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Les Indiens du Chapias (Mexique 2008)

Le Chapias est une région montagneuse et verdoyante située sur le haut plateau central de la Sierra Madre del Sur. La capitale du Chapias est Tuxtla Gutierrez, mais la ville la plus remarquable est San Cristobal de las…

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loulette75
Publié en 2016
15 jours5/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Le Chapias est une région montagneuse et verdoyante située sur le haut plateau central de la Sierra Madre del Sur. La capitale du Chapias est Tuxtla Gutierrez, mais la ville la plus remarquable est San Cristobal de las cases à 2113 m d'altitude. Le climat y est très rude. C'est ici que l'on trouve les ultimes descendants des Mayas. Les Indiens Chamulas de San Juan Chamula sont des Tzotziles. Leur mode de vie, leurs croyances religieuses sont semblables à celles de leurs ancêtres. Le Chapias est la région la plus pauvre du Mexique, 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, malgré les richesses agricoles existantes (café, banane, tabac, cacao) qui sont aux mains de quelques riches propriétaires.. Impossible de parler du Chapias sans évoquer les événements de 1994 et 1997 qui ont marqué le monde entier. Poussés par la pauvreté et l'injustice de leur condition, les Indiens se sont révoltés,avec à leur tête, le sous commandant Marcos, le cavalier masqué, pour lutter pour le droit des minorités indiennes à une vie plus décente. La répression a été brutale, il y eut ds morts. Aujourd'hui, bien que la guerre d'usure entre le gouvernement et les Zapatistes ne soit pas vraiment terminée, le calme semble revenu, mais la région n'est pas considérée comme sûre, la présence constante de l'armée le rappelle au visiteur. Le Chapias bénéficie d'une certaine autonomie « sous surveillance ». Aujourd'hui des poupées à l' effigie du cavalier masqué, sont vendues sur le marché. Des pratiques religieuses extraordinaires à l'église de San Juan Chamula. L'un des villages indigènes du Chapias qu'il faut absolument voir est San Juan Chamula, en particulier son marché et son église très originale. De loin elle ressemble à un batiment religieux catholique, mais le dernier pretre a quitté le village en 1867, et l'éveque n'a le droit d'entrer dans cette église qu'une fois par an pour les baptèmes. Ici, la religion chamanique indigène est plus forte qu'ailleurs, et on vient consulter les esprits en cas de maladie ou de problème. Ce culte associe les saints, les statues et les symboles catholiques au culte des esprits et des mythes mayas. Par exemple, le symbole de la croix est très présent car les Tzotziles l'associent à l'arbre de vie des mayas. Mais l'église de San Juan de Chamula est le théâtre de bien étranges pratiques. Après avoir réglé le droit d'entrée (applicable seulement aux étrangers), nous poussons la porte pour plonger dans un univers étrange où les fumées denses de l'encens ajoutent à l'atmosphère extraordinaire du lieu. A l'intérieur, l'ambiance est saisissante. L'église a été entièrement vidée de ses bancs et de ses chaises, toutes les statues des saints sont alignées le long des murs. Les cloches ont été détachées et sont posées à même le sol au milieu d'aiguilles de pin odorantes qui jonchent le sol. Sous les grandes étoles tendues sous la voute, des dizaines de familles indigènes sont assises à même le sol, face à des petites bougies minuscules, collées par terre à la cire, et de l'encens pour dialoguer avec l'esprit de son choix à qui on a apporté toutes sortes d'offrandes, nourriture, animaux et photos. L'église est un lieu de prières mais aussi de rencontres, c'est un lieu de vie personne ne semble offusqué par ceux qui mangent, les autres qui boivent ou fument, les femmes qui allaitent au milieu des incantations sacrées et chants rituels. Une autre croyance maya : il faut être complètement vidé des mauvaises humeurs et pour cela, il est nécessaire de roter pour expulser le mal. Il faut donc boire du coca ou autre soda pour roter et se débarrasser de ses maux. En sortant, nous sommes vraiment subjugués par ce voyage dans le temps. Seul regret : les photos sont strictement interdites et toute tentative vous exposerait à une réaction violente des Indiens dont les croyances leur indiquent que l'appareil photo est un voleur d'âmes, et l'on peut même se retrouver en prison. Donc, le respect de leur culte est préférable à une petite photo.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

san juan chamula

2

san cristobal

Conclusion

Et au final.

Excellent séjour très complet, quoique un peu cher rapport qualité prix. Mais des moments inoubliables