Dar es-Salaam et l'Archipel de Zanzibar : entre chaos urbain et plages qui déçoivent
CarnetTanzanie202612 jours

Dar es-Salaam et l'Archipel de Zanzibar : entre chaos urbain et plages qui déçoivent

Arrivée à l'aéroport Julius Nyerere de Dar es-Salaam un jeudi matin, 6h45. La chaleur m'écrase avant même de franchir la porte de l'avion. 32°C, humidité collante. Le visa à l'arrivée a coûté 50 USD — pas d'arnaque là,…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport Julius Nyerere de Dar es-Salaam un jeudi matin, 6h45. La chaleur m'écrase avant même de franchir la porte de l'avion. 32°C, humidité collante. Le visa à l'arrivée a coûté 50 USD — pas d'arnaque là, c'est le tarif officiel, mais faut avoir la monnaie exacte, les agents font les difficiles. J'ai réservé au New Africa Hotel, un trois-étoiles colonialiste rue de Dar Harbor. 85 euros la nuit avec petit-déj. La chambre sentait le renfermé, les clims font un bruit de moteur qui vrille. Premier soir, j'ai marché jusqu'au marché de Kariakoo vers 18h. Odeur de poisson séché et de charbon de bois mélangée — pénétrante, un peu écœurante après douze heures de vol. Les vendeuses crient pour attirer les clients, ça explose les tympans. J'ai acheté des mangues épéchées à 2000 TZS (0,80€). Goût sucré et fibreux, plutôt bon. Le vendredi, j'ai pris un dala-dala (minibus blanc jaune numéro 47) pour rejoindre le port. Trajet de 40 minutes, 1500 TZS par personne. Arrêts imprévisibles, le chauffeur dépose des gens au hasard. J'ai dû crier « Karibu! » quand j'arrivais près du port — c'était ça ou descendre un kilomètre plus loin. Galère classique. Zanzibar : la déception relativeTraversée en hydrofoil avec la compagnie Azam Marine, 18 euros l'aller. Bateau à 9h, arrivée 11h30. Les images que j'avais vues en ligne montraient des eaux turquoise — en réalité, brun-gris ce jour-là. Pas une arnaque, juste la mousson qui affecte la visibilité. À Zanzibar Town, j'ai logé au Tembo House Hotel dans la vieille médina (« Stone Town »), 70 euros. Escaliers étroits, bruit des muezzins à 5h du matin (appel à la prière depuis la mosquée Al-Angozi, à cent mètres). Après trois jours, j'avais pris l'habitude. Samedi matin, levé à 5h pour le lever de soleil. Me suis rendu à Nungwi Beach au nord — taxi-brousse pour 10 euros, deux heures depuis Stone Town. Plage pas folle. Du sable gris et des filets de pêcheurs traînant partout. Les plages « paradisiaques » de Zanzibar, c'est surtout pour les photos Instagram. J'ai mangé un urojo (street food locale, bouillon de tripes) à 3000 TZS auprès d'une vendeuse près de la plage. Goût très relevé, un peu trop salé à mon avis. Ai demandé où était passé le paradis tropical — la vendeuse a ri et m'a dit que les vrais spots, c'était pour ceux avec plus d'argent. Lundi, excursion à l'île de Pemba avec un guide nommé Juma (trouvé via mon hôtel). Plongée à 60 euros, bouteille incluse. Récif vivant, beaux coraux, des requins-épée au loin mais pas de danger apparent. Juma racontait qu'il faisait ça depuis 20 ans. On a accosté à Wete Harbor vers 14h. J'ai mangé du poisson grillé et du riz aux fruits de mer au restaurant La Casa del Mar : 25 euros. Poisson pas frais — on sentait qu'il traînait depuis deux jours. Retour à Dar, questionnementsJeudi matin, retour à Dar par le même hydrofoil (Azam Marine, à l'heure celle-là). J'avais gardé deux jours pour la ville. Visite du Fort arabé (Ngome ya Dar), entrée 5000 TZS. Murs érodés, structure datant du 18e siècle. Guide off-book qui m'a accosté, 10 euros pour deux heures — c'était pertinent mais pas génial. Village Museum vendredi, 10 euros. Reconstitution de huttes de différentes régions tanzaniennes. Folklorique, utile pour les enfants. Dernier repas au Jahazi Café (bord de mer, atmosphère correcte, pas cher). Chai ya Tanzania et mandazi : 5000 TZS total. Vraiment bon, sucré, simple. M'a rappelé que même dans les endroits touristiques, la street-food reste le meilleur deal. Bilan : la Tanzanie, c'est pas la destination rêvée. Dar es-Salaam est bruyante, chaotique, les routes sont chaotiques. Zanzibar a perdu de son charme (trop commercialisée, bateaux de croisière quotidiens). Mais les gens sont accueillants même si on te vend des tours à la pelle, la nourriture locale est honnête quand tu vas pas aux resto pour touristes, et la biodiversité (récifs, faune) existe vraiment. C'est pas un coup marketing.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Kariakoo Market (Dar es-Salaam) : vrai marché local, pas piégé si tu négoties en TZS

2

New Africa Hotel (Dar) : petit-déj avec vue sur le port, WiFi fiable, personnel parle anglais

3

Nungwi Beach (Zanzibar) : surpromise, mais les restaurants côtiers valent le coup à midi

4

Wete Harbor (Pemba) : point de départ des vraies plongées, moins touristico que Zanzibar Town

5

Fort arabe (Dar) : 5000 TZS, visite rapide (30 min seul), histoire présente mais écriteaux manquants

Album · 7 photos

Photos — Dar es-Salaam / Zanzibar

Dar es-Salaam et l'Archipel de Zanzibar : entre chaos urbain et plages qui déçoivent
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Conclusion

Et au final.

Pas regretté le voyage, mais c'était moins spectaculaire qu'attendu. Les tarifs affichés pour les touristes sont gonflés de 30% systématiquement. J'aurais préféré passer plus de temps en safari (Serengeti) au lieu de miser sur Zanzibar — ça aurait peut-être changé mon ressenti.

En résumé

Avis Dar es-Salaam / Zanzibar : carnet de voyage de 12 jours par marclemarin92

Destination
Dar es-Salaam / Zanzibar →
Pays
Tanzanie →
Durée
12 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marclemarin92 →
L'essentiel

Dar es-Salaam / Zanzibar en bref

Pourquoi choisir Dar es-Salaam / Zanzibar

  • Récifs coralliens vivants et plongée accessible à tarif régulé
  • Gastronomie locale authentique : urojo, chai tanzanienne, poisson grillé
  • Architecture swahili historique à Stone Town et Fort arabé
  • Transport maritime facile entre îles (hydrofoil Azam Marine)
  • Accueil bienveillant de la population locale malgré commodification touristique

Pour qui ?

  • Plongeurs cherchant les récifs d'Afrique de l'Est
  • Voyageurs curieux de gastronomie locale hors circuits
  • Historiens intéressés par l'architecture swahili
  • Voyageurs budget acceptant le chaos urbain
  • Couples expérimentés en voyages authentiques (non-balnéaires)

À éviter si…

  • Vous cherchez des plages paradisiaques instagrammables et calmes
  • Vous fuyez le bruit et le chaos urbain
  • Vous ne supportez pas les surcoûts touristiques structurels
  • Vous préférez le safari au farniente côtier
À découvrir aussi
Aéroport Julius NyererePort de Dar es-SalaamStone Town (vieille médina de Zanzibar)Nungwi BeachÎle de PembaWete HarborMarché de KariakooMosquée Al-AngoziSerengetiDétroit de ZanzibarArchipel de ZanzibarCanal du Mozambique
Questions fréquentes

FAQ — Dar es-Salaam / Zanzibar

Quel est le coût réel d'un séjour à Dar es-Salaam et Zanzibar ?

Le visa à l'arrivée coûte 50 USD. Les hôtels 3-étoiles varient de 70 à 85 euros/nuit. Les transports locaux (dala-dala) coûtent 1500-2000 TZS (0,60-0,80€). La street-food oscille entre 3000-5000 TZS (1-2€), tandis que les restaurants touristiques dépassent les 25 euros. Les tarifs sont gonflés de 30% pour les touristes.

Comment se déplacer entre Dar es-Salaam et Zanzibar ?

L'hydrofoil Azam Marine relie les deux villes en 2h30 pour 18 euros l'aller. En ville, les dala-dala (minibus jaune-blanc) sont le transport local : 1500 TZS pour 40 minutes. Les taxi-brousses inter-îles coûtent environ 10 euros pour 2 heures.

Les plages de Zanzibar valent-elles vraiment le détour ?

Selon le récit, les plages affichées comme paradisiaques (notamment Nungwi Beach au nord) présentent du sable gris et des filets de pêche. L'eau était brun-gris lors de la visite (mousson). Les meilleurs spots semblent réservés aux touristes fortunés. Les images Instagram ne correspondent pas à la réalité.

Où manger authentique sans surpayer à Zanzibar et Dar ?

La street-food locale reste le meilleur rapport qualité-prix : urojo (bouillon de tripes) à 3000 TZS, chai ya Tanzania et mandazi à 5000 TZS. Jahazi Café au bord de mer offre une atmosphère correcte sans markup excessif. Éviter les restaurants touristiques (poisson au La Casa del Mar de Pemba n'était pas frais).

La plongée à Pemba et Zanzibar est-elle sécurisée ?

Les récifs de Pemba abritent une biodiversité remarquable avec coraux vivants et requins-épée observés à distance sans danger apparent. Les guides comme Juma (20 ans d'expérience) facturent 60 euros la plongée bouteille incluse. La faune existe réellement, contrairement à certaines promesses marketing.

Quels monuments historiques visiter à Dar es-Salaam ?

Le Fort arabé (Ngome ya Dar) remonte au 18e siècle avec des murs érodés. Entrée 5000 TZS. Des guides non-officiels proposent des visites 2h pour 10 euros. Le Village Museum reconstitue les huttes de différentes régions tanzaniennes (10 euros, plus adapté aux familles).

Quel est le meilleur moment pour visiter ?

En saison des pluies (mousson), l'eau côtière devient brun-gris avec visibilité réduite. Les conditions optimales pour la plongée et la baignade sont hors période cyclonique (mai-octobre recommandés).