Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à Tegucigalpa le 14 mars à 14h30 avec la compagnie Taca Airlines, puis pris un bus Hedman Alas (départ 16h, numéro de ligne 201) en direction de Copán Ruinas. Le trajet a duré 5 heures sur des routes cahoteuses. Dès l'arrivée à l'hôtel Marina Copán, vers 21h30, l'odeur du bois humide des bungalows et celle des fleurs de frangipanier nous a saisis. La température, autour de 24°C malgré l'heure tardive, était parfaite. Le lendemain, nous nous sommes levés à 5h45 pour atteindre les ruines de Copán avant la foule. L'entrée coûte 600 lempiras (environ 25 euros). Le site archéologique, découvert en 1576, couvre une zone de 75 hectares. Nous avons passé 4 heures à explorer l'acropole, les stèles sculptées et le jeu de balle. La Grande Plaza, avec ses 24 autels et stèles, impressionne par sa précision architecturale. Mais nous n'avons engagé aucun guide officiel : erreur stratégique. Sans explications, les vestiges restaient juste des pierres arrangées. Un jeune vendeur ambulant, qui s'appelait Carlos, nous a suivis pendant deux heures en proposant des « souvenirs authentiques » (des répliques en plâtre à 150 lempiras pièce). Cela a gâché notre contemplation. L'après-midi, nous avons visité le musée de la sculpture dans le bâtiment colonial du village. L'entrée, 200 lempiras, donne accès à des répliques de stèles originales et à du mobilier funéraire datant de 400-800 de notre ère. Le conservateur, Héctor, parlait un excellent français et nous a expliqué les symboles glyphes pendant 45 minutes. C'était le moment marquant du séjour à Copán : enfin comprendre ce que nous regardions. Nous avons logé au Marina Copán pendant trois nuits (85 dollars la nuit, petit-déjeuner inclus). L'établissement propose un restaurant à la cuisine acceptable mais peu variée. Le poulet à la salsa roja coûte 180 lempiras, le ceviche 220. Nous avons préféré manger au restaurant comedor El Jardín, rue principale du village, où une soupe de poisson locale (sopa de conch) à 150 lempiras était excellente. Le goût salé et épicé, enrichi de noix de coco, reste en bouche. Le 17 mars, nous avons pris un vol Tropic Air (compagnie locale) de Tegucigalpa vers Roatán, l'île principale du Honduras au large de la côte caribéenne. Le vol a une heure, et la vue sur la barrière corallienne était spectaculaire. Arrivée à 11h à West Bay. Nous nous attendions à une île sauvage et préservée. En réalité, c'est un lieu devenu très touristique, bondé de croiséristes. Les plages blanches, autrefois tranquilles selon nos lectures, accueillent désormais 3 000 à 4 000 visiteurs par jour. Nous avons réservé à l'hôtel Bananarama Beach Resort (110 dollars la nuit). La chambre donnait sur la plage, mais le bruit des bars et restaurants adjacents jusqu'à minuit nous a empêchés de dormir correctement. Le moment négatif du voyage : le premier soir, on nous a facturé des consommations à la barre que nous n'avions pas commandées (frais de 85 dollars). Après une heure de négociation avec le gérant, 50 dollars nous ont été restitués. C'était une arnaque classique. En contrepartie, la plongée à Coral Gardens vaut vraiment le détour. Nous avons réservé avec l'opérateur Roatan Marines Park (accès 25 dollars, plongée guidée 65 dollars par personne). Nous avons vu des poissons-perroquets, des tortues marines et des anémones colorées à 15 mètres de profondeur. La transparence de l'eau, à 28°C, était hallucinante. Le dernier jour sur Roatán, nous avons visité la réserve naturelle de Carambola (entrée 30 dollars), une petite zone protégée où subsistent des singes araignées et des perroquets. Le sentier de 2 km à travers la jungle est bien entretenu. L'odeur d'humus et de feuilles pourries était très prononcée après les pluies de la nuit précédente. Le retour à Tegucigalpa s'est fait le 20 mars par le même vol Tropic Air. Un bus Hedman Alas nous a ramenés à l'aéroport international. Départ le 21 mars vers Miami avec Taca Airlines.
Les bons plans repérés sur place.
Ruines de Copán : les stèles sculptées de la Grande Plaza (600 lempiras l'entrée, mais prendre obligatoirement un guide archéologue local)
Restaurant comedor El Jardín à Copán Ruinas : sopa de conch à 150 lempiras, plat local authentique
Plongée à Coral Gardens, Roatán : 65 dollars pour 2 immersions, tortues et poissons-perroquets à 15m de profondeur
Musée de la sculpture de Copán : répliques de stèles et explications en français du conservateur Héctor
Bus Hedman Alas ligne 201 : le seul transport fiable entre Tegucigalpa et Copán (départ 16h, 5h de trajet)
Photos — Copán Ruinas et Roatán
Et au final.
Le Honduras offre deux visages : les ruines de Copán sont authentiquement intéressantes mais exigent un guide pour être comprises, tandis que Roatán perd progressivement son âme caribéenne au profit du tourisme de masse. Nous recommandons Copán, mais attendez-vous à des route difficiles et à une infrastructure locale fragile. Roatán, c'est beau, mais l'arnaquerais est monnaie courante.
