Comment ça s'est passé.
Nous avons décollé de Paris via Air France à 21h30, direction Colombo. Arrivée le lendemain matin à 16h15 à l'aéroport de Bandaranaike. Premier choc : la chaleur moite qui s'abat sur le tarmac, une moiteur collante à 34°C avec 85% d'humidité. Nous avons pris un tuk-tuk noir jusqu'à l'hôtel The Kingsbury (5 nuits, chambre twin à 8500 LKR soit environ 25€ la nuit), où le climatiseur était bruyant mais efficace. Jour 2, bus de 6h de Colombo à Kandy via la ligne express CTB (numéro 1 depuis la gare routière de Bastian Mawatha). Le trajet a duré 7h30 au lieu de 6h à cause d'un carrefour encombré près de Kegalle. La route sinueuse nous a ballottés, plusieurs passagers ont vomi. Arrivés à Kandy vers 14h, nous avons mangé un curry de poulet aux épices au restaurant de rue Laksha (juste à côté du lac) pour 450 LKR (1,50€). C'était brûlant, littéralement et gustativement : les poivrons rouges ont déclenchés des larmes. Le serveur a souri en voyant notre réaction. Le Temple du Reliquaire Sacré : première vraie galèreLe Temple de la Dent (Sri Dalada Maligawa) s'élève face au lac artificiel créé au XVIIe siècle. Nous nous sommes levés à 5h15 pour la cérémonie matinale à 6h30, pieds nus sur les dalles fraîches (soudainement agréables à cette heure). À l'intérieur, l'odeur d'encens lourd et sucré vous saisit immédiatement, mélangée à celle des offrandes de fleurs en décomposition. Environ 200 fidèles priaient en silence. Mais voilà : le guide touristique qu'on avait payé 3500 LKR la veille (via l'hôtel) ne s'est jamais présenté. Nous avons dû nous débrouiller avec notre petit Lonely Planet déplié et des explications confuses du gardien qui ne parlait que le cinghalais. Frustrant. Les vrais moments se sont passés après, quand une femme âgée nous a expliqué en anglais approximatif pourquoi sa famille venait chaque mardi. Nous avons passé 4 jours à Kandy. Randonnée jusqu'au Temple de Bahiravokanda (45 min à pied, démarrage à 7h), visite du jardin botanique (entrée 1800 LKR, 5,50€), séances photo devant les collines vertes et humides. L'air là-bas sente bon la terre mouillée, même sans pluie. Dîner au restaurant Crown Jewels (au cœur du marché) : biryani de crevettes à 950 LKR, très bon, mais la serveuse s'est trompée de commande deux fois. La ligne de train de montagne vers Nuwara EliyaNous avons pris le train historique depuis la gare de Kandy (départ 9h05, arrivée 16h45, trajet de 7h40). Ticket de 1ère classe : 2400 LKR par personne. Les rails grinçaient, le wagon oscillait comme un hamac. Par la fenêtre, les plantations de thé descendaient à perte de vue. Nous avons acheté du thé chaud à une femme qui montait dans le train à chaque arrêt avec un plateau. Elle vendait aussi des petits gâteaux (lunuwan à la noix de coco, 200 LKR). Moment doux : assis sur la plateforme arrière entre Kandy et Peradeniya, les pieds ballants, regardant les rails disparaître derrière nous. Nuwara Eliya était froide (18°C), un contraste violent après Kandy. Trois nuits à l'hôtel Grand View (3200 LKR, chambre avec chauffage). Nous avons loué des scooters (chez Jayith Rental, 1200 LKR/jour) pour explorer Horton Plains et la cascade de Baker. Moto un peu branlante, vitesse maxi 60 km/h. Pneu crevé au retour. Le propriétaire nous a proposé de rester chez lui boire du thé et attendre le garagiste. Accueil inattendu. La côte sud : Mirissa et ses arnaques de touristesAprès Nuwara Eliya, bus descendant jusqu'à Mirissa (5h30, 1200 LKR). Nous avons loué un petit guesthouse face à la plage : The White House (4 nuits, 6500 LKR). Mirissa est devenue touristique : ça plaît, mais c'est surpeuplé. Plage bondée le soir à 17h, tous les touristes qui sortent des auberges. Repérage : un restaurant « Sri Lankan » propose un plateau à 1200 LKR, mais le proprio vous force à acheter de la bière à 600 LKR la bouteille. Nous avons refusé, il a changé d'attitude. Mauvais moment. Whale watching à 5h30 (sorties en bateau chaque jour). Nous ne avons vu aucune baleine. Un dauphin lointain, peut-être. Coût : 3000 LKR pour 7h de bateau sous le soleil. Déçus. Meilleure partie : se baigner à 6h du matin dans une eau turquoise vide, puis manger un hoppers (crêpe cinghalaise) chaud avec un œuf au restaurant de la plage à 7h (280 LKR). C'était salé, croustillant, parfait. Randonnée à Ella (jour 11 et 12) : petit village de montagne, moins touristique, gares ferroviaires pittoresques, chutes de Nine Arch Bridge.Nuwaraeliya : la voiture de location (Hertz) a refusé de démarrer. Attente 3h. Bonus : réduction de 30% appliquée sans demander.Derniers jours à Colombo avant le vol. Visite au marché Pettah (bruyant, serré, odeurs de poisson et d'épices mélangées). Shopping de souvenirs aux prix gonflés. Repas au restaurant de l'hôtel Galle Face (thé et petit pain, 850 LKR). Vérandah coloniale avec vue sur l'océan indien.
Les bons plans repérés sur place.
Temple de la Dent à Kandy (Sri Dalada Maligawa) : cérémonie de 6h30, encens lourd, vraiment beau malgré le manque de guide
Train Kandy-Nuwara Eliya (départ 9h05, 1ère classe 2400 LKR) : 7h40 à regarder les plantations de thé par la fenêtre
Hoppers à Mirissa au levé du soleil (280 LKR) : simple mais parfait, crête croustillante avec œuf coulant
Gare de Ella : petite gare coloniale, 9 Arch Bridge accessible à pied en 2h, beaucoup moins de touristes
Marché Pettah à Colombo : le chaos authentique, odeurs fortes, pas de prix fixes, à négo
Photos — Kandy, Mirissa, Colombo
Et au final.
Sri Lanka offre vraiment de beaux contrastes : montagne humide et plages chaudes, temples silencieux et villes chaotiques. Mais c'est touristique, les prix augmentent, et les excursions « classiques » ne livrent pas toujours. À faire : oui. À part pour ses seuls paysages : probablement non.
