Kotor et ses Bouches : 10 jours entre fjords et routes défoncées
CarnetMontenegro202610 jours

Kotor et ses Bouches : 10 jours entre fjords et routes défoncées

On arrive le 15 mars à 14h30 à l'aéroport de Podgorica avec nos deux grosses valises. Vol Air Serbie, rien de fou, mais on est contents d'être là. La navette directe vers Kotor coûte 25 euros par personne, trajet d'une…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On arrive le 15 mars à 14h30 à l'aéroport de Podgorica avec nos deux grosses valises. Vol Air Serbie, rien de fou, mais on est contents d'être là. La navette directe vers Kotor coûte 25 euros par personne, trajet d'une heure et demie sur une route qui ondule pas mal. Le chauffeur sent l'eau de Cologne bon marché et klaxonne tous les dix kilomètres sans raison apparente. On s'installe à la Citadel Guest House, une petite maison dans les ruelles de la vieille ville, à 60 euros la nuit pour une chambre double. La proprio est adorable mais elle nous prévient d'emblée : l'eau chaude arrive à 18h, pas avant. On prend note. Les murs épais sentent l'humidité de la pierre séculaire et le savon à la lavande. C'est pas désagréable. Le lendemain, on grimpe tôt vers la Forteresse de Saint-Jean, levés à 6h du matin. L'escalade dure 45 minutes, les jambes brûlent. Arrivés en haut, le silence est total. On entend juste le bruit des vagues en bas et des cloches lointaines. Vue sur les Bouches de Kotor, cette baie qui ressemble effectivement à un fjord—on ne peut pas le nier même si c'est devenu cliché. L'air est frais, on voit notre respiration. Premiers accrocsLe 17 mars, on loue une voiture à la Hertz de Podgorica pour explorer. Le mec à l'accueil nous facturable un truc appelé « frais d'assurance supplémentaire » qu'on n'avait pas demandé. Après 15 minutes de négociation en anglais laborieux, on descend à 12 euros par jour. La voiture sent l'intérieur de voiture—cette odeur âcre et synthétique qu'on retrouve partout. Elle a 185 000 km au compteur et une rayure profonde sur le côté droit. On prend des photos avant de partir. On fonce vers Perast, petit village avec deux îles-forteresses au milieu de l'eau. Route côtière magnifique, mais attention : il y a des nids-de-poule impressionnants entre Kotor et là-bas. La route n° 8 est pratiquement un chemin défoncé sur les trois derniers kilomètres. On croise un bus local qui manque de nous rentrer dedans. Le chauffeur ne ralentit pas, klaxonne une fois, voilà. À Perast, on mange une omelette au fromage de chèvre local pour 8 euros à la Taverna Fisic, avec une vue sur les deux églises dans l'eau. C'est bon, pas exceptionnel. Le goût du fromage est très salé, presque agressif. Budva et ses surprisesOn descend ensuite à Budva, la ville balnéaire « branchée ». C'est plus touristique qu'on l'imaginait. La plage principale ressemble à un parking de mers Adriatiques. Mais la vieille ville a du charme, les ruelles sont étroites, les pierres rouges par endroits. On rentre au Mogren Beach, la deuxième plage, moins fréquentée. Il fait 12 degrés, on n'y va pas vraiment. On croise une couple français au bar Casablanca qui nous dit de pas commander la spécialité du jour (poulpe grillé), que c'est un piège à touristes. On écoute pas et on commande. 16 euros le poulpe. C'est correct, tendre, avec du citron pressé. Pas un piège finalement. La bière locale, la Nikšička, coûte 2,5 euros au bar. C'est sucré, très sucré même, pas vraiment notre truc. Les montagnes et la vraie MonténégroLe 20 mars, on remonte vers les montagnes. Direction le Parc National de Durmitor, à deux heures de Kotor. La route grimpe, grimpe. On passe par Cetinje, l'ancienne capitale, avec ses monastères. Petit bémol : le monastère de Cetinje demande un « don » de 5 euros pour les laisser rentrer. C'est écrit nulle part. On pose la question, la femme à l'entrée hausse les épaules. On donne pas et on part. Ambiance un peu pesante. À Zabljak, on loge à la Eko Oaza Guest House, 45 euros la nuit. La proprio prépare un petit déj fait maison : fromage blanc local, miel, pains chauds à la sortie du four. Le miel a ce goût légèrement amer des montagnes. Ça change complètement des petits déj côte. On passe l'après-midi au Lac Noir (Crno jezero). Il n'y a personne. C'est froid, gris, les arbres sont encore sans feuilles. On marche deux heures autour. Les seuls bruits : nos pas, le vent dans les branches, un oiseau qu'on ne reconnaît pas. Retour et détails finauxSur le retour, on s'arrête à la Gare routière de Podgorica pour prendre des infos sur les bus pour Tivat. Il y a des vendeurs de sandwichs gras, c'est bruyant, chaotique. On achète un ticket pour le Flixbus du 25 mars (14 euros par personne). Le bus est arrivé 20 minutes en retard. Pas dramatique, on était prévenus. Dernière soirée à Kotor. On cuisine dans la maison avec les ingrédients du marché local (les tomates coûtent 1,5 euros le kg). On croise une vieille dame qui vend des pâtisseries dans la ruelle. Elle parle pas anglais, on mime les choses. Elle nous vend trois pâtisseries au fromage pour 3 euros. Elles sont excellentes, succulentes même. Elle sourit quand elle nous voit manger.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Forteresse de Saint-Jean au coucher du soleil (45 min de montée, 2 euros d'entrée)

2

Taverna Fisic à Perast : omelette au fromage et vue sur les deux îles

3

Lac Noir près de Zabljak : marche de 2h dans le silence total, eau gelée

4

Marché central de Kotor, mercredi matin : tomates, fromages locaux, pâtisseries

5

Route côtière entre Kotor et Perast : préparez-vous aux ralentissements (nids-de-poule)

Album · 7 photos

Photos — Kotor

Kotor et ses Bouches : 10 jours entre fjords et routes défoncées
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Conclusion

Et au final.

Dix jours intenses. Kotor c'est petit, les ruelles finissent par se répéter, mais la baie a quelque chose de serein. Les montagnes sont pures, les gens directs sans être froids. Le road trip était épuisant par moments (routes cassées, conducteurs agressifs), et l'eau froide de la Baie nous a dépus—on espérait nager plus. À 4 sur 5, surtout pour la nourriture locale et les monastères en montagne.

En résumé

Avis Kotor : carnet de voyage de 10 jours par marionvoyages84

Destination
Kotor
Pays
Montenegro
Durée
10 jours
Période
mars · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marionvoyages84
L'essentiel

Kotor en bref

Pourquoi choisir Kotor

  • Fjord adriatique unique : baie sereine et vue spectaculaire depuis la Forteresse Saint-Jean
  • Contraste côte-montagne : 2h pour passer de la mer à la nature sauvage du Durmitor
  • Nourriture locale authentique : fromage, miel de montagne, poulpe frais très accessibles
  • Faible affluence touristique hors saison : ruelles tranquilles, paysages préservés en mars
  • Road trip aventurier : routes défoncées et montagnes sinueuses pour voyageurs amateurs de défis

Pour qui ?

  • Couples aventuriers cherchant authenticité et solitude
  • Voyageurs indépendants aimant la route et les routes difficiles
  • Amateurs de photographie de paysages côtiers et montagneux
  • Explorateurs de culture locale hors sentiers battus
  • Backpackers avec petit budget et voiture de location

À éviter si…

  • Vous exigez le confort et les routes lisses
  • Vous souhaitez nager : l'eau est froide (12°C en mars) et peu accueillante
  • Vous préférez les destinations très touristiques avec infrastructure complète
  • Vous ne supportez pas la conduite agressive et les klaxons fréquents
À découvrir aussi
Bouches de KotorForteresse de Saint-JeanPerastBudvaMogren BeachParc National de DurmitorCetinjeZabljakLac Noir (Crno jezero)Aéroport de PodgoricaTivatBaie Adriatique

Photos communautaires : Kotor

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Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© Hotice Hsu
Something borrowed, something blue: Bay of Kotor
Something borrowed, something blue: Bay of Kotor
© VV Nincic
Glimpses of Kotor
Glimpses of Kotor
© D-Stanley
Kotor Harbor, Montenegro
Kotor Harbor, Montenegro
© trishhartmann
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© williamsdb
Kotor, Montenegro
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© williamsdb
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© williamsdb
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© williamsdb
Questions fréquentes

FAQ — Kotor

Quel est le meilleur moment pour visiter Kotor ?

Selon ce carnet, mi-mars offre un climat frais (12°C) et des foules réduites sur les plages. Les routes de montagne sont praticables, bien que l'eau reste froide pour nager. Les mois d'avril à octobre sont généralement plus chauds et touristiques.

Combien coûte un séjour à Kotor par jour ?

Budget modéré recommandé : guesthouses entre 45-60 euros/nuit, repas locaux 8-16 euros, voiture de location avec assurance 12-25 euros/jour. Compter 80-150 euros par personne et par jour pour un confort basique. L'eau chaude n'arrive que tard le soir dans certains hébergements.

La route côtière est-elle en bon état ?

La route n°8 entre Kotor et Perast présente des nids-de-poule importants sur les trois derniers kilomètres. Prévoir une voiture capable d'absorber les chocs. La conduite locale est agressive (klaxons fréquents, dépassements risqués), soyez vigilants.

Peut-on visiter les monastères de montagne facilement ?

Oui, le monastère de Cetinje est accessible depuis la route, mais un « don » non affiché de 5 euros peut être demandé à l'entrée. À Zabljak, le Lac Noir est accessible à pied (2h de balade, peu fréquenté). Les paysages de montagne offrent une expérience très différente de la côte.

Où loger dans la vieille ville de Kotor ?

La Citadel Guest House propose des chambres doubles à 60 euros/nuit dans les ruelles pittoresques. Attention : eau chaude fournie seulement à partir de 18h. Les petits déjeuners maison en montagne (Zabljak) sont de meilleure qualité que côte.

Quelle est la meilleure plage à Budva ?

La plage principale ressemble à un parking touristique en haute saison. La Mogren Beach (deuxième plage) est moins fréquentée et plus authentique. En mars, l'eau est trop froide pour nager (12°C).

Comment se déplacer entre Kotor et d'autres villes ?

Navette directe Podgorica-Kotor coûte 25 euros/personne (1h30). Les bus Flixbus relient les villes pour 14 euros (parfois 20 min de retard). Louer une voiture est essential pour explorer les routes côtières et montagneuses.

Quels sont les tarifs des restaurants ?

Omelette au fromage 8 euros, poulpe grillé 16 euros, bière locale (Nikšička) 2,5 euros au bar. Les pâtisseries au fromage vendues en rue 1 euro l'unité. Nourriture locale bonne marché et savoureuse, fromage très salé.