Comment ça s'est passé.
On a décollé de Paris-Orly un lundi matin avec Air Austral, vol AF6550, direction Mayotte. Arrivée à 18h30 à Dzaoudzi après une escale à La Réunion. Déjà, le contrôle d'immigration nous a pris une heure – ils vérifiaient chaque passeport comme si on était des suspects de première classe. L'odeur de sel et d'essence diesel au débarcadère m'a frappée d'entrée. Le taxi depuis l'aéroport jusqu'à Mamoudzou a coûté 45 euros, trajet de 45 minutes sur une route poussiéreuse. On s'est installés à l'hôtel Mara Plage, rue du Vieux Bazar. Petits bungalows un peu datés (160 euros la nuit), mais la vue sur le lagon valait le coup. La première nuit, le bruit des vagues sur le récif m'a empêchée de dormir jusqu'à 3 heures du matin – trop new pour mon corps. Mamoudzou : chaos organiséLe centre-ville de Mamoudzou, c'est serré, dense, avec des petits commerces qui débordent sur la rue. Mercredi matin, on s'est levés à 5h30 pour le marché du Lundi (qui se tient aussi le mercredi et samedi). Le marché de Mamoudzou sent l'épice, le poisson frais et la transpiration. Les vendeurs proposaient des tresses d'ail, des tomates, du poisson-perroquet vivant dans des seaux. On a acheté des mangues vertes à 0,80 euros pièce et du gingembre frais. Le goût – pointu, presque trop – a marqué mon palais pour toute la journée. Restaurant Kwé-Kwé, Place Ibrahima : poulet rôti mayonnais accompagné de riz et dhal pour 12 euros. C'était bon, honnêtement, mais ils m'ont servi le poulet tiède après 20 minutes d'attente. Petit moment d'énervement, pas grave. Au bar Le Lagon (boulevard de Strasbourg), la bière Castel locale coûte 3 euros. C'est là qu'on a rencontré d'autres voyageurs qui nous ont conseillé d'aller à Petite-Terre avant d'y aller – sinon surpeuplé après 10h30. Petite-Terre : la galère du ferryVendredi, on devait prendre le ferry de 6h45 depuis le port de Mamoudzou direction Petite-Terre. On a attendu deux heures – il n'y avait qu'un bateau et une pompe cassée. Les passagers s'entassaient sous le hangar, dans une chaleur humide de 31 degrés. Une femme à côté de moi s'endormait sur mon épaule. Finalement, le ferry « Gérard Roussin » a larré à 8h45. Trajet de 40 minutes, 8 euros l'aller-retour. Petite-Terre, c'est deux îles reliées par une route – Dzaoudzi et Pamanzi. La plage d'Atabara, au sud, était pratiquement vide à 10h (enfin, oui, on a écouté le conseil). Sable blanc, eau à 27 degrés, lagon d'un turquoise qui ne ressemble à rien de ce que j'ai vu. Pas de clichés marketing ici, juste l'eau claire où on voyait les coraux à 3 mètres de profondeur. On y a passé 5 heures, avec pique-nique acheté à la petite supérette Carrefour Express de Dzaoudzi – sandwichs à 7 euros, mangues à 0,50 euros. Pas cher, pas bon, mais ça remplissait le ventre. Kani-Bé et la réserve marineSamedi, excursion en bateau privé (60 euros par personne, trouvé via l'hôtel). Guide Fahad, 38 ans, qui parlait français avec un accent comorien très marqué. On a fait du snorkeling au jardin de corail de Kani-Bé. Sous l'eau, les poissons de toutes les couleurs se cognaient presque contre mon masque. La température de l'eau – tiède mais pas étouffante. Fahad nous a montré comment les petits poissons-clowns se cachaient dans les anémones. « Voilà la vraie Mayotte », a-t-il dit. Il y avait quelque chose de vrai là-dedans. En revenant vers le bateau, une girelle (petit poisson violet) a frappé ma palme. Fahad a rigolé. « Elle défend son territoire. Vous êtes trop gros pour elle. » Musée de Mayotte et derniers détailsDimanche matin, on a visité le Musée de Mayotte, avenue Achimel Kassoumi. Entrée 5 euros. Les collections de pirogues traditionnelles et d'objets du quotidien d'avant la colonisation sont intéressantes, mais mal mises en scène. L'endroit était fermé entre 12 et 15h (pause déjeuner). On a dû revenir après. Les repas nous ont coûté cher globalement. Restaurant L'Eau Vive (spécialités créoles, 18-22 euros le plat). Restaurant Chez Aîssatou (petit établissement moins touristique, 10-14 euros). Au café Nuit et Jour, près du port, les cafés crème étaient corrects à 2,50 euros. La bière coûte partout 3-4 euros. Les fruits et légumes au marché restaient le meilleur rapport qualité-prix. Regret : on n'a pas eu le temps de faire l'île de Grande-Terre convenablement. On aurait dû louer une voiture (45-50 euros/jour). On a pris des bus « autocar » minibus qui partent quand ils sont pleins – jamais d'horaire fiable. Une fois, un bus n'est jamais venu. On a perdu 2 heures d'une après-midi.
Les bons plans repérés sur place.
Plage d'Atabara (Petite-Terre) : sable blanc, eau à 27 degrés, lagon de 3 mètres de profondeur à gué
Marché de Mamoudzou (mercredi ou samedi avant 8h) : mangues à 0,80 euros, gingembre frais, ambiance chaude
Snorkeling à Kani-Bé avec bateau privé : récif de corail intact, poissons-clowns, 60 euros/personne
Restaurant Kwé-Kwé (Place Ibrahima) : poulet rôti mayonnais, dhal, riz pour 12 euros
Ferry Petite-Terre depuis port Mamoudzou : 8 euros aller-retour, partez à 6h45 (vraiment à 8h45)
Photos — Mamoudzou
Et au final.
Mayotte m'a donné ce que je cherchais : du lagon immense et calme, une vie locale différente, des gens directs. Mais l'administration est une vraie galère, l'île est chère une fois sur place, et les transports en commun ne fonctionnent pas comme prévu. Je reviendrais, mais avec plus de patience et un budget plus souple.








