'administration. Les collectivités locales aiment ses données, mais elles veulent aussi les contrôler, les standardiser, les intégrer à leurs propres systèmes. Jérôme refuse de céder son travail. Il maintient une indépendance farouche, même quand on lui proposerait un contrat stable. « Le jour où je dépends d'une mairie, je commence à gommer les chemins embarrassants, à favoriser ceux qui apportent du tourisme payant. Je perdrais mon âme », dit-il.

Un modèle pour d'autres montagnes, une vision de l'après-tourisme

Le travail de Jérôme intéresse maintenant des cartographes et des chercheurs bien au-delà des Pyrénées. En 2021, il a été invité à présenter sa méthode aux Alpes par une association française de randonneurs. Des chercheurs en géographie humaine de Grenoble s'intéressent à la manière dont il construit la connaissance territoriale sans la commodifier. Un collectif d'alpinistes italiens veut appliquer sa méthode aux Dolomites. Jérôme, surpris par l'intérêt, a accepté d'encadrer deux projets pilotes, sans compensation financière.

Ce qu'il propose, en réalité, c'est un contre-modèle au tourisme de montagne contemporain. Les industriels du tourisme ont construit un système où plus de gens = plus de développement = plus de revenus. Cela a conduit à l'engorgement de certains sentiers (le Tour du Mont-Blanc, certaines parties du GR 10), à la destruction des écosystèmes fragiles, et paradoxalement, à la disparition progressive des chemins moins « populaires ».

Le modèle de Jérôme propose l'inverse : une transparence radicale sur ce qui existe, un partage du savoir sans contrôle commercial, et la confiance que si on offre de belles alternatives, les gens cesseront de piétiner les mêmes sentiers. Il ne rêve pas d'une montagne vierge, mais d'une montagne où les visiteurs sont conscients de ce qu'ils marchent et pourquoi.

« Je ne cherche pas à sauver la montagne, dit-il. Je cherche à la rendre lisible. Une fois qu'elle est lisible, les gens la respectent davantage. C'est contre-intuitif pour les agences de tourisme, mais ça marche. »

Voyager avec Jérôme : comment suivre ses traces

Pour un voyageur francophone qui visite les Pyrénées avec une certaine exigence (ne pas suivre les chemins massifiés, comprendre la géographie réelle), Jérôme offre plusieurs portes d'entrée. La plus directe est son application mobile « PyrénéesOubliées » : gratuite, elle répertorie plus de 340 itinéraires avec tous les détails cartographiques, topographiques, historiques. Elle fonctionne sans connexion internet une fois téléchargée. Elle n'affiche pas les restaurants pittoresques ni les hôtels, juste des sentiers et leurs histoires.

La deuxième est de participer directement à une expédition cartographique. Jérôme en organise une par mois, habituellement un week-end. Les participants se retrouvent à Aulus-les-Bains, reçoivent un briefing, partent marcher quatre à cinq heures, retournent au café cartographier. Ces sorties coûtent entre 40 et 100 euros selon la durée et le niveau. On peut trouver les dates sur son site (pyreneesdbliees.fr).

Enfin, pour ceux qui veulent une immersion plus longue, Jérôme accepte occasionnellement des « résidences » : trois à sept jours à Aulus où on participe à plusieurs expéditions tout en apprenant sa méthode. C'est plus rare, sur demande, et cela coûte entre 400 et 800 euros pour l'hébergement et l'encadrement.

Pratique : l'accès aux villages de montagne comme Aulus se fait via Toulouse (bus de deux heures). La meilleure saison est septembre-octobre (climat stable, moins de touristes) et mai-juin (fleurs, sources pleines). Décembre à mars, certains chemins sont inaccessibles par la neige.

En conclusion

En quittant le bureau de Jérôme, je laisse sur la table un des carnets qu'il m'a montré : le journal de son père Pierre, datant de 1978. Il raconte une traversée depuis Aulus jusqu'à un petit lac inconnu, le nom du lac est écrit en phonétique maladroite parce que Pierre ne savait pas l'orthographe. Jérôme a retrouvé ce lac l'année dernière, l'a cartographié, et maintenant une vingtaine de randonneurs par an le découvrent. « Mon père a créé le chemin en le parcourant. Moi je le crée en le racontent. C'est une autre façon d'avoir des enfants », m'a dit Jérôme en souriant.

Ce que le travail de Jérôme révèle, c'est qu'une montagne n'est jamais vraiment « vierge » ni « conquise ». Elle est simplement oubliée ou remémbrée. Chaque génération choisit quels chemins voir, quelles histoires raconter. Jérôme choisit de tout garder, de rien laisser disparaître. C'est une forme de résistance contre l'amnésie moderne, et aussi une invitation : venez, je vais vous montrer ce que le monde a oublié, et peut-être que vous le verrez autrement.

Questions fréquentes

Jérôme propose-t-il des sorties pour les enfants ?

Oui, il organise des expéditions cartographiques adaptées aux enfants à partir de 8 ans. Le rythme est ralenti et les distances réduites (3 à 4 km). Les enfants reçoivent aussi du matériel cartographique adapté : carnets de bord colorés, petit GPS enfant. Environ 20 % des participants aux sorties mensuelles sont des familles.

Faut-il avoir de l'expérience en randonnée pour suivre Jérôme ?

Non. Les expéditions cartographiques ne sont pas classées par difficulté. Jérôme propose des sorties très variées : des « chemins verts » (faciles, 3-4 km, 200 m de dénivelé) aux « chemins noirs » (techniques, 10 km, 800 m de dénivelé). Il faut juste indiquer votre niveau à l'inscription et choisir une sortie adaptée.

Peut-on télécharger les cartes de Jérôme sur papier ?

Partiellement. L'application PyrénéesOubliées permet l'export en PDF des chemins individuels. Jérôme a aussi publié trois livres-atlas imprimés couvrant respectivement les Pyrénées du Couserans, l'Ariège, et la Navarre. Ils coûtent entre 25 et 35 euros et contiennent les 100 plus beaux chemins de chaque région avec guide d'accès détaillé.

Jérôme cartographie-t-il aussi des chemins en basse montagne ou en plaine ?

Non, son projet reste strictement axé sur les Pyrénées, entre 800 et 3400 mètres d'altitude. Il considère que l'enjeu d'oubli est moins dramatique en plaine, où d'autres cartographes historiens travaillent déjà. Les Pyrénées, frontière franco-espagnole, souffrent d'une perte de mémoire spécifique : les archives sont dispersées entre deux pays.

Comment Jérôme finance son travail ?

Par plusieurs ressources mixtes : la participation des randonneurs (40-100 euros par sortie), la vente des livres-atlas, une petite subvention annuelle de la région Occitanie (5000 euros), et du bénévolat. Il refuse délibérément les contrats de publicité, les partenariats avec les opérateurs touristiques, et les subventions conditionnées.

Peut-on emprunter les chemins cartographiés en toute légalité ?

La plupart oui, car ce sont des chemins de droit public ancien (servitudes) ou bénéficiant d'accord avec les propriétaires. Cependant, Jérôme note sur chaque fiche si un chemin traverse une propriété privée et recommande de demander l'autorisation. Certains chemins demeurent techniquement fermés : ils sont documentés dans l'application, mais signalés comme inaccessibles.

Y a-t-il un risque que les chemins deviennent surpéuplés après la cartographie ?

C'est la question que Jérôme se pose lui-même. Son hypothèse est qu'offrir 340 alternatives réduira la pression sur les 10-15 chemins surpéuplés. Jusqu'à présent (depuis 2015), cette hypothèse semble confirmée. L'application est utilisée par 8000 personnes seulement, ce qui crée une sorte d'auto-régulation : seuls ceux qui cherchent vraiment trouvent.

Jérôme accepte-t-il les doctorants ou les chercheurs en géographie ?

Oui. Il collabore régulièrement avec l'université de Pau et accueille 1-2 stagiaires par an. Son approche mélange scientificité (relevés GPS précis, validation par pairs) et humanités (carnets, récits oraux, archives). Les candidats doivent montrer une vraie motivation pour comprendre la montagne, pas seulement collecter de la donnée.