Deux semaines à Alger et Tlemcen : entre chaos urbain et ruelles ottomanes
CarnetAlgerie202614 jours

Deux semaines à Alger et Tlemcen : entre chaos urbain et ruelles ottomanes

Levé à 5h30 à l'hôtel Es-Safir pour voir le port d'Alger s'illuminer. La baie était grise, les mouettes criaient très fort. J'ai traîné au café du rez-de-chaussée, commande un café crème et un croissant: 250 dinars. Le…

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Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levé à 5h30 à l'hôtel Es-Safir pour voir le port d'Alger s'illuminer. La baie était grise, les mouettes criaient très fort. J'ai traîné au café du rez-de-chaussée, commande un café crème et un croissant: 250 dinars. Le serveur m'a expliqué que le croissant n'était pas français, mais algérien, plus beurré. Il avait raison. Premier jour chaotique. Je suis allé à la gare routière de Tafourah pour acheter un billet pour Oran chez le transporteur Sétatour. Les files d'attente étaient monstrueuses, climatisation cassée, femmes qui m'écrasaient le pied en montant dans le bus. Deux heures de retard. Pendant ce temps, j'ai mangé une hrira à un petit resto sans nom rue Bébert-Azis: 150 dinars, très salée, mais ça restait chaud. Alger, première impression: très bruyant, très serréLes rues de la Casbah sentent la friture, l'humidité et les gaz d'échappement. Je suis passé par la rue Larbi-Ben-M'hidi pour atteindre le marché Sidi-Abdelmoumen, où j'ai vu des femmes vendre des fruits en vrac posés sur des cartons. Prunes à 100 dinars le kilo, vraiment bonnes. J'ai aussi visité la Grande Mosquée, fermée aux touristes sauf certaines heures. J'ai loupé le créneau. L'hôtel Es-Safir est correct mais vieillot, petite chambre, salle de bains étroite, eau chaude aléatoire. Prix: 4500 dinars la nuit. Je m'attendais pire. Le petit-déj était vraiment minimal: pain de mie, confiture, œufs, café. Route vers Tlemcen: trois heures de bousculade routièreBus bondé jusqu'à Sidi-Bel-Abbès, puis changement à l'arrêt routier près de la mosquée Tidjania. Vendeur ambulant m'a proposé des sandwiches merguez à 200 dinars. La merguez était grasse, les oignons crus croquaient. J'ai trouvé un car Ouest-Tour jusqu'à Tlemcen. Trajet cahoteux. Le conducteur dépassait tout le monde, pas de ceintures, j'ai eu peur. Arrivée à Tlemcen en fin d'après-midi. Ville beaucoup plus calme. J'ai dormi à la pension Zaouia, petite maison traditionnelle du XVIIIe siècle convertie en gîte. Patron sympathique, m'a montré les zellige dans la cour. 3200 dinars la nuit. Douche froide le premier jour: réservoir vide à cause de sécheresse. Très mauvaise expérience le soir, j'ai dû me laver au broc avec de l'eau froide. Tlemcen: mosquées, marabouts et souvenirs de la MéditerranéeJ'ai passé trois jours à traîner dans les ruelles. La mosquée Sidi-Bou-Médiene était fermée pour restauration. Le gardien m'a quand même laissé voir le patio depuis la porte: carreaux bleus délavés, arches de pierre blanche. Très peu de touristes. J'ai mangé du couscous mercredi midi à la gargote du vieux souk: 300 dinars, portion énorme, sauce à la viande de chèvre un peu dure, mais le goût était là. Un moment marquant: j'ai croisé un groupe de lycéennes qui m'ont demandé de prendre des photos avec elles près de la zaouia de Sidi-Belhalwi. Pas de malaise, elles riaient beaucoup, posaient dans leur uniforme. Elles m'ont offert du chewing-gum. C'était bizarre mais gentil. Les ruelles puent la poubelle par endroits. Assainissement défaillant. Mais aussi l'odeur des hammams, chaude et humide, mélange de vapeur et de savon noir. Retour à Alger: musée et dernière viréeRetour en bus après trois jours. Visite rapide du musée Bardo, entrée 300 dinars. Collections importantes d'art islamique, mosaïques romaines. Manque de climatisation, j'étouffais. Beaucoup de classe scolaires algériennes, les enfants un peu turbulents. Dernier dîner rue Didouche-Mourad: restaurant Sidi-Fredj. Tajine de poulet aux citrons confits, 850 dinars. Bon mais portions réduites. J'ai aussi goûté la limonade locale, très sucrée, très bonne. Serveur m'a fait payer des prix différents à la fin. J'ai recalculé: il voulait 200 dinars supplémentaires. Léger agacement, j'ai refusé, il a accepté sans chichi. Les trois derniers jours à Alger ont été surtout administratifs: renouvellement de mon visa, perte de temps à la préfecture, files infinies. Moment vraiment frustrant.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Casbah d'Alger: ruelles étroites, marché Sidi-Abdelmoumen avec fruits frais, ambiance serrée mais vivante

2

Pension Zaouia à Tlemcen: petit ryad avec zellige bleu, patron qui prépare le thé à la menthe

3

Route Sidi-Bel-Abbès vers Tlemcen: sandwich merguez à 200 dinars au point de changement, conducteur fou

4

Mosquée Sidi-Bou-Médiene: fermée mais visible depuis porte, carreaux bleus, très peu de touristes

5

Musée Bardo: mosaïques romaines, gratuit pour résidents, très fréquenté par écoles locales

Album · 9 photos

Photos — Alger et Tlemcen

Deux semaines à Alger et Tlemcen : entre chaos urbain et ruelles ottomanes
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Conclusion

Et au final.

Algérie palpitante mais épuisante. Pas de fausses promesses: transport chaotique, services touristiques basiques, mais prix très bas et rencontres authentiques. Tlemcen m'a plus plu qu'Alger, moins de stress. Je reviendrais pour l'intérieur, les montagnes de Kabylie.

En résumé

Avis Alger et Tlemcen : carnet de voyage de 14 jours par marcgirard-voyages

Destination
Alger et Tlemcen
Pays
Algerie
Durée
14 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcgirard-voyages
L'essentiel

Alger et Tlemcen en bref

Pourquoi choisir Alger et Tlemcen

  • Patrimoine ottoman préservé dans les ruelles de Tlemcen et la Casbah
  • Coût de vie extrêmement bas : repas 150-300 dinars, hôtels sous 5000 dinars
  • Rencontres authentiques loin du tourisme de masse occidental
  • Gastronomie locale variée : couscous, tajines, merguez, soupes traditionnelles
  • Contraste urbain Alger-Tlemcen pour deux expériences algériennes distinctes

Pour qui ?

  • Voyageurs sac-à-dos cherchant dépaysement et prix bas
  • Historiens intéressés par patrimoine islamique et ottoman
  • Explorateurs de chaos urbain et vie quotidienne locale
  • Photographes en quête d'atmosphère authentique non touristique
  • Personnes tolérantes envers infrastructure basique et transports imprévisibles

À éviter si…

  • Vous exigez hôtels 4-5 étoiles avec climatisation garantie
  • Vous êtes impatient face aux retards, files d'attente et bureaucratie
  • Vous avez besoin d'eau chaude, électricité stable et hygiène irréprochable
  • Vous cherchez une destination sans chaos routier ni transports bondés
À découvrir aussi
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Photos communautaires : Alger et Tlemcen

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Frontières Algérie Maroc حدود الجزائر و المغرب
Frontières Algérie Maroc حدود الجزائر و المغرب
© habib kaki 2
Questions fréquentes

FAQ — Alger et Tlemcen

Quel est le meilleur moyen de se déplacer entre Alger et Tlemcen ?

Les bus intercités sont le principal transport. Le trajet Alger-Tlemcen dure environ 3-4 heures via Sidi-Bel-Abbès. Préparez-vous à des retards (2h observées à la gare routière de Tafourah), une climatisation aléatoire et des conditions de confort basiques. Les compagnies Sétatour et Ouest-Tour opèrent cette liaison.

Combien coûte une nuit d'hôtel à Alger et Tlemcen ?

À Alger, comptez environ 4500 dinars pour un hôtel standard comme l'Es-Safir (petit, eau chaude aléatoire). À Tlemcen, les pensions traditionnelles type Zaouia coûtent 3200 dinars. Les prix restent très accessibles mais offrent peu de confort moderne.

Que manger à Alger et Tlemcen ?

Goûtez la hrira (soupe traditionnelle, 150 dinars), le couscous au vieux souk de Tlemcen (300 dinars), les merguez grillées aux oignons crus (200 dinars), et les tajines de poulet aux citrons confits (850 dinars). Les croissants algériens sont plus beurrés que les français. Attention : assainissement défaillant, portions généreuses mais qualité inégale.

Quels sont les sites touristiques incontournables ?

À Alger : la Casbah et ses ruelles historiques, le marché Sidi-Abdelmoumen, le musée Bardo (300 dinars, collections d'art islamique et mosaïques romaines). À Tlemcen : la mosquée Sidi-Bou-Médiene (actuellement en restauration), les zaouias, les ruelles ottomanes. Peu de touristes, atmosphère très authentique.

La Grande Mosquée d'Alger est-elle accessible aux visiteurs ?

Oui, mais seulement à certaines heures spécifiques. Le voyageur a manqué le créneau lors de sa visite. Renseignez-vous auprès de votre hôtel sur les horaires exacts d'accès.

Quel climat et quelles conditions attend-on à Tlemcen ?

Ville plus calme qu'Alger mais infrastructure basique. L'eau peut être rationnée lors de sécheresse (réservoir vide observé). Les ruelles ottomanes sont charmantes mais manquent d'assainissement. Ambiance très locale, peu touristique.

Comment préparer son visa et formalités administratives ?

Le renouvellement de visa s'effectue à la préfecture locale (Alger). Prévoyez des files d'attente très longues et du temps administratif. C'est un processus bureaucratique à ne pas sous-estimer lors de votre séjour.

Alger ou Tlemcen : laquelle choisir ?

Alger offre une immersion urbaine intense : cacophonie, marchés chaotiques, monuments importants. Tlemcen convient mieux à ceux cherchant le calme : ruelles historiques, patrimoine ottoman, atmosphère plus sereine. Alger fatigue, Tlemcen repose.