Mamoudzou sous la mousson : entre lagon turquoise et galères administratives
CarnetMayotte20269 jours

Mamoudzou sous la mousson : entre lagon turquoise et galères administratives

On a décidé de partir à Mayotte quasi sur un coup de tête, attirés par les photos de lagon. Le vol Air Austral depuis La Réunion coûte environ 180 euros l'aller simple, durée 45 minutes. Arrivée le 15 janvier à 14h30 à…

S9
Publié le · mis à jour le
9 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a décidé de partir à Mayotte quasi sur un coup de tête, attirés par les photos de lagon. Le vol Air Austral depuis La Réunion coûte environ 180 euros l'aller simple, durée 45 minutes. Arrivée le 15 janvier à 14h30 à l'aéroport de Mamoudzou-Koungou, bien plus petit et désorganisé qu'on l'imaginait. Pas de navette officielle, on a pris un taxi pour 25 euros jusqu'à notre hôtel, l'Hôtel Panorama sur la rue de Verdun, quartier du centre-ville. Chambre sans air-cond-tionnaire en panne et une odeur de moisi persistante. Ça a été notre première déception. Mamoudzou sent l'océan indien, bien sûr, mais aussi le diesel des petits bateaux-navettes et parfois les égouts quand la chaleur monte. Il faisait 31 degrés et 87% d'humidité, insoutenable les trois premiers jours. On a dormi avec la fenêtre grande ouverte malgré les moustiques. Le 16 janvier, on s'est levés à 5h30 pour prendre le bateau-navette vers l'île de Ngazidja. La compagnie Somaport propose des trajets toutes les deux heures pour 8 euros par personne. On a acheté nos tickets au port de Mamoudzou même, bâtiment blanc qui s'appelle le Terminal Maritime. Le lagon lors de la traversée était réellement limpide, mais l'attente sur le quai a été longue, chaotique, avec des gens qui criaient en shimaore. Une femme nous a demandé si on venait pour travailler ou si on était touristes, d'un ton pas vraiment bienveillant. Ça m'a rappelé qu'on débarquait dans un département français avec ses tensions propres, pas une destination « welcome » comme les Maldives. On a mangé à Ngazidja chez Amina Restaurant, petite case jaune près de la plage d'Acoua. Les samoussas coûtaient 3 euros pièce, délicieux, parfum de coriandre et de piment qui restait en bouche. Le riz coco accompagné de poisson à la sauce tomate était correct, 12 euros l'assiette. On s'est baignés dans le lagon après, eau à 28 degrés, le moment où j'ai le plus apprécié le voyage. Pas de touristes, juste nous et des enfants locaux qui jouaient. Retour à Mamoudzou le soir sur le bateau de 17h30. On a essayé d'aller manger au restaurant Le Cristal, rue du Stade. Fermé le dimanche, personne pour nous l'indiquer. On a fini chez Carrefour, le supermarché de Mamoudzou où on a acheté des boîtes de conserve et des fruits (mangues à 4 euros le kilo, abordable). La galère : on s'était trompés de jour de la semaine, on croyait être lundi alors qu'on était dimanche. Malentendu avec l'hôtelier qui nous avait mal dit la date. Les 17 et 18 janvier, nous avons exploré Mamoudzou à pied. Grande mosquée bleue au centre-ville, Marché de Moroni avec des fruits frais et du poisson fumé, odeur très prenante. On s'y est perdus deux fois. L'École Primaire Publique Sada était fermée (visite non autorisée). On a visité le musée Shungu Mindja, petit musée local, 5 euros l'entrée, fermé l'après-midi. Collection de poteries comorienne et d'objets de la vie quotidienne, clair et éducatif mais peu d'informations en français. Un guide était disponible pour 15 euros supplémentaires, on n'a pas pris. Transport à Mamoudzou : les bus n°1 et n°2 coûtaient 2 euros. On en a pris un sans vraiment comprendre où il allait. Le chauffeur parlait shimaore, français avec un accent très marqué. On a descendu au hasard et on s'est retrouvés près du port industriel. Pas dangereux, juste étrange. Le 19 janvier, dernier jour, on a fait la plage de Saziley via un taxi à 20 euros l'aller. Eau très agréable, sable blanc mais couvert de détritus. Goûter de crevettes grillées au bord de la plage chez une femme qui les vendait dans un petit bac : 7 euros pour six crevettes énormes. C'était bon mais on s'est demandé si c'était hygiénique. Aucune maladie par la suite, donc bon. Mayotte reste très cher. On a déboursé environ 900 euros par personne pour 9 jours (vol, hôtel, transports, nourriture). Les ruptures de stock sont fréquentes au supermarché. Les services administratifs sont lents. Mais le lagon, les gens, l'île de Ngazidja valaient le coup.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Lagon de Ngazidja (île d'en-face via Somaport) : eau limpide, peu de monde, baignade à 28°C

2

Plage d'Acoua avec le restaurant Amina : samoussas à 3 euros, ambiance locale sans artifice

3

Marché de Moroni à Mamoudzou : fruits frais et poisson fumé, vrai chaos marchand

4

Bateau-navette Terminal Maritime : 8 euros, 30 minutes, traversée qui rappelle qu'on est vraiment en Océan Indien

5

Musée Shungu Mindja : petit mais honnête, poteries comorienne, 5 euros, fermé l'après-midi (attention aux horaires)

Conclusion

Et au final.

Mayotte, c'est pas la destination de rêve vendue sur Instagram, mais c'est réel. On a adoré le lagon et la paix qu'on a trouvée à Acoua. Par contre, l'infrastructure touristique est limite, les prix sont gonflés et il y a une certaine fatigue locale face aux touristes. À réserver pour les voyageurs patients, pas pour qui cherche du confort ou de la facilité.

En résumé

Avis Mamoudzou : carnet de voyage de 9 jours par sophievoyage-974

Destination
Mamoudzou
Pays
Mayotte
Durée
9 jours
Période
janvier · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sophievoyage-974
L'essentiel

Mamoudzou en bref

Pourquoi choisir Mamoudzou

  • Lagon turquoise intact, eau limpide et baignades tranquilles sans affluence touristique
  • Gastronomie locale authentique avec plats comoriens et fruits frais à bas prix
  • Accessibilité rapide depuis La Réunion avec vols courts et abordables
  • Île de Ngazidja vierge de tourisme de masse, atmosphère authentique et paisible
  • Découverte d'une culture réelle et tendue, loin de l'image stéréotypée du tourisme

Pour qui ?

  • Voyageurs aventuriers tolérants face à l'improvisation et aux imprévus
  • Plongeurs et amateurs de lagons cherchant l'authenticité hors des sentiers touristiques
  • Couples en quête de calme et de baignade sans foule ni infrastructure lourde
  • Passionnés d'anthropologie intéressés par les tensions administratives et culturelles françaises
  • Budget-voyageurs acceptant le confort basique pour l'expérience authentique

À éviter si…

  • Vous cherchez une destination accueillante avec infrastructure touristique développée
  • Vous avez besoin de confort climatisé et de fiabilité dans les services basiques
  • Vous voyagez en haute saison touristique sans accepter les ruptures de stock et ralentis administratifs
  • Vous attendez une destination relaxante sans tensions sociales ou frictions avec la population locale
À découvrir aussi
Aéroport de Mamoudzou-KoungouTerminal Maritime de MamoudzouÎle de NgazidjaPlage d'AcouaPlage de SazileyGrande Mosquée bleue de MamoudzouMarché de MoroniMusée Shungu MindjaPort industriel de MamoudzouQuartier du centre-ville de MamoudzouÎle de MayotteOcéan Indien

Photos communautaires : Mamoudzou

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Mamoudzou
Mamoudzou
© D-Stanley
Plage de Mayotte
Plage de Mayotte
© *SHERWOOD*
Plage de Mayotte
Plage de Mayotte
© *SHERWOOD*
Plage de Hamouro Mayotte
Plage de Hamouro Mayotte
© *SHERWOOD*
Le port de Mamoudzou (Mayotte)
Le port de Mamoudzou (Mayotte)
© dalbera
Dans le Lite Ace
Dans le Lite Ace
© *SHERWOOD*
Mimi
Mimi
© *SHERWOOD*
Mamoudzou City Hall
Mamoudzou City Hall
© D-Stanley
Questions fréquentes

FAQ — Mamoudzou

Quel est le coût d'un vol depuis La Réunion vers Mayotte ?

Air Austral propose des vols aller simple pour environ 180 euros, avec une durée de 45 minutes. L'aéroport de Mamoudzou-Koungou est petit et peu organisé, sans navette officielle. Les taxis depuis l'aéroport coûtent environ 25 euros jusqu'au centre-ville.

Quelle est la meilleure période pour visiter Mamoudzou ?

L'arrivée en janvier coïncide avec la saison des pluies (mousson) : 31 degrés et 87% d'humidité. Les trois premiers jours sont particulièrement difficiles. Il est conseillé de préférer les mois plus secs pour plus de confort climatique.

Comment se déplacer entre Mamoudzou et les îles voisines ?

Des bateau-navettes de la compagnie Somaport relient Mamoudzou à Ngazidja toutes les deux heures pour 8 euros par personne. Les trajets partent du Terminal Maritime de Mamoudzou. Les attentes peuvent être longues et chaotiques.

Combien coûte la nourriture à Mayotte ?

Les repas locaux coûtent entre 12 et 15 euros l'assiette. Les samoussas sont à 3 euros pièce chez Amina Restaurant à Ngazidja. Les mangues frais au marché coûtent 4 euros le kilo. Globalement, Mayotte reste très chère avec un budget d'environ 900 euros par personne pour 9 jours.

Où se loger à Mamoudzou ?

L'Hôtel Panorama est situé rue de Verdun au centre-ville, mais peut avoir des problèmes d'air-conditionné et d'odeurs de moisi. Il est recommandé de vérifier l'état des équipements avant réservation et de préférer les établissements avec fiabilité climatique en période humide.

Quels lieux à visiter absolument à Mamoudzou ?

La plage d'Acoua à Ngazidja offre une baignade tranquille en eau à 28 degrés sans touristes. La Grande Mosquée bleue du centre-ville et le Marché de Moroni sont incontournables. Le Musée Shungu Mindja coûte 5 euros et présente des poteries comoriennes, fermé l'après-midi.

Est-ce sûr de voyager seul ou en petit groupe à Mayotte ?

L'atmosphère n'est pas hostile mais peu accueillante pour les touristes. Une certaine fatigue locale est perceptible. Les quartiers touristiques comme Acoua et Saziley sont sûrs. La signalisation faible rend la navigation difficile, notamment en transports en commun sans préparation.

Quel budget prévoir pour 9 jours à Mayotte ?

Comptez environ 900 euros par personne pour vol, hôtel basique, transports locaux et nourriture. Les prix des hôtels, supermarchés et restaurants touristiques sont gonflés. Les ruptures de stock sont fréquentes, forçant à improviser ses repas.