Comment ça s'est passé.
J'ai décidé de partir au Montenegro sans grandes attentes, et franchement, j'ai été agréablement surprise. Ce pays reste encore très sous-estimé par les touristes français, ce qui en fait une destination parfaite pour ceux qui fuient les circuits touristiques massifs. Jour 1-2 : Arrivée à Podgorica, premiers pas à KotorJ'ai atterri à Podgorica. Le trajet en bus jusqu'à Kotor (2h30, environ 15 euros) offrait déjà des paysages montagneux spectaculaires. Kotor m'a laissée sans voix : c'est une petite Venise aux portes des montagnes. La vieille ville médiévale est parfaitement préservée, avec ses ruelles étroites, ses cafés cosy et cette ambiance véritablement authentique. J'ai dormi à l'hôtel Cattaro pour 60 euros la nuit (avec vue sur la baie). Premier conseil : montez jusqu'au château de San Giovanni en fin d'après-midi pour profiter du coucher de soleil. Jour 3-4 : Baie de Kotor et villages côtiersJ'ai loué un petit bateau (40 euros avec skipper, négociable) pour explorer la baie. Nous avons visité l'île Notre-Dame-du-Rocher et l'île de Sainte-Mère-de-Dieu. Les monastères orthodoxes sont magnifiques, même si moins photogéniques que les églises catholiques. Deuxième jour : excursion à Perast, petit village blanc et bleu typique (15 minutes en bus). J'ai mangé du poulpe grillé face à la mer pour 12 euros. Les fruits de mer sont ici très bon marché comparé à la Côte d'Azur. Jour 5 : Randonnée au lac SkadarJournée plus active. J'ai pris un taxi collectif jusqu'au lac Skadar (35 euros, partagé à trois). Paysages de savane méditerranéenne, très différent de la côte. Nous avons visité le village de Virpazar où j'ai loué un kayak (25 euros 4h). Le lac est peuplé de pélicans : magique. Budget serré cette journée, mais totalement valeur ajoutée. Jour 6-8 : Budva, la vie balnéaireBudva, c'est la version plus animée et touristique de Kotor, mais sans être pour autant étouffante. La vieille ville est charmante, bien que moins préservée. Les plages de sable (Mogren, Slovenska pljaca) sont excellentes. J'ai séjourné dans une chambre chez l'habitant sur Airbnb (45 euros/nuit), et franchement, c'était sympa d'échanger avec les locaux. Budva a une vraie vie nocturne : bars, restaurants, mais sans la débauche de Mykonos. Les prix restent raisonnables : bière locale 2 euros, repas complet 15-20 euros. J'ai pris un jour pour visiter les ruines d'Ulcinj au sud (45 min en bus, 3 euros), première ville musulmane du pays. Jour 9 : Monténégro montagneuxExcursion à Lovćen depuis Budva (taxi partagé, 30 euros). Route serpentine de 25 virages offrant des vues à couper le souffle. J'ai marché 2h à travers les forêts de pins jusqu'au mausolée du Petar II Petrović Njegoš. L'atmosphère est presque mystique. Budget : 30 euros trajet + 5 euros entrée. Jour 10 : Détente et retourDernière matinée à Budva, puis bus de retour à Podgorica (3 euros, 2h). Vol retour en fin d'après-midi. Budget globalHébergement : 525 euros (7 nuits moyenne 75 euros, une nuit 60, deux 45)Repas : 210 euros (moyenne 21 euros/jour, mix restaurants et petits déj café)Transports locaux : 150 euros (bus, taxis, bateau, locations)Activités : 100 euros (entrées musées, randos guidées)Total : 985 euros pour 10 jours (transports aériens non inclus)Conseils pratiquesMonnaie : l'euro officiel (facilite vraiment les calculs pour nous Français)Langue : l'anglais se parle partout sur la côte, moins à PodgoricaSaison : je suis allée en mai, parfait (juin-septembre trop touristique et chaud)Voiture : non nécessaire sur la côte, les bus sont fiables et bon marchéBonnes adresses : restaurant Galion à Kotor (poulpe merveilleux), café Oliva à Budva (pasteis de nata comme au Portugal)
Les bons plans repérés sur place.
Les ruelles médiévales de Kotor et son château au coucher de soleil
Excursion en bateau dans la baie de Kotor pour les îles monastères
Randonnée kayak au lac Skadar parmi les pélicans
Route des 25 virages jusqu'au mont Lovćen avec panoramas à vertige
Poulpe grillé au bord de l'Adriatique pour 12 euros
Et au final.
Le Monténégro m'a offert cette douceur de vivre méditerranéenne sans l'agitation des destinations surexploitées. C'est authentique, abordable, et géographiquement fou. J'y retournerai, peut-être en hiver cette fois pour voir les montagnes enneigées.