Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport Humberto Delgado de Lisbonne un mercredi matin vers 7h. Pas de file aux douanes, chance. J'ai pris l'Aerobus 91 jusqu'à Marquês de Pombal (6,50 euros, trajét 45 minutes). L'odeur du café et des pastéis de nata a envahi le bus dès qu'on a approché du centre. Jours 1-3 : Alfama et le Tejo J'ai logé à la Pensão Residencial Camões dans le quartier d'Alfama, à deux pas de la Catedral Sé de Lisboa. Chambre simple, douche froide certains matins, mais le proprio parla français et ne m'a pas surfacturé contrairement aux hôtels de chaîne. Les ruelles sont tellement étroites qu'on croise des voisins au coude à coude. Le premier jour, j'ai dû demander trois fois mon chemin – les gens parlent vite, mélangent le portugais et le français sans prévenir. Un moment frustrant, honnêtement. Le mardi matin, levée à 5h30 pour voir le lever du soleil depuis le Miradouro da Senhora do Monte. Il faisait encore frais, presque froid (14°C). La brume recouvrait le Tejo et le Ponte 25 de Abril. Pas de lever « spectaculaire », juste du gris qui s'éclaircit. Mais c'était calme. Très calme. Petit-déj au Café Martinho da Arcada (le café datant de 1782, près de la Baixa). Galette aux œufs à 3,80 euros, café crème à 1,50 euro. C'est une chaîne quasi-touristique maintenant, ça se voit. Les tables collent trop l'une à l'autre. Jours 4-6 : Padrão dos Descobrimentos et Belém J'ai pris le tram 28 vers Belém (un cauchemar : 45 minutes pour 8 km, bondé de touristes avec des valises). Arrivée à 11h. Visite du Padrão dos Descobrimentos, montée au sommet (164 marches, 12 euros). Vue sur l'Estuaire et le Mosteiro dos Jerónimos en calcaire blanc dégagé. L'escalier était glissant, j'ai dû me tenir à la rampe. Déjeuner chez Nata's, la petite boutique spécialisée dans les pastéis de nata. Une pâtisserie croustillante, garnie de crème pâtissière à la cannelle – 1,10 euro la pièce. J'en ai mangé trois. C'était gras, sucré, impossible à refuser. On sent les épices longtemps après avoir avalé. Un touriste allemand s'est plaint que ce n'était « pas authentique », que c'était juste du commercial. Il avait raison, mais ça m'était égal. Jours 7-9 : Cascais et Estoril Prise du train de la Linha de Cascais depuis la gare de Cais do Sodré. Ticket aller-retour 2,35 euros. Vingt minutes jusqu'à Cascais. La côte apparaît progressivement : les falaises ocres, puis les plages de sable gris-beige, puis le bruit des vagues qui rentre par les vitres ouvertes du train. C'est là qu'on sent vraiment l'air salé. J'ai dormi à la Pousada da Juventude de Cascais (25 euros par nuit en dortoir, petit-déj inclus). Douche chaude fiable et wifi correct. Les autres résidents étaient surtout des Espagnols et des Français, pas de grands échanges. Plage de Praia do Tamariz le premier jour, eau à environ 16°C (glaciale). Je n'ai pas nagé, juste marché le long du rivage pendant une heure. Une femme âgée vendait des fruits de mer à côté des rochers – des violets, des petits coquillages gris. Je n'ai pas osé en acheter, crainte des intoxications alimentaires (galère mentale auto-infligée). Restaurant O Furador à Estoril pour le dîner (Rua da Rosa). Soupe de poisson locale (açorda de marisco) à 8,50 euros, pastéis de bacalhau à 6 euros. Le serveur a mélangé les assiettes avec une autre table, on a dû attendre 10 minutes. La soupe avait un parfum d'algues et de crevette fumée, très riche. Les pastéis étaient trop gras pour une seule personne affamée. Jours 10 : Retour et marché Avant de partir, visite au Mercado da Ribeira à Lisbonne, mardi matin vers 9h. Fruits tropicaux importés du Brésil, fleurs découpées, fromages d'Açores. Un vendeur me propose de goûter du queijo da ilha – c'est doux, coulant, addictif. Prix à la pèse : 18 euros le kg. Ça n'est pas donné mais c'est bon. Aéroport avec trois heures de marge. Vol Ryanair vers Paris à 15h30, ponctuel.
Les bons plans repérés sur place.
Miradouro da Senhora do Monte avant 6h du matin pour la tranquillité et la vue sur le Tejo (pas de foule)
Pousada da Juventude de Cascais, 25 euros, wifi stable et petit-déj simple mais copieux
Mercado da Ribeira le mardi matin pour goûter les fromages d'Açores à la pèse, loin du cirque touristique de midi
Café Martinho da Arcada malgré son côté chaîne, pour les galettes aux œufs et l'histoire du lieu (Pessoa y venait)
Ligne de train Cais do Sodré vers Cascais, 2,35 euros, paysage côtier progressif et accès direct à la plage
Photos — Lisbonne
Et au final.
Lisbonne m'a plu sans m'étonner. Les gens sont directs, les collines fatiguent les jambes, la cuisine est chère pour ce qu'on mange. J'ai passé dix jours à pied dans des rues tortueuses, j'ai bu beaucoup de café, j'ai eu un jour un blister à l'orteil. Ce qui m'a le moins plu : l'overdose touristique dans certains coins (Belém, Baixa), où on ne parle plus qu'en anglais et où les serveurs arrondissent la note.








