Comment ça s'est passé.
Levé à 4 h 30 à l'hôtel Petra Marriott (chambre 412, vue sur les montagnes) pour attraper le bus 4 de la JETT qui part à 6 h 15 d'Amman vers Pétra. Trois heures de route sinueuse, arrêt café à Madaba où j'ai bu un café turc sucré à 1,2 JD au petit restaurant sans nom près de la mosquée. La serveuse insistait pour me servir des biscuits gratuits. Première impression de Pétra : le silence. On n'entend que le vent. Puis l'odeur : poussière de grès mélangée à celle de l'encens que vendent les vendeurs ambulants à l'entrée du site (prix gonflé : une bande dessinée pour 8 JD). J'ai marché jusqu'à Al-Khazneh, ce monument rose que tout le monde connaît. Mais honnêtement, la foule des tours organisés crée une ambiance de parc d'attractions. Au moins 300 personnes, des selfies en bâton partout. Le moment où j'ai vraiment connecté : en fin d'après-midi, vers 16 h, quand la plupart ont quitté les lieux. Les roches prenaient une teinte orange-rouge intense. J'ai mangé un plateau de mezze à la cafétéria du site (houmous, falafel, pain) : 7,5 JD, goût salé du zaatar qui me piquait les lèvres. Wadi Rum et la grosse galèreLe taxi de Pétra à Wadi Rum m'a coûté 65 JD (40 km) au lieu des 45 JD promis par mon hôte. Le chauffeur a prétendu que l'essence avait augmenté la veille. Je n'ai pas insisté, épuisé. Camp bédouin Al-Rumah, tentes rénovées mais avec du vrai charme. Dîner au feu : agneau grillé, riz, thé à la menthe. Le goût était intense, presque fumé. La nuit, température estimée à 8-10 °C. J'ai volé une couverture supplémentaire à la tente voisine par erreur. Lever à 5 h pour la balade en 4x4 dans le désert. Le soleil se levait en rose ciel, puis orange vif. Le silence du désert de Wadi Rum est différent de celui de Pétra : plus écrasant, plus vide. Notre guide Mahmoud parlait peu, sauf pour signaler les points de vue. À Jebel Um Fruth Rock Bridge, j'ai osé franchir le passage étroit (1,2 m de large sur 300 m de hauteur). Moment de pur vertige. Retour au camp vers 12 h, déjeuner léger : pain et fromage blanc. L'après-midi, j'ai dormi trois heures sans interruption. Retour vers le nordBus JETT à 7 h du matin le jour 8 (Wadi Rum vers Amman). J'ai raté le premier bus de 1 h 30 parce que le responsable du camp s'était rendormi. J'ai dû donner 5 JD supplémentaires pour un transfert privé jusqu'à la station. Snack à Karak : manakish au zaatar et fromage, 1,8 JD. Odeur d'huile chaude. Arrivé à Amman vers 15 h. Dernier jour visité à Umm Qais, au nord : les ruines gréco-romaines offrent une vue sur trois pays (Syrie, Palestine, Jordanie). Peu de touristes. Restaurant Al-Bayyara au village : grillades de poulet et brochettes, couscous. Facture : 22 JD pour deux personnes. Pétra au coucher du soleil (après 16 h), quand les groupes sont partisNuit à Wadi Rum avec dîner au feuPoint de vue de Jebel Um Fruth Rock BridgeRestaurant Al-Bayyara à Umm Qais (pas touristique, très local)Café turc à Madaba, sur la route (prix honnête, service chaleureux)
Les bons plans repérés sur place.
Photos — Pétra
Et au final.
La Jordanie m'a surpris par sa rudesse. Pétra est surtout un musée en plein air envahi en journée, mais magnifique en fin d'après-midi. Wadi Rum reste le point fort : on comprend pourquoi les Bédouins y sont restés des siècles. Moins positif : les surcoûts répétés (taxi, transfert) et la bousculade touristique à Pétra gâchent un peu l'expérience. Je referais, mais en hors-saison.








