Dix jours en Guadeloupe : entre rhum agricole et galères de bus
CarnetGuadeloupe202610 jours

Dix jours en Guadeloupe : entre rhum agricole et galères de bus

On a atterri à l'aéroport Pointe-à-Pitre le 14 février à 18h45, et déjà les premieres odeurs nous ont frappé : mélange de sel marin et d'épices que ça venait de nulle part. L'hôtesse du comptoir Hertz nous a expliqué…

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Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à l'aéroport Pointe-à-Pitre le 14 février à 18h45, et déjà les premieres odeurs nous ont frappé : mélange de sel marin et d'épices que ça venait de nulle part. L'hôtesse du comptoir Hertz nous a expliqué qu'il fallait prendre la route nationale 1 vers Desharaix, mais pas avant 21h à cause des bouchons. On a loué une Renault Clio blanc cassé pour 180 euros la semaine, ce qui semblait raisonnable. Les premiers jours, on a visité la Pointe des Châteaux au nord, cette formation rocheuse de basalte noir où le vent te casse littéralement les oreilles. J'ai commandé un rhum agricole blanc Bolthé (14 euros la bouteille) dans un petit débit à Morne-à-l'Eau, juste avant, et c'était sec, presque agressif. Complètement différent du rhum ambré. On a dormi à l'hôtel La Creole à Desharaix, 95 euros la nuit en chambre double, petit déj inclus mais franchement limité : pain sec, beurre de mauvaise qualité. Le marché de Basse-Terre et la galère du bus 2On voulait visiter le marché couvert de Basse-Terre un samedi matin. Grosse erreur : on a pris le bus Mobitrans ligne 2 à 6h30 depuis la gare routière de Pointe-à-Pitre. On a attendu 40 minutes. Quarante. Sous une chaleur de 28 degrés dès 6h30 du matin, avec une humidité qu'on pouvait sentir coller à la peau. Le chauffeur a expliqué (en créole, difficilement compréhensible) qu'il y avait un encombrement sur la route côtière. Finalement arrivé à 8h15. Mais le marché, lui, valait le coup. On a mangé des acras de morue chez une vendeur sans nom (elle était juste là avec son réchauffeur à gaz), 2 euros les trois. Croustillants, sel à point. Des bananes-figues, des christophines, des ignames : j'ai jamais vu des trucs comme ça en France. La femme nous a proposé du jus de canne frais pressé à 1,50 euro le verre, sucré et légèrement metallique au goût, presque metal sur la langue. On a aussi acheté du pain-de-mie créole chez Boulangerie Dumont, rue du Commerce, assez dense et miel sucré. Les chutes du Carbet et un moment que j'aurais préféré oublierOn a pris la voiture vers les chutes du Carbet le quatrième jour. C'est un sentier facile, on nous l'avait dit. On a garé la Clio sur le petit parking gratuit à côté du restaurant Le Relais de Carbet. J'ai oublié de fermer à clé. Quand on est revenu deux heures plus tard (rincés de sueur, 32 degrés à l'ombre), les rétroviseurs avaient disparu. Voilà. Les vitres intactes, l'autoradio toujours là, juste les rétroviseurs. La location nous a coûté un supplément de 180 euros. Je pense vraiment qu'il y a des petites combines de vol organisé sur les parkings fréquentés. Mais les chutes elles-mêmes valaient le coup : l'eau froide, vraiment froide, après une montée dans une végétation humide et verte partout. Les sons : l'eau qui gronde en cascade, les animaux qu'on entend mais qu'on voit pas, les cris de ce qui ressemble à des oiseaux noirs. On a déjeuné au restaurant du Relais juste après, un colombo de poulet à 16 euros, généreux, avec du riz blanc et une sauce compliquée qui sentait la coriandre. Les derniers jours : Desharaix et la plage de la Grande AnseLa plage de la Grande Anse, côté Desharaix, c'est là où on a vraiment posé nos affaires les trois derniers jours. Sable blanc, eau turquoise, parasols à la journée pour 8 euros. Un petit bar à cocktails tenu par une fille originaire de Marseille, elle nous a expliqué qu'elle était venue en vacances en 2015 et jamais repartie. Les ti'punch (rhum blanc, sirop de canne, glaçons) à 7 euros, c'était correct mais honnêtement on en trouvait de meilleurs elsewhere. Les couchers de soleil étaient violets et oranges, pas kitch, juste vrais, vers 18h30 chaque jour. On a visité aussi la Maison du Volcan à Morne-aux-Abricots, un petit musée pas extraordinaire mais gratuit, avec des infos sur la Soufrière. La Soufrière elle-même, on a pas pu y monter à cause d'une fermeture pour maintenance des sentiers. Dommage.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché couvert de Basse-Terre (rue du Commerce) : acras de morue à 2 euros, vendeuse de jus de canne frais

2

Les chutes du Carbet : eau froide et bruits de jungle, environ 2h de marche, restaurant Le Relais proche

3

Rhum agricole Bolthé blanc chez un débit à Morne-à-l'Eau : 14 euros, sec et agressif, vraiment caribéen

4

Plage de la Grande Anse à Desharaix : parasol 8 euros/jour, petit bar Marseille tenu par une expat française

5

Restaurant Dumont boulangerie rue du Commerce : pain créole au miel, 3 euros environ

Album · 9 photos

Photos — Pointe-à-Pitre et Desharaix

Dix jours en Guadeloupe : entre rhum agricole et galères de bus
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Conclusion

Et au final.

Dix jours, c'est court mais c'était sympa. L'insécurité sur les parkings, l'humidité qu'on oublie aucune seconde, et des bus franchement imprévisibles, c'est la vraie face de la Guadeloupe, pas le dépliant touristique. Mais le rhum agricole, les petits restos de route, les gens, c'était honnête et ça vaut le détour.

En résumé

Avis Pointe-à-Pitre et Desharaix : carnet de voyage de 10 jours par sebastienlyon42

Destination
Pointe-à-Pitre et Desharaix
Pays
Guadeloupe
Durée
10 jours
Période
février · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sebastienlyon42
L'essentiel

Pointe-à-Pitre et Desharaix en bref

Pourquoi choisir Pointe-à-Pitre et Desharaix

  • Rhum agricole blanc authentique et abordable directement à la source
  • Marchés locaux vibrants avec fruits tropicaux rarissimes en métropole
  • Plages turquoise et sable blanc à Desharaix avec couchers soleil naturels
  • Sentiers de randonnée faciles vers chutes d'eau et végétation primaire humide
  • Coût très bas : gîte, location voiture, repas, transports accessibles

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'authenticité loin des circuits touristiques
  • Couples cherchant détente balnéaire et nature tropicale pure
  • Amateurs de gastronomie locale et rhum agricole
  • Randonneurs débutants voulant découvrir flore humide caribéenne
  • Budgets serrés cherchant destination exotique économique

À éviter si…

  • Vous exigez ponctualité et fiabilité absolue des transports publics
  • Vous craignez l'insécurité aux parkings et petits larcins opportunistes
  • Vous ne tolérez pas l'humidité tropicale permanente et collante
  • Vous attendez hébergements haut de gamme ou repas gastronomiques onéreux
À découvrir aussi
Pointe-à-PitreDesharaixPointe des ChâteauxMorne-à-l'EauBasse-TerreChutes du CarbetPlage de la Grande AnseMorne-aux-AbricotsVolcan de la SoufrièreRoute nationale 1Gare routière Pointe-à-PitreAéroport Pointe-à-Pitre
Questions fréquentes

FAQ — Pointe-à-Pitre et Desharaix

Quel est le meilleur moment pour visiter Pointe-à-Pitre et Desharaix ?

L'auteur y a voyagé début février (14 février), période sèche idéale avant le pic de pluies. Les températures affichaient 28-32 degrés, typiques de la saison favorable. Éviter septembre-novembre (cyclones) et juillet-août (forte humidité).

Combien coûte une location de voiture en Guadeloupe ?

L'auteur a loué une Renault Clio blanc cassé 180 euros la semaine via Hertz à l'aéroport. Attention : les frais additionnels (dommages) peuvent augmenter rapidement. Sur le parking des chutes du Carbet, deux rétroviseurs volés ont coûté 180 euros supplémentaires au voyageur.

Est-ce sûr de se garer sur les sites touristiques ?

Non, selon le retour direct du carnet. Le parking gratuit des chutes du Carbet a connu un vol ciblé de rétroviseurs. L'auteur soupçonne des combines organisées sur les parkings fréquentés. Fermer systématiquement la voiture et surveiller ses affaires.

Comment sont les transports en bus Mobitrans ?

Imprévisibles et rarement à l'heure. L'auteur a attendu 40 minutes sous 28 degrés sur la ligne 2 Pointe-à-Pitre vers Basse-Terre, avec un retard dû aux embouteillages. Les chauffeurs communiquent en créole, difficile à comprendre pour les touristes francophones.

Où goûter du rhum agricole authentique en Guadeloupe ?

L'auteur a découvert le rhum blanc agricole Bolthé (14 euros la bouteille) dans un petit débit à Morne-à-l'Eau. Il décrit cette eau-de-vie comme sèche et presque agressive, radicalement différente du rhum ambré. Les petits restos de route en proposent naturellement.

Que manger au marché couvert de Basse-Terre ?

Acras de morue croustillants (2 euros les trois), bananes-figues, christophines, ignames fraîches. Jus de canne frais pressé (1,50 euro) au goût légèrement métallique. Pain-de-mie créole dense et sucré chez Boulangerie Dumont, rue du Commerce. Tarifs très accessibles.

Les chutes du Carbet valent-elles le détour ?

Oui. Sentier facile menant à une eau froide rafraîchissante après montée en végétation verte humide. Ambiance sonore riche (cascades, cris d'oiseaux noirs). Restaurant Le Relais de Carbet propose colombo de poulet généreux (16 euros) avec sauce à la coriandre. Parking gratuit mais non sécurisé.

Quel type d'hébergement choisir à Desharaix ?

L'hôtel La Creole offrait 95 euros la nuit en chambre double, petit déj inclus, mais repas limité (pain sec, beurre médiocre). Desharaix dispose aussi de bars de plage modernes (Grande Anse) tenus par expatriés. Budget à adapter selon confort attendu.