Paro-Thimphu : 10 jours sur les routes du Bhoutan, entre temples et doutes
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Paro-Thimphu : 10 jours sur les routes du Bhoutan, entre temples et doutes

Arrivée le 3 novembre à 14h30 à l'aéroport de Paro, seul aéroport international du Bhoutan, exploité par Druk Air. Les formalités ont pris une heure, mais pas d'arnaque aux visas contrairement à ce qu'on lit en ligne.…

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Publié le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée le 3 novembre à 14h30 à l'aéroport de Paro, seul aéroport international du Bhoutan, exploité par Druk Air. Les formalités ont pris une heure, mais pas d'arnaque aux visas contrairement à ce qu'on lit en ligne. Le chauffeur du tour-opérateur (Bhutan Kora Tours, contacté via un ami), Tenzin, m'attendait avec une pancarte. Première choc : les routes sont étroites, sinueuses, et Tenzin roulait vite. J'ai dû lui demander de ralentir après 20 minutes. On a senti l'altitude dès 1000 mètres : respiration plus difficile, léger mal de tête. Première nuit à Paro, hôtel Bhutan View Lodge (90 euros la nuit, petit-dej inclus). La chambre donnait sur la vallée de Paro, mais chauffage insuffisant la nuit (température descendue à 8°C). Les draps étaient humides. J'ai demandé des couvertures supplémentaires. Le restaurant de l'hôtel servait un ema datshi (piment et fromage frais) à 180 ngultrum (2,30 euros) : très pimenté, j'ai eu des sueurs froides en mangeant. Goût intense, presque agressif. Mais aussi un thé au beurre salé servi bouillant (65°C), un choc thermique bienvenu après. Jours 2-3 : Paro et Drukgyel DzongVisite du Drukgyel Dzong, forteresse en ruines à 10 km de Paro. Marche d'une heure, bien balisée. Le monastère de Rinpung Dzong, juste à côté, fermait à 16h30. On est arrivé à 16h20 : refus d'entrée malgré nos demandes. Première galère concrète. J'ai vu les toits en or de loin, mais sans accès à l'intérieur. Malentendu culturel probablement : pas de carte des horaires, le gardien parlait peu l'anglais. Déjeuner au restaurant Gangri (face au Dzong) : momos bhoutanais (dix pièces, 150 ngultrum soit 1,90 euros). Moins bons que les tibétains, pâte plus épaisse, viande moins assaisonnée. Le 4 novembre, randonnée au Tiger's Nest Monastery (Taktsang), le site le plus visité. Départ à 6h45 du lodge pour éviter la foule. Montée raide de 900 mètres d'altitude en 2h30. Odeur d'encens qui devient plus forte à mesure qu'on monte. Arrivée à 9h15, moins de vingt personnes. Le monastère, accroché à la falaise, vaut vraiment le détour, mais l'entrée à 300 ngultrum (3,80 euros) pour les étrangers. À l'intérieur, trois sanctuaires, pas de photos autorisées. On a vu des moines chanter des sutra le matin. Moment marquant : assise quelques minutes sur la terrasse, brume en bas, silence presque total sauf les cloches que le vent faisait sonner. Pas de prise Instagram, juste être là. Jours 4-6 : La route vers ThimphuRoute de Paro à Thimphu : 65 km, 2h30 en voiture. Paysages montagneux, villages avec des maisons en bois peint (toits rouges, fenêtres peintes de symboles). Arrêt au Chuzom, confluence de deux rivières, point touristique classique. Pas grand-chose à y faire, juste des photos de ponts. Thimphu (altitude 2300 m) : capitale du Bhoutan, 100 000 habitants. Hôtel Druk Chirwang (80 euros), quartier de Norzin Lam (la rue principale). Pas de feux tricolores, seulement un policier au carrefour principal qui régule la circulation à la main. Surprise agréable : la ville est calme, peu de pollution sonore. Visite du Musée national du Bhoutan (National Museum) le jour 5 : bâtiment blanc en forme de forteresse, sur une colline. Entrée 400 ngultrum (5 euros). Trois étages de textiles, armes, masques religieux. Très bien organisé, peu de touristes. On a discuté 20 minutes avec le gardien sur les traditions bhoutanaises (il parlait français, très rare). Le Tashichho Dzong, siège du roi et du parlement, était fermé ce jour-là pour une cérémonie religieuse. Odeur caractéristique à Thimphu : cigarettes (très courant ici), mélangée à des épices et fumée de bois. Déjeuner au café Seasons (Norzin Lam) : soupe de nouilles aux boulettes de viande, 200 ngultrum (2,55 euros). Café correct, prix honnête, pas de surcharge touristique. Jours 7-10 : Punakha et retourRoute vers Punakha (2 heures, passe de Dochu La à 3100 m). Le brouillard était épais, température 4°C. Au col, 108 stupas blancs, mais on les voyait à peine. Déception mineure. Descent à Punakha, vallée chaude et fertile. Punakha Dzong, forteresse entre deux rivières, très imposante. Entrée 300 ngultrum. Photos depuis le pont de suspension autorisées. Dernière nuit dans une famille d'hôtes à Punakha (homestay Druk Sama, 50 euros). Ama (la mère) cuisinait un jasha maru (viande séchée aux épices) : odeur de piment séché, très épicée. Goût fumé, difficile à manger à cause du piment. Elle a ri en voyant mes larmes. Moment humain sincère, pas de mise en scène touristique. Retour à Paro le jour 9, vol retour le jour 10 à 11h45 avec Druk Air. Attente à l'aéroport : aucune signalisation claire, pas de tableau d'affichage des vols. Demandé l'heure du boarding cinq fois aux agents. Vol sans incident.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Tiger's Nest Monastery (Taktsang) : se lever à 6h45 pour arriver avant 9h, escalade raide mais la vue depuis la terrasse vaut chaque pas

2

Druk Air, compagnie nationale : seule ligne aérienne vers Paro, vol spectaculaire entre deux chaînes de montagnes, réserver tôt

3

Punakha Dzong : la plus belle forteresse du pays, entre deux rivières turquoises, moins visité que Rinpung

4

Marché central de Thimphu (Norzin Lam) : fruits locaux, textiles bhoutanais, petits restaurants de nouilles sans chaîne touristique

5

Passe de Dochu La (3100 m) : si le brouillard se lève, 108 stupas blancs offrent une vue sur les Himalaya, sinon demi-tour rapide

Album · 10 photos

Photos — Paro et Thimphu

Paro-Thimphu : 10 jours sur les routes du Bhoutan, entre temples et doutes
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Conclusion

Et au final.

Le Bhoutan impose une visite organisée par un tour-opérateur (obligatoire), ce qui limite la liberté mais garantit la qualité. À recommander pour les randonneurs et ceux qui cherchent un endroit peu touristique, malgré les routes chaotiques et les tarifs élevés (compter 350-400 euros par jour minimum). La vraie richesse, c'est les rencontres avec les habitants, pas les paysages comme on l'imagine.

En résumé

Avis Paro et Thimphu : carnet de voyage de 10 jours par mathieu-voyages84

Destination
Paro et Thimphu →
Pays
Bhoutan →
Durée
10 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mathieu-voyages84 →
Questions fréquentes

FAQ — Paro et Thimphu

Quand partir à Paro et Thimphu ?

Ce voyageur est parti en novembre (automne). Consultez la fiche climat de Paro et Thimphu (Bhoutan) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 10 jours à Paro et Thimphu ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Paro et Thimphu.

Que faire à Paro et Thimphu ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Paro et Thimphu » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Paro et Thimphu ?

Ce voyageur a passé 10 jours sur place. Selon votre rythme et vos centres d'intérêt, comptez plus ou moins. Comparez avec d'autres carnets de Paro et Thimphu pour ajuster.

Comment se rendre à Paro et Thimphu ?

Vol, voiture, train : le mode de transport choisi par ce voyageur est mentionné dans le récit. Consultez notre comparateur de vols et les carnets de la communauté pour les itinéraires les plus pratiques.