Comment ça s'est passé.
Nous avons débarqué à l'aéroport international de Nouméa un mardi matin à 6 h 30, encore ensommeillés après 2 h 45 de vol depuis Brisbane. L'air était déjà chaud et humide, avec cette odeur caractéristique de végétation tropicale mélangée au sel marin. C'était exactement ce qu'on attendait. Les premiers jours, nous avons exploré Nouméa sans trop de stratégie. Nous avons pris le minibus n°5 depuis la Place des Cocotiers (3 euros par trajet, pas de ticket, on paye au chauffeur) pour rejoindre la baie de Citrons, où nous nous sommes arrêtés au restaurant Le Lagon Bleu. La bouillabaisse calédonienne à 24 euros était généreuse, mais honnêtement pas transcendante. Le poisson était frais, c'était surtout ça. Notre hôtel, le Méridien Nouméa, situé rue de Sébastopol, offrait une vue correcte sur la baie. Rien de folie, mais propre et avec clim. Le petit déj buffet à 18 euros était correct, avec du pain au coco qui avait un léger goût de vanille. On y revenait les matins pour ça, d'ailleurs. Le moment marquant, c'a été la visite du Musée de la Nouvelle-Calédonie le jeudi après-midi. On s'attendait à une visite rapide, genre une heure. Deux heures plus tard, on était encore là à regarder les collections de masques mélanésiens et les explications sur l'histoire kanak. L'air climatisé était glacial (presque désagréable après la chaleur dehors), mais les explications du guide ont vraiment changé notre regard sur ce qu'on voyait. Jeudi soir, grosse galère : nous avions réservé une excursion pour l'Île des Pins chez Découverte Lagon (85 euros par personne avec le bateau). Le départ était censé être à 7 h 30 du port de Nouméa. On s'est pointés à 7 h 15, et là, on nous dit que le bateau est en retard « pour des raisons techniques ». On a attendu 1 h 45 sur le quai avec d'autres touristes. Le capitaine n'a donné aucune explication. Une fois à bord, le voyage a duré 55 minutes (annoncé 45 min). On était un peu énervés, mais une fois arrivés aux eaux cristallines de l'Île des Pins, on a oublié. L'Île des Pins : c'est vraiment du lagon turquoise comme on le voit sur les photos, pas du tout une arnaque marketing cette fois. Nous avons déjeuné au restaurant du village principal, Kuto, dans une petite pension familiale. Le poulet au lait de coco (appelé ici le « poulet sucré ») coûtait 16 euros et c'était vraiment bon. La sauce, riche et légèrement sucrée, changeait de tout ce qu'on mange en France. Nous avons ensuite nagé au récif de Kuto. L'eau était à 27 degrés, transparente jusqu'à 15 mètres de profondeur. Vu un poisson-clown, des coraux, c'était joli sans être spectaculaire. Le samedi, nous avons pris le bus côtier en direction de la baie du Prony (trajet 45 min, ligne n°18, 4,50 euros). Le paysage changeait enfin : moins de béton, plus de végétation sauvage. Nous nous sommes arrêtés au petit village de Goro pour manger un bougna (le plat traditionnel caledonien, cuit dans les feuilles de bananier, 14 euros). Honnêtement, ce n'était pas bon. Trop de féculents, pas assez d'assaisonnement. Le vendeur qui nous l'a préparé nous a regardés avec une expression genre « ouais, les Français, c'est jamais contents ». Nous avons passé une demi-journée à flâner au marché central de Nouméa, rue Séguier. Les étals de fruits de mer avec des crevettes énormes, les mangues, les papayes. L'odeur était intense, presque écrasante. Des pêcheurs locaux vendaient leur prise du jour. Nous avons acheté des crevettes à 32 euros le kilo et les avons cuites dans notre kitchenette à l'hôtel. Maigre comme résultat, mais l'atmosphère du marché valait le coup. Globalement, les Calédoniens ont été plutôt sympas avec nous. Une dame du bus nous a aidés à descendre au bon arrêt en comprenant notre accent perdu. Personne n'a essayé de nous arnaquer (à part peut-être les prix généraux, qui sont 30 à 40 % plus hauts qu'en France).
Les bons plans repérés sur place.
Baie de Citrons à Nouméa, coucher de soleil vers 18 h 30, eau à 26 degrés
Île des Pins, plage de Kuto, récif de corail à 20 mètres du rivage, restaurant local Kuto Lagon
Marché central rue Séguier, le dimanche matin avant 10 h, crevettes fraîches et mangues
Musée de la Nouvelle-Calédonie, collections kanakes, tarif 10 euros, climatisé
Route côtière vers Prony en minibus n°18, paysages de mangrove et petits villages
Photos — Nouméa
Et au final.
La Nouvelle-Calédonie, c'est beau et reposant, mais c'est cher et pas aussi « magique » qu'on l'imagine. Les retards et l'absence d'informations nous ont un peu frustrés. À recommander pour le lagon et les gens, mais sans attendre des miracles.








