Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport Cyril-E.-King vers 14 h, après six heures de vol depuis la Martinique. Première galère : les bagages ont mis trois heures à sortir. On a appris plus tard que c'était un problème informatique — le guichet de Spirit Airlines nous a dit « c'est la deuxième fois ce mois-ci » sans vraiment s'excuser. Le taxi jusqu'à l'hôtel Morningstar Buoy coûtait 40 USD, et le chauffeur nous a conseillé d'éviter les routes après 20 h. Les quatre premiers jours, on s'est installé dans notre bungalow avec vue sur Magen's Bay. Une odeur salée permanente montait depuis la plage, mélangée aux fleurs de frangipanier qui poussaient près de la réception. J'ai passé les matins à 5 h 30 dehors, avant la chaleur. Le soleil cognait dur : 32 °C en février, c'est facile à croire quand on reste en full sun de 7 h à 15 h. Goûts locaux et restaurantsOn a trouvé un petit restaurant appelé The Shipwreck Tavern, en bord de mer à Charlotte Amalie. Leur plat signature, le mahi-mahi grillé avec sauce passion-fruits, coûtait 28 USD. Franchement bon, et on a discuté deux heures avec le gérant. À côté, il y avait un marché couvert (le « Market Square ») où on a goûté du callaloo — c'est une soupe d'épinards locaux avec du crabe, un goût intense, presque acide. Les vendeurs parlaient vite, un créole anglais qui demandait une vraie concentration pour comprendre. On a aussi testé le rhum local au Coral Reef Rum Distillery. La visite était organisée, 18 USD par personne. Ils produisaient surtout du rhum blanc et du rhum épicé. L'odeur en salle de production était presque désagréable — alcool brut et mélasse bouillante ensemble — mais le guide expliquait bien. À la fin, un petit verre de leur rhum vieillis trois ans. Rien d'exceptionnel, mais correct. L'incident du bus localOn a voulu prendre le bus de ligne pour aller à Coral World Ocean Park. À 7 h du matin, on attendait à l'arrêt près de Crown Bay. Un bus jaune est arrivé avec écrit « Red Hook » dessus. On est montés. Trois kilomètres plus tard, le chauffeur nous dit qu'on s'est trompés de direction et qu'on devait redescendre. On lui demande où c'est l'arrêt pour le retour. Il hausse les épaules. Finalement, on a payé 15 USD de taxi supplémentaire pour rejoindre le parc. L'employé à l'accueil de Coral World nous a dit « c'est normal, les horaires ne sont pas fixes ici ». Le parc lui-même valait le coup : un tunnel sous-marin de 60 mètres où les requins et raies passaient à 30 centimètres du verre. Magen's Bay et ses limitesLa fameuse plage. C'est vrai que le sable est blanc et fin. L'eau est tiède. Mais le vendredi et samedi, il y avait des centaines de touristes, des chaises longues louées 15 USD pièce. On a entendu quatre langues différentes en dix minutes. On a préféré Sapphire Beach, plus au nord — moins de monde, et le récif de corail était à 50 mètres seulement. La première fois qu'on a mis la tête sous l'eau, les poissons jaunes et bleus étaient nombreux. Vraiment dense comme vie marine. Mais le soleil réfléchissait sur le calcaire blanc en bas, presque douloureux pour les yeux sans masque de plongée. Le dernier jour, on a loué une petite voiture chez Avis (50 USD/jour, essence comprise) pour visiter Bluebeard's Castle, une ruine du XVIIe siècle sur les hauteurs. Le panorama sur la baie était large, mais le site lui-même était négligé : quelques murs, des panneaux informatifs à moitié effacés. On a croisé un couple de touristes allemands qui demandaient si c'était vraiment « célèbre ». Le monument n'a pas mérité plus de 45 minutes de visite. Les gens ici sont globalement courtois, mais réservés avec les touristes. On a l'impression d'être de la menue monnaie. Les prix pour les touristes sont clairement gonflés (une bière à 6 USD au bar de l'hôtel, 3 USD à la station-service). Il faut negocier les prix des taxis à l'avance.
Les bons plans repérés sur place.
Magen's Bay au lever du soleil (avant 7 h) : le sable blanc sans foule
Coral World Ocean Park, tunnel sous-marin : 25 USD, raies et requins à proximité
The Shipwreck Tavern pour le mahi-mahi sauce passion-fruits (28 USD)
Coral Reef Rum Distillery visite guidée (18 USD), odeur caractéristique d'alcool en production
Sapphire Beach : récif accessible à 50 m, moins touristique que Magen's
Photos — Saint-Thomas
Et au final.
Dix jours agréables, surtout pour la baignade et le rhum. Mais Saint-Thomas souffre d'une touristification usante, et les transports publics sont une vraie galère. Je recommande si on veut du repos et de la plage facile, pas pour découvrir une culture locale vivante.
