Comment ça s'est passé.
Je suis arrivée à Lisbonne début octobre avec juste un sac à dos et l'adresse d'une guest house à Alvalade. Franchement, je m'attendais à une capitale étouffante, mais j'ai découvert une ville attachante où chaque ruelle raconte une histoire. Voici mon expérience jour par jour. Jours 1-2 : Baixa et les azulejosPremier jour, j'ai flâné dans le quartier historique de la Baixa, en redescendant depuis le château de Saint-Jorge. Les pavés jaunes lisses sous mes pieds, les carrelages bleus qui coloraient les façades... c'était cinématographique. J'ai pris mon premier pastéis de nata à la Pastéis de Nata de Belém (la vraie, celle avec la queue). Trois euros, et c'était divin. Le secret ? la pâte croustillante, la crème brûlée. J'y suis retournée deux fois. Le deuxième jour, j'ai grimpé le tram jaune 28 jusqu'à Graça. Ce tram est une institution : bondé, chaotique, mais l'expérience authentique par excellence. En bas, la place du Rossio offrait une vue panoramique sur le fleuve Tejo. J'ai dîné dans une petite tasca (restaurant familial) où une grand-mère portugaise m'a expliqué comment bien manger une sardine grillée. Les sardines coûtent environ cinq euros le kilo au marché. Jours 3-4 : Belém et les monumentsImpossible de visiter Lisbonne sans Belém. J'ai pris l'electric tram 15 direct depuis le centre (deux euros aller-retour). La Torre de Belém, le Mosteiro dos Jerónimos, le Monumento das Descobertas... tout est concentré là. J'ai acheté un billet combin pour neuf euros et j'ai passé quatre heures à explorer. Le monastère est impressionnant avec ses cloîtres gothiques tardifs. Pour le déjeuner, j'ai mangé une arroz de marisco dans un petit resto face au Tejo. Quinze euros. Le riz avait ce goût de la mer, avec des palourdes et des crevettes. Le Portugal, c'est ça : une gastronomie simple et généreuse, loin des pièges à touristes. Jours 5-6 : Sintra et cascais (excursions)Jour 5, j'ai pris le train jusqu'à Sintra (cinquante minutes, trois euros). Palais da Pena perché sur la montagne, Quinta da Regaleira avec ses puits initiatiques... j'aurais pu rester une semaine. Conseil : prenez l'autobus 434 ou marchez (trois kilomètres) plutôt que le touristique petit train. Vous verrez bien plus de choses et vous économiserez douze euros. Jour 6, direction Cascais en train côtier (trente minutes, deux euros). C'est la version plus chic de Lisbonne, avec des plages et une promenade agréable. J'ai mangé des huîtres avec du vin blanc local (l'Adega Mae) pour dix-huit euros. Pas mal. Jours 7-8 : Alcântara et street artJ'ai loué un vélo pour deux jours (quinze euros) et j'ai exploré Alcântara, le quartier du street art. Les murs de pink street sont devenus instagrammables, mais ce qui m'a vraiment plu, c'est de déambuler sans plan, de tomber sur des petites cours avec des fresques magnifiques. Un artiste m'a expliqué qu'il faut respecter les créations des autres et demander la permission avant de peindre. Nuit à Príncipe Real, le quartier gay-friendly, dans une autre guest house (quarante euros la nuit en average). Les cafés y sont meilleurs, plus branchés. J'ai trouvé une place avec une tasse de café à deux euros et des gens intéressants. Jours 9-10 : Lisbonne secrète et reposAvant de partir, j'ai cherché les coins que les guides ne mentionnent pas. J'ai découvert le Jardim da Estrela, un parc magnifique et vide, parfait pour lire ou faire la sieste. Gratuit, avec des cygnes et des vieilles dames qui tricotent sur les bancs. Budget global : environ 650 euros pour dix jours (logement guest house 400 euros, nourriture 180 euros, transports 40 euros, musées 30 euros). C'est vraiment pas cher pour une capitale européenne. Conseils pratiquesAchetez une carte de transport (Viva Viagem) : elle coûte cinq euros et vous faites toutes les recharges à l'intérieur sans frais additionnels.Les restaurants touristiques de la Baixa sont des pièges. Allez vers l'Est (Marvila) ou les petits quartiers pour les authentiques.Octobre c'est parfait : pas trop chaud, moins de touristes qu'en été.Apprenez quelques mots en portugais. Les gens apprécient vraiment.Ne manquez pas les miradouros (belvédères) : gratuit et magique au coucher du soleil.
Les bons plans repérés sur place.
Pastéis de nata de Belém : la quête du carré parfait de pâte et crème brûlée
Tram 28 jaune bondé : l'expérience la plus authentique de Lisbonne
Sintra en train : trois euros pour des palais royaux perchés dans les nuages
Street art d'Alcântara : découvrir la ville en vélo sans plan
Miradores au coucher de soleil gratuits : le Tejo en flammes, les carrelages bleus qui chatoient
Photos — Lisbonne
Et au final.
Lisbonne m'a touchée par son authenticité et son humanité. J'ai cru découvrir une ville figée dans le temps, mais j'ai trouvé une capitale vibrante, moderne, encore elle-même. Je reviendrais, probablement en hiver pour voir comment elle se transforme.








