Comment ça s'est passé.
Arrivé à l'aéroport de Luxembourg à 14 h 30, j'ai pris le bus 16 direction le centre-ville (2 euros, 25 minutes). Le chauffeur m'a expliqué qu'on était en pleine période de rénovation des fortifications. Première impression : une ville compacte, pas du tout ce que j'imaginais. J'ai logé à l'Hôtel Parc Belle-Vue, rue de Trèves, chambre 312. Le gérant, Philippe, parlait parfait français avec accent belge. La vue donnait sur la place de Paris. Petit déjeuner servi de 6 h 30 à 10 h : pain au beurre dense, café vraiment bon (pas ce truc dilué qu'on trouve souvent), 18 euros par jour. C'est là que j'ai remarqué que tout était cher, vraiment cher au Luxembourg. Le premier jour, j'ai descendu les 41 marches de la rue Sigefroi pour explorer la Vallée de la Petite Suisse. Il faisait 12 degrés, humide, l'odeur de mousse mouillée des vieux escaliers était presque agréable. J'ai trouvé le Café Wenzel à côté de l'église Saint-Michel. Un espresso lungo à 3,50 euros. Trop cher pour ce que c'était, et le serveur a d'abord cru que je voulais un cappuccino. Moment un peu maladroit. Le moment marquant a eu lieu le troisième jour au cimetière de Grund. Je sais, ça semble bizarre, mais c'est un endroit vraiment calme, avec des tombes en pierre depuis le 17e siècle. Il y avait une femme qui nettoyait les fleurs fanées d'une tombe ancienne. Elle m'a dit que c'était son arrière-grand-mère. On a parlé 20 minutes. Elle m'a conseillé le restaurant Um Burggronn, spécialité locale : le jambon d'Ardennes accompagné de frites maison à 16 euros. Oui, c'est pas donné. J'ai mangé à La Maison Blanche sur la Place d'Armes le soir : tripes à la luxembourgeoise (une sorte de ragoût blanc avec du bouillon) à 14 euros. Le goût était... herbacé, presque trop riche en herbes de Savoie. Pas désagréable, juste intense. Le personnel était courtois mais distant. Les forts de la Ville-Haute m'ont déçu au premier abord. Je pensais voir de vraies ruines médiévales. C'est en réalité des murs fortifiés du 17e siècle, bien conservés mais reconstruits. J'ai pris le tramway 1 (ligne circulaire, 2 euros le ticket) et compté les arrêts pour gagner du temps. Total : 8 minutes pour faire le tour complet. Utile pour les touristes fatigués. Le musée d'Histoire et d'Art du Luxembourg a fermé ses portes à 17 h. J'avais 10 minutes de retard en arrivant. C'est devenu une galère : accès 14 euros, mais fermé. Le panneau extérieur ne mentionnait pas les horaires. J'ai dû revenir le lendemain matin à 10 h. La station de train centrale, Gare de Luxembourg, est impressionnante architecturalement. J'ai pris un train régional vers Echternach via le opérateur CFL. Trajet 45 minutes, 8 euros. La campagne luxembourgeoise défile : des champs ordonnés, des villages compacts. Moins dramatique que je l'imaginais. À Echternach, j'ai visité l'abbaye bénédictine (entrée gratuite, 5 euros pour le guide audio en français). L'abbé qui rôdait dans le cloître sentait l'eau de Cologne et le bois vieux. Il m'a montré un manuscrit du 9e siècle sous verre. Moment authentique, sans mise en scène.
Les bons plans repérés sur place.
Vallée de la Petite Suisse et ses 41 marches escarpées (senteur de mousse, frais garanti)
Café Wenzel, place de Grund, pour un espresso et observer les vieilles pierres de l'église Saint-Michel
Abbaye d'Echternach (accessible par CFL trains régionaux, 45 min depuis Luxembourg-Ville)
Tramway 1, boucle complète des fortifications (2 euros, 8 minutes de paysages urbains concentrés)
Um Burggronn pour le jambon d'Ardennes et les frites maison (16 euros, conseil d'une habitante fiable)
Photos — Luxembourg-Ville
Et au final.
Le Luxembourg ne m'a pas écrasé par sa grandeur, mais il y a une forme d'équilibre tranquille que j'ai appréciée. Les habitants sont réservés mais honnêtes. Le prix reste un frein majeur : manger un sandwich coûte 8 euros, un café 3,50 euros minimum. Je reviendrais, mais pour un court séjour, trois jours auraient suffi.








