Trois semaines à Bali et Java : entre temples et galères de transport
CarnetIndonesie202621 jours

Trois semaines à Bali et Java : entre temples et galères de transport

Nous avons débarqué à l'aéroport de Denpasar le 3 novembre à 22 h 30, complètement lessivés après 18 heures de vol avec Garuda Indonesia. Le chauffeur de taxi prépayé (200 000 IDR, soit environ 12 euros) nous a menés à…

MA
Publié le · mis à jour le
21 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons débarqué à l'aéroport de Denpasar le 3 novembre à 22 h 30, complètement lessivés après 18 heures de vol avec Garuda Indonesia. Le chauffeur de taxi prépayé (200 000 IDR, soit environ 12 euros) nous a menés à l'hôtel Puri Lumbung à Ubud, un petit établissement avec piscine en terrasse et vue sur les rizières. Lever à 5 h le lendemain pour voir le soleil sur les champs de riz depuis la terrasse du café Karsa Kafe, juste avant une assiette de nasi campur avec tofu frit et aéroport pimente — 35 000 IDR. L'odeur du fumier de poule mélangée à celle des fleurs de frangipani nous a suivis toute la matinée. Les trois premiers jours ont été consacrés aux temples. Tanah Lot d'abord, le temple sur l'îlot rocheux, où nous avons dû nous frayer un chemin parmi les groupes de touristes chinois. Nous avons grimpé les escaliers en pierre brute à 16 h pour attraper le coucher du soleil, les pieds douloureux et le poids de l'humidité (32°C, 80 % d'humidité) collé à la peau. À Ubud, le temple Goa Gajah s'est avéré beaucoup moins bondé. L'odeur humide de mousse et de pierre mouillée dans la grotte souterraine était presque apaisante, contrastant avec la sensation de claustrophobie en bas de l'escalier étroit. La galère des transports : Bali-Java en bus localSamedi 7 novembre, nous avons pris un bus local (bemo) depuis la gare routière de Ubung jusqu'à Surabaya — une décision qui nous a coûté 8 heures au lieu des 6 prévues. Le bus s'est arrêté tous les 2 km pour charger des passagers supplémentaires, des sacs de riz, et une fois, une chèvre vivante. La climatisation était inexistante. Vers 14 h, le moteur a surchauffé et nous avons attendu une heure sur le bas-côté en plein soleil. Le chauffeur nous a acheté des thé glacé au piment (5 000 IDR) dans un warung de fortune. Un passager a vomi deux fois. Bilan : nous avons enfin atteint Surabaya à 20 h 45, dépités mais intacts. À Surabaya, nous avons dormi à l'hôtel Majapahit, un établissement colonial du XIXe siècle qui a vu passer des généraux néerlandais. Le prix était correct (35 euros la nuit) et le petit-déjeuner incluait du lumpia frit maison. Le jour suivant, visite du mémorial des attentats de 1945 (Tugu Pahlawan), un monument austère mais émouvant, bien moins touristique que ce que nous craignions. Borobudur et le moment marquantNous avons pris le train de 7 h 15 depuis Surabaya vers Yogyakarta (compagnie Kereta Api Indonesia, classe executive, environ 25 euros par personne). Pas de retard incroyable — seulement 20 minutes. Le paysage a changé progressivement : moins de plages, plus de volcans au loin. Yogyakarta en fin d'après-midi, avec ses petites rues étroites et ses vendeurs de satay qui hurlaient leurs prix. Le mercredi 10 novembre à 4 h 45 du matin, nous avons marché jusqu'à Borobudur avec un guide local, Bambang, qui nous a attendu devant notre guesthouse. Le temple bouddhiste émergea des brumes à l'aurore, ses dômes de pierre apparaissant comme des formes flottantes. Nous avons grimpé les escaliers avec une centaine d'autres touristes, les genoux tremblants. Au sommet, la vision des trois rangées de stupas en cloche en silhouette contre le ciel rose pâle nous a vraiment stops net. Bambang nous a expliqué la signification des reliefs en pierre : 2 672 panneaux sculptés racontant la vie du Bouddha. Nous avons pleuré sans raison. Du vrai malaise émotionnel, pas du théâtre. C'était notre moment. Le retour vers Yogyakarta s'est fait en voiture avec Bambang. Nous lui avons offert un déjeuner au warung Borobudur View (nasi kuning et lawar, 50 000 IDR pour trois). Il nous a confié qu'il gagnait environ 350 000 IDR par mois (20 euros) comme guide touristique officiel. Le poids du coût de la vie lui pesait visiblement. Derniers jours : retour à Bali et épilogueRetour en bus vers Bali le 12 novembre, cette fois en transporteur privé (Bali Matahari, 18 euros, bien meilleur que le bemo). Vol de retour annulé par Garuda Indonesia pour « raisons météorologiques » — en réalité, une panne moteur que l'agent à Denpasar a refusé d'admettre franchement. Nous avons dû passer deux nuits supplémentaires à l'hôtel, indemnisés de 50 euros de voucher nourriture. Nous avons mangé au restaurant Sari Organik à Ubud (gado-gado exceptionnel, 60 000 IDR), assis sur une terrasse dominant les rizières, en attendant notre remboursement. Les derniers jours, plage de Padang Padang. Eau à 27°C, sable noir volcanique. Un vendeur ambulant nous a vendu des crevettes grillées à 40 000 IDR — les meilleures de tout le voyage.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Borobudur au lever du soleil (tempête à 5 h du matin, 2 672 panneaux sculptés à découvrir gradins par gradins)

2

Warung Borobudur View près de Yogyakarta (lawar maison, 50 000 IDR, vue sur le temple depuis la cour)

3

Puri Lumbung à Ubud (petite piscine en terrasse, petit-déj inclus, 25 euros/nuit, calme relatif)

4

Temple Goa Gajah à Ubud (moins de monde qu'à Tanah Lot, grotte humide vraiment impressionnante)

5

Padang Padang Beach au coucher du soleil (sable noir, eau tiède, vendeurs de crevettes grillées moins agressifs)

Album · 6 photos

Photos — Bali et Java

Trois semaines à Bali et Java : entre temples et galères de transport
Bali et Java — 2
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Conclusion

Et au final.

Trois semaines qui nous ont laissé des sensations contradictoires. Borobudur justifiait à lui seul le voyage, et les rencontres avec les habitants (notamment Bambang) nous ont rappelé que la générosité existe au-delà des clichés de la brochure. Mais les délais de transport, les arnaqueries touristiques de Bali (prix gonflés, faux guides) et l'infrastructure chaotique par moments ont entamé notre enthousiasme. Nous repartirions, mais plutôt pour les petites îles des Moluques ou Sulawesi, où le tourisme de masse n'a pas encore détruit tout ce qui était autrefois surprenant.

En résumé

Avis Bali et Java : carnet de voyage de 21 jours par marcusvoyages

Destination
Bali et Java →
Pays
Indonesie →
Durée
21 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcusvoyages →
Questions fréquentes

FAQ — Bali et Java

Quand partir à Bali et Java ?

Ce voyageur est parti en novembre (automne). Consultez la fiche climat de Bali et Java (Indonesie) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 21 jours à Bali et Java ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Bali et Java.

Que faire à Bali et Java ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Bali et Java » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Bali et Java ?

Ce voyageur a passé 21 jours sur place. Selon votre rythme et vos centres d'intérêt, comptez plus ou moins. Comparez avec d'autres carnets de Bali et Java pour ajuster.

Comment se rendre à Bali et Java ?

Vol, voiture, train : le mode de transport choisi par ce voyageur est mentionné dans le récit. Consultez notre comparateur de vols et les carnets de la communauté pour les itinéraires les plus pratiques.