Comment ça s'est passé.
Nous avons débarqué à l'aéroport international Julius Nyerere de Dar es Salaam un dimanche matin à 6h30, après un vol de nuit avec Ethiopian Airlines depuis Addis-Abeba. Le terminal était déjà saturé : files d'attente interminables aux postes de police, climatisation défaillante, sueur qui coule en attendant le visa. Une vraie galère, mais l'agent d'immigration a sourire en me voyant suer à grosses gouttes. Nous avons pris un taxi officiel à la sortie (négociation indispensable : 45 000 shillings tanzaniens, soit environ 18 euros, jusqu'à l'hôtel) vers le Dar Vista Hotel dans le quartier de Oyster Bay. Le trajet a duré 45 minutes avec des embouteillages monstres : motos-taxis qui slalomaient entre les voitures, odeur d'échappement mélangée à celle des friandises grillées vendues aux carrefours. La ville pue la chaleur, l'essence et les épices. Immersion chaotique dans Dar es SalaamLes trois premiers jours, nous avons flâné dans le centre-ville. Nous avons pris le petit-déjeuner au Café Mocha (bord de plage, vue sur l'océan Indien) : pain brioché tanzanien avec du beurre et de la confiture, café local servi à 7h45, prix : 15 000 shillings. Le goût était correct, pas transcendant. Le soir, marché de nuit à Kariakoo : odeur de poisson cru mélangée aux effluves d'huile de cuisson, vendeurs qui nous abordaient toutes les trois secondes pour nous vendre des vêtements contrefaits. Une vendeuse nous a proposé des faux Nike « très beaux » pour 8 000 shillings ; on a refusé poliment mais elle a insisté trois fois. Nous avons visité la Cathédrale de Saint-Joseph (en plein centre, architecture coloniale allemande, très bien conservée, entrée libre) et le Musée National de Tanzanie (10 000 shillings l'entrée, horaires : 9h30 à 18h). Le musée était décevant : salles mal éclairées, quelques fossiles de Lucy intéressants mais peu d'explications. Un gardien nous a demandé un « tip » de 5 000 shillings pour nous expliquer les vitrines. Situation inconfortable. Ferry vers Zanzibar et l'île aux portesLe mercredi matin à 7h, nous avons pris le ferry Azam Marine au port de Dar es Salaam (départ à 8h10, environ 45 minutes de traversée). Billet : 35 000 shillings par personne. Le bateau était bondé, beaucoup de touristes, quelques sacs à dos sales. La traversée du canal du Mozambique a été secoueuse : je me suis senti nauséeux pendant 20 minutes. L'air salin, le bruit du moteur diesel, des touristes allemands qui se plaignaient du confort. Arrivée à Zanzibar Stone Town vers 9h15. Stone Town, c'est le cœur historique de Zanzibar. Nous avons marché dans les ruelles étroites du vieux quartier, passé devant des bâtiments en corail blanc avec des portes ornées massives. Beaucoup de restaurants pour touristes, bien sûr. Nous avons mangé des fruits de mer au restaurant Luv Zanzibar (poisson grillé, riz pilaf, sauce à la noix de coco) : 40 000 shillings pour deux plats. Frais et savoureux. Le service était lent mais sympa. Nous avons passé quatre jours à Zanzibar : une journée à Nungwi Beach (au nord), une autre à Jambiani (côté est avec ses bassins de marée). Les plages sont belles, l'eau était chaude (environ 28-30 degrés). Pas la sensation de paradis perdu qu'on promettait les brochures, mais calme. Des vendeurs de bijoux et de sarongs à chaque coin de plage. Nous avons aussi visité une épicerie de clous de girofle (Zanzibar produit 80% des clous de girofle mondiaux) : l'odeur était prenante, presque écrasante. Retour et derniers joursNous sommes revenus à Dar es Salaam par le même ferry le dimanche. Le trajet de retour à l'aéroport nous a pris deux heures au lieu de 45 minutes à cause d'un accident de circulation sur la route principale (un mini-bus avait basculé). Nous avons frôlé de justesse de rater notre vol. Panique totale, sueurs froides, mais finalement arrivés avec 40 minutes d'avance. Lever à 5h chaque matin pour tenter d'éviter la chaleurEau plate impossible à trouver : nous n'avons bu que de l'eau minérale en bouteilleUne « visite » d'un faux guide qui prétendait nous montrer des « points de vue secrets » (arnaque classique, on l'a semé après 10 minutes)Très peu de restaurants acceptaient les cartes bancaires ; retrait obligatoire au distributeur Tanzanian Breweries
Les bons plans repérés sur place.
Cathédrale de Saint-Joseph, centre-ville Dar es Salaam : architecture coloniale intacte, entrée libre, visite 30 minutes
Marché de Kariakoo, nuit tombée : expérience brute de vie locale, attention aux pickpockets
Ferry Azam Marine vers Zanzibar : trajet 45 minutes, 35 000 shillings, réservez la veille en haute saison
Stone Town, ruelles historiques : restaurants Luv Zanzibar et Uroa, fruits de mer frais 40-50 000 shillings
Plage de Nungwi, Zanzibar : eau à 28-30 degrés, peu touristique tôt le matin (avant 9h)
Photos — Dar es Salaam / Île de Zanzibar
Et au final.
Dar es Salaam est une ville chaotique, sale par endroits, mais vivante. Zanzibar était reposante mais bondée de touristes. L'ensemble du voyage valait le coup pour l'immersion culturelle, même si nous nous attendions à plus de dépaysement et moins de galères pratiques. Le rapport qualité-prix reste correct si on ne cherche pas le luxe.
