Djamila, danseuse kabyle qui enseigne l'Algérie à travers la danse
Dans les ruelles de Tizi Ouzou, Djamila accueille des voyageurs pour leur transmettre plus qu'une chorégraphie : l'âme d'une région. Portrait d'une femme qui a choisi la danse comme pont culturel.
La première fois que j'ai rencontré Djamila, elle dansait seule dans la cour de sa maison, sous le soleil de midi. Pas de musique, pas de spectateurs. Juste ses pieds nus frappant le carrelage blanc et ocre, son corps dialoguant avec l'espace comme on parle à un ami. Elle avait 47 ans, des cheveux gris noués en chignon serré, et cette façon de bouger que seul le temps et l'authenticité peuvent donner. Je lui demandai si elle acceptait des élèves. Elle sourit et me dit : « Je n'enseigne pas la danse. J'enseigne à écouter. » C'est là que ma compréhension bascula. Djamila n'est pas une professeure de danse conventionnelle. Elle est une gardienne de mémoire qui a transformé son salon en école de vie, un endroit où touristes et habitants viennent redécouvrir la danse kabyle, non comme un divertissement exotique, mais comme un langage perdu, un cri du cœur collectif.
Quarante ans de danse, trois ans d'enseignement aux étrangers
Djamila grandit dans le village de Tamazirt, perché à 900 mètres d'altitude dans les montagnes de Kabylie. Son enfance fut faite de noces, de fêtes de moissons, et de ces moments où les femmes dansaient ensemble, transmettant par le corps ce que les paroles ne pouvaient exprimer. À sept ans, elle dansait déjà avec sa mère et ses tantes. À quinze, elle était reconnue comme danseuse dans les événements familiaux. Mais elle ne l'a jamais formalisé en « profession ».
« En Algérie, surtout dans ma génération, la danse n'était pas un métier, m'expliqua-t-elle. C'était une compétence, un don. On ne se levait pas en disant : je suis danseuse. On dansait pour les moments importants, pour célébrer, pour pleurer aussi. » Elle travailla d'abord comme infirmière dans un hôpital de Tizi Ouzou, éleva seule trois enfants après son divorce, et continua à danser lors des naissances, des mariages, des deuils. La danse restait son refuge, son lien invisible avec une Kabylie qu'elle voyait se transformer.
Il y a trois ans, une voyageuse française rencontrée au marché lui posa une question simple : « Vous dansez. Pourriez-vous m'apprendre ? » Djamila hésita. Elle savait que les touristes venaient chercher l'exotisme, l'authenticité filmée, la photo Instagram. Mais elle accepta. Et puis une deuxième personne arriva, puis une troisième. Aujourd'hui, Djamila reçoit entre quatre et huit élèves par semaine, des femmes principalement, venues d'Europe, du Canada, et même d'Asie du Sud-Est.
Un salon transformé en sanctuaire de mémoire
L'appartement de Djamila est situé au troisième étage d'un immeuble blanc des années 1980, à cinq minutes à pied de la Grande Mosquée de Tizi Ouzou. C'est un espace humble : un salon de 25 mètres carrés, des murs ocre clair, un petit autel avec des photos de famille et une statue de Tamazaïght (la lettre amazighe). Aucun miroir aux murs. Djamila les ôta exprès.
« Le miroir, ça change la relation à soi-même, expliqua-t-elle. Les gens commencent à se juger, à corriger leur posture pour être beaux. Je veux que vous sentiez votre corps, pas que vous le voyiez. » Elle rangea les chaises le long des murs. Au sol, un tapis blanc que j'appris plus tard être un kilim du Djurdjura, tissé par sa grand-mère. Avant chaque séance, elle brûle de l'encens – benjoin et cèdre – « pour nettoyer l'air et l'esprit ».
Les séances commencent par le silence. Pendant cinq minutes, tout le monde est assis en cercle. Pas de téléphone, pas de montre visible. Djamila ferme les yeux et respire. Elle demande à chacun de nommer une émotion qui l'habite ce jour-là. Puis elle se lève, ôte ses chaussettes, et commence à fredonner une mélodie kabyle. « Cela, c'est l'azul, la formule de base. C'est le bonjour du corps. » Ses pieds bougent à peine, juste les chevilles et les genoux qui s'articulent. Elle ne saute pas, ne virevolte pas. Elle s'enracine.
« La danse kabyle, ce n'est pas vers le ciel. C'est vers la terre. Nous, nous venons de la montagne. Nous appartenons à la roche, à l'arbre. Le corps doit descendre, pas monter. » À ce stade, les élèves sont souvent déçues. Elles s'attendaient à quelque chose de plus spectaculaire. Djamila le sait. Elle sourit et dit : « Vous verrez. D'abord, vous apprenez à écouter votre poids. »
La danse comme langage du refus et de la résilience
Au fur et à mesure des semaines, je compris progressivement ce que Djamila enseignait réellement. Ce n'était pas un répertoire de mouvements fixes, mais une philosophie incarnée. Chaque geste avait une histoire, souvent politique, toujours profondément féminine.
Par exemple, l'un des mouvements centraux s'appelle « taheccayt » – littéralement « tenir tête ». Les mains remontent vers le haut du crâne, puis glissent lentement sur les côtés du visage. « Ce geste, expliqua Djamila, vient de l'époque où les femmes kabyles résistaient aux occupants. Elles refusaient de baisser les yeux. » Un autre mouvement, « tidellelt », signifie « trembler » en tamazaïght. « C'est la danse de la femme qui pleure son mari parti à la guerre. Mais ce ne sont pas des larmes faibles. C'est un tremblement de rage, de défi. La terre tremble. »
Djamila m'enseigna des séquences entières qui racontaient le calendrier agricole, les rites de passage, les rebellions silencieuses des femmes. Une danse pour la première moisson, une autre pour la mort, une autre encore pour l'arrivée du printemps. « En Kabylie, nous n'avions pas d'écriture pendant longtemps. Ou plutôt, nous avions Tamazaïght, mais l'arabe et le français tentaient de l'écraser. La danse était notre bibliothèque. Nos corps étaient des livres. »
Ce qui m'impressionna surtout, c'est que Djamila adaptait l'enseignement en fonction de qui était face à elle. Une femme venant d'un pays où elle avait subi une oppression politique apprenait la « taheccayt » en premier. Une autre, enceinte, apprenait d'abord les mouvements de protection du ventre, puis d'ouverture. Djamila disait : « Je lis le corps. Je vois ce dont il a besoin. »
Les voyageurs, entre quête d'authenticité et transformation réelle
Parmi ses élèves régulières, il y a Maria, une avocate italienne de 52 ans, qui vient quatre fois par an à Tizi Ouzou. Elle dit que ces séjours lui ont sauvé la vie après son divorce. Il y a aussi Yuki, une graphiste japonaise qui, lors de sa première visite, pleurait en silence pendant les mouvements de deuil. Et puis Sarah, une Canadienne franco-québécoise qui, trois mois après ses premières leçons, a changé de carrière pour devenir thérapeute en danse somatic.
Je demandai à Djamila si elle craignait que la danse ne devienne un produit touristique, exotisé, éloigné de son essence. Elle fut honnête : « Au début, oui. Je pensais : ces femmes, elles veulent prendre une photo, c'est fini. Mais j'ai vu que ce n'était pas vrai. Elles viennent avec une souffrance. Elles repartent avec une force. Ce n'est pas du spectacle. C'est un travail de l'âme. »
Cependant, elle établit des limites strictes. Pas de vidéo, pas de photo sans sa permission explicite. Les leçons ne sont jamais monnayées à la journée, mais plutôt au mois ou au trimestre. Elle refuse les demandes de « représentation folklorique » pour des hôtels ou des événements touristiques. « Je ne suis pas un zoo, dit-elle fermement. Ceux qui cherchent juste l'exotique peuvent aller ailleurs. »
Les tarifs varient selon le revenu des personnes. Une Européenne paie généralement 200 euros pour quatre séances. Une Algérienne, ou quelqu'un en difficulté financière, paie 30 euros. Djamila ne considère pas cela comme une charité, mais comme une justice. « La connaissance kabyle, c'est mon héritage. Je ne vais pas la vendre plus cher aux gens riches juste parce qu'ils ont plus d'argent. »
Kabylie, danse et identité dans un contexte politique complexe
Pour comprendre Djamila, il faut connaître Kabylie. Cette région montagneuse du nord-est algérien, habitée par les Amazighs, a une histoire de résistance complexe. Sous la colonisation française, les femmes kabyles ont joué un rôle central dans la guerre d'indépendance, souvent en transmettant des codes à travers la danse et les chants. Après l'indépendance, l'arabisation progressive et la centralisation du pouvoir algérien ont marginalisé la langue tamazaïght et les traditions locales.
La danse kabyle, particulièrement la danse féminine, devint un espace de résistance culturelle. Les mouvements n'étaient pas juste des mouvements : ils incarnaient une revendication d'identité amazighe. Djamila grandit dans cette tension. Sa mère parlait tamazaïght à la maison, mais le français et l'arabe à l'école. Elle apprenait la danse de ses tantes, mais voyait la culture disparaître chez les jeunes générations.
« Mes enfants, ils ne dansent pas comme moi, regretta Djamila. Ils écoutent de la musique raï, de la pop arabe. C'est beau aussi, mais c'est différent. C'est plus occidental. La danse kabyle, c'est très lent, très enraciné. Les jeunes trouvent ça ennuyeux. » Quand elle a commencé à enseigner aux étrangères, elle voyait cela aussi comme un acte de préservation. Non pas pour le tourisme, mais pour que cette mémoire reste vivante quelque part.
En 2016, le tamazaïght devint la deuxième langue officielle d'Algérie. C'était une victoire pour Djamila et pour beaucoup de Kabyles. Mais elle savait que les lois ne suffisaient pas. Il fallait que les femmes continuent à danser, à transmettre, à refuser l'oubli.
Un quotidien entre intégrité et adaptation
Un matin, je partis faire le marché avec Djamila. Elle connaissait chaque vendeur de fruits et légumes. Elle choisit des grenades, des raisins noirs, des oranges avec une précision qui suggérait un langage ancien. « Je dois danser le soir, expliqua-t-elle. Le corps doit être nourri correctement. Pas trop lourd, mais assez d'énergie. »
Elle me montra comment elle vivait. Elle gagnait quelque chose avec les cours – pas assez pour vivre, mais assez pour compléter sa petite pension d'infirmière retraitée. Elle ne voyageait pas. Elle n'avait pas de voiture. Son luxe, c'était les huiles essentielles pour les massages post-cours et les textiles anciens pour décorer son salon. Elle lisait des essais sur l'anthropologie, la danse, l'histoire amazighe. Elle correspondait par mail avec deux de ses anciennes élèves, des universitaires qui travaillaient sur la danse comme forme de résistance.
Djamila évitait les regards des voisins qui trouvaient suspect qu'elle reçoive constamment de femmes étrangères chez elle. Elle ne s'affichait jamais en dehors de son quartier. Elle fut une mère exemplaire, un soutien pour sa communauté, et en même temps, quelqu'un qui maintenait fermement sa propre souveraineté mentale et culturelle.
« Je dois être subtile, me dit-elle un jour. Si je faisais de la danse kabyle une business, un spectacle, les gens diraient : elle exploite la culture pour les touristes. Et j'aurais honte. Mais si je fais cela discrètement, avec respect, avec une vraie transmission, alors ce n'est pas du business. C'est de l'amour. »
Comment visiter Djamila : modus operandi du voyage authentique
Pour ceux qui envisagent de rencontrer Djamila, il est important de comprendre le protocole. Vous ne pouvez pas simplement vous présenter à sa porte. Il faut passer par des intermédiaires de confiance : soit des voyageurs qui la connaissent depuis longtemps, soit des associations culturelles à Tizi Ouzou qui travaillent sur la préservation de la mémoire kabyle. Djamila elle-même suggère de contacter un petit gîte touristique du centre-ville, Dar Aït Djamel, où elle a établi une relation avec les propriétaires.
Les cours commencent généralement par une première visite « de connaissance » sans engagement. Vous apportez du thé ou des pâtisseries (pas d'argent, pas d'obligations commerciales). Vous discutez. Djamila pose des questions : qui êtes-vous, d'où venez-vous, qu'apporte la danse dans votre vie. Si elle sent une ouverture authentique, elle propose de continuer.
Les séances régulières se font sur rendez-vous, en petit groupe (quatre à six personnes maximum) ou en individuel. La durée type est une heure et demie. Aucune séance n'est identique. Si vous venez trois fois par semaine pendant un mois, vous apprendrez probablement huit à dix séquences. Si vous venez une fois par mois pendant un an, vous apprendrez un répertoire plus large mais moins en profondeur.
Le coût varie de 150 à 300 euros par mois, selon les arrangements. Djamila accepte les paiements échelonnés. Elle n'a pas de compte bancaire en ligne (elle refuse internet à titre personnel). Les paiements se font en espèces ou par virement à un ami qui gère son logistique.
Les meilleures périodes pour visiter sont d'octobre à mai. En été, il fait plus de 35 degrés, et danser devient une lutte contre la chaleur, pas un dialogue avec le corps. Djamila propose aussi des stages intensifs lors des vacances d'été pour ceux qui peuvent venir longtemps.
L'héritage : ce que Djamila espère transmettre au-delà de la danse
Je posai à Djamila la question que j'avais gardée pour la fin : qu'espère-t-elle que devienne son travail dans dix ans ? Elle regarda par la fenêtre, vers les montagnes du Djurdjura qui barraient l'horizon.
« Je n'aurai probablement pas l'énergie de danser à 60 ans comme je le fais maintenant, dit-elle sans mélancolie, simplement en état de fait. Mais j'espère que certaines de mes élèves continueront. Que Maria enseignera en Italie. Que Yuki montrera cela au Japon. Que Sarah intégrera la danse kabyle dans sa thérapie. Ce n'est pas que je veux que la danse kabyle conquière le monde. C'est que je veux que le monde sache que nous existons, que nous résistons, que nous avons quelque chose à offrir qui n'est pas du spectacle. »
Elle rêve aussi de former une jeune Kabyle qui prendrait la relève. Ses propres enfants ne sont pas intéressés, mais elle a repéré une adolescente, fille d'une voisine, qui montre de la curiosité. « Je vais la cultiver doucement, sans pression. Si elle danse un jour, ce sera parce qu'elle aura choisi, pas parce que c'est un héritage qu'on lui impose. »
Ce qui me frappa en quittant Djamila, après trois semaines dans son salon à apprendre et à ressentir la danse, c'est qu'elle m'avait transformée sans jamais utiliser de mots académiques, sans pédagogie conventionnelle. Elle m'avait simplement montré comment enracer mon corps, comment écouter mes pieds, comment le silence pouvait être plus éloquent que les paroles. En retournant en France, je portais en moi non pas une collection de mouvements à montrer, mais une intériorité nouvelle. Et je comprenais que cela était exactement ce qu'elle voulait.
En conclusion
Djamila n'est pas célèbre. Elle n'a ni site web, ni présence sur les réseaux sociaux, ni photos flatteuses dans des magazines de luxe. Mais elle incarne quelque chose de rare : une forme de transmission culturelle qui refuse la logique du marché tout en restant accessible. Elle enseigne que l'authenticité n'est pas un produit à vendre, mais une responsabilité envers soi-même et envers ceux qui nous écoutent. Dans un monde où le tourisme culturel tend à réduire les traditions à des spectacles, où chaque geste doit être photographiable et viral, Djamila maintient une zone de résistance : un salon obscur, quelques femmes pieds nus, une mélodie fredonnée, et l'espoir que la mémoire survit.
Pour un voyageur authentique, rencontrer Djamila n'est pas une visite touristique. C'est une initiation. Vous partez peu changé en apparence, mais profondément transformé en intériorité. Et c'est précisément ce qu'elle cherche : non pas à remplir vos albums photos, mais à enrichir votre âme d'une fréquence que vous porterez avec vous, longtemps après avoir quitté Kabylie.
Questions fréquentes
Djamila accepte-t-elle vraiment les touristes sans réservation préalable ?
Non. Elle ne reçoit que sur rendez-vous, de préférence par l'intermédiaire de contacts de confiance ou via le gîte Dar Aït Djamel à Tizi Ouzou. Se présenter directement à sa porte sans introduction risque d'être mal reçu. Djamila est protectrice de son espace et sélectionne ses élèves selon une intuition que seule une conversation préalable peut établir.
Faut-il savoir danser avant de prendre des cours avec Djamila ?
Non, absolument pas. Au contraire, Djamila préfère commencer avec des corps vierges de toute formation en danse occidentale. Elle dit que les personnes qui ont étudié le ballet ou la danse contemporaine doivent d'abord « désapprendre » avant de pouvoir vraiment écouter leur corps kabyle.
Combien de temps faut-il pour apprendre « vraiment » la danse kabyle avec Djamila ?
Il n'y a pas de timeline fixe. Un mois intensif de trois fois par semaine permet d'apprendre le fondamental et cinq à huit séquences complètes. Mais Djamila dit elle-même qu'on apprend toute la vie. Maria, qui vient depuis trois ans, continue à découvrir de nouvelles nuances chaque visite. C'est un processus continu, pas une certification.
Peut-on enregistrer ou photographier les cours avec Djamila ?
Non, sauf exception rare et avec permission écrite explicite. Djamila refuse les vidéos et les photos générales pour protéger l'intégrité du travail. Elle craint que les mouvements ne soient trivialisés s'ils sont partagés hors contexte sur les réseaux sociaux. Elle accepte parfois une photo très personnelle pour un album privé, rien de plus.
Quelle est la meilleure façon de contacter Djamila ?
Le plus simple est de passer par le gîte Dar Aït Djamel à Tizi Ouzou, qui transmettra votre demande. Djamila n'a pas d'email personnel (elle utilise un adresse partagée gérée par une amie). Les rendez-vous se confirment par téléphone ou en personne. Prévoyez au moins deux semaines d'avance.
Y a-t-il des périodes où Djamila ne reçoit pas d'élèves ?
Djamila prend toujours quelques semaines en février (période où elle rend visite à sa famille dans le village), et elle réduit son activité en juillet-août due à la chaleur et pour se reposer. Elle propose cependant des stages intensifs matinaux pour les persévérants durant l'été. Le reste de l'année, elle est assez disponible.
La danse kabyle convient-elle à tous les corps et tous les âges ?
Globalement oui. Djamila a accueilli des femmes de 18 à 75 ans, des personnes avec des handicaps moteurs, des corps divers. Elle adapte chaque mouvement à la réalité physique de chaque élève. La danse n'est pas sur la performance athlétique, mais sur l'intention et l'écoute. Cependant, elle demande toujours un état de santé global avant de commencer.
Djamila enseigne-t-elle aussi aux hommes ?
Rarement. Elle explique que la danse kabyle féminine vient d'une tradition spécifiquement féminine de résistance et de transmission. Elle a enseigné à deux hommes, tous deux non-binaires et d'origine kabyle, qui cherchaient à reconnecter avec leur héritage. Mais ce n'est pas sa pratique habituelle, et les hommes intéressés doivent en discuter directement avec elle.