Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport de Tokoin le 3 novembre à 14 h 30, avec deux heures de retard. Vol Air France via Accra. Le chauffeur Kofi du taxi collectif bleu ciel (la plupart sont de cette couleur ici) m'a fait payer 8 000 francs CFA au lieu des 6 500 annoncés : première galère, mais j'ai fini par accepter pour éviter une négociation de deux heures. Trajet de 45 minutes jusqu'à l'hôtel Azalai Sarakawa, en plein centre-ville, juste derrière le palais du gouvernement. Chambre 212, ventilateur bruyant, mais vue sur l'avenue de la Libération. Les premiers jours, j'ai exploré le quartier de Tokoin et la Grande Marché de Lomé. L'odeur de poisson séché et de piment mélangée à celle des gaz d'échappement me collait aux vêtements. Les vendeuses proposaient des tissus wax, des chaussures en plastique, des téléphones contrefaits. J'ai goûté un riz gras au poisson (arrivé froid) vendu par une femme sans nom qui exigeait 2 500 francs CFA. Le son des klaxons et des radios diffusant de la musique highlife togolaise était constant, écrasant. Plage de Lomé et vie nocturneLe dimanche matin à 6 h, je me suis levé pour voir le lever du soleil sur la plage de Lomé. Pas spectaculaire : un coucher de nuages gris, quelques pêcheurs qui retiraient leurs filets. L'eau était tiède, presque 28°C. J'ai marché le long du rivage jusqu'à Xwéla Restaurant, un petit établissement au bord de l'eau qui sert une excellente langouste grillée pour 9 500 francs CFA (environ 14 euros). Le propriétaire, Faustino, parle français avec un accent lourd mais m'a raconté des histoires sur les tempêtes de 2019. Le Bar du Phare (rue de la Paix, près du monument de l'Indépendance) était mon point de chute en fin d'après-midi. Bière locale Pims à 1 500 francs, ambiance sans prétention. Un soir, un type m'a proposé de changer de l'argent « sans frais » sur le trottoir. J'ai refusé, évidemment. Ses amis ont insisté, puis ont renoncé rapidement. Cascade de Kpalimé et aventure dans le nordJ'ai pris un minibus jaune de la ligne Emao au départ du carrefour STP (route de Kpalimé) à 7 h 15. Trajet de deux heures, fenêtres ouvertes, musique à plein volume. Une femme à côté de moi vendait du pain à la banane : sucré, collant, 500 francs. À Kpalimé, j'ai loué un guide local, Kwesi, pour 25 000 francs la journée. Il m'a mené à travers les plantations de cacao et café jusqu'à la cascade de Aguoè. L'eau était froide, presque choc thermique après une heure de marche sous 31°C. Quatre jours plus tard, trajet jusqu'à Atakpamé en voiture privée (arrangé via l'hôtel, 65 euros). La route était en bon état jusqu'à mi-parcours, puis se dégradait. Arrêt au marché de Kofou : je me suis trompé en tendant un billet de 5 000 francs alors qu'un morceau de viande coûtait 3 500. Le vendeur m'a rendu la monnaie sans commentaire. À Atakpamé, j'ai dormi à l'hôtel Campement (chambre sans clim, avec moustiquaire déchirée, 12 000 francs), puis visité le château de Koutammakou le lendemain matin. Site fouillé, peu d'entretien, mais les structures Tamberma sont impressionnantes. Retour et derniers joursLe retour à Lomé en bus RegioTrans (départ 13 h 30 du carrefour de Kpalimé, arrivée 16 h 45) s'est bien passé. Les trois derniers jours, j'ai flâné au parc de Bè, visité le Musée National (fermé le lundi, heureuse découverte), et mangé plusieurs fois au Restaurant Le Nid d'Or (alococos frits et sauce d'arachide pour 3 000 francs). J'ai aussi raté une excursion à Togoville à cause d'une confusion sur l'horaire de départ. Le taxi qui devait m'y amener n'est jamais venu. Fâchant. Départ de l'aéroport à 22 h, vol Air France, arrivée Paris CDG à 7 h du matin. Épuisé mais pas déçu.
Les bons plans repérés sur place.
Xwéla Restaurant (plage de Lomé) : langouste à 9 500 francs, vue sur l'océan depuis les chaises en plastique
Cascade de Kpalimé : guider localement, deux heures de marche via les plantations, eau très froide
Marché central de Lomé : dimanche matin, odeur intense de poisson séché, prix négociables
Bar du Phare (rue de la Paix) : point de repère fiable, bière Pims à 1 500 francs, clients locaux stables
Château de Koutammakou (Atakpamé) : structures traditionnelles Tamberma, peu d'autres touristes, entrée 5 000 francs
Photos — Lomé
Et au final.
Le Togo m'a surpris : moins flashy que le Sénégal, moins touristique, avec des habitants plutôt honnêtes une fois que tu évites les arnaques de surface. La chaleur constante et l'absence de véritable tourisme de masse, c'est à double tranchant. J'ai regretté les mauvaises routes et le manque de vraie vie nocturne cosmopolite.








