Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Bratislava un jeudi soir via Ryanair, après 2h30 de vol depuis Lyon. L'aéroport Stefánik est à 9 km du centre ; on a pris le bus 61 pour 1,50 €, un trajet de 30 min où j'ai senti cette odeur caractéristique d'Europe centrale—mélange de diesel et de café instant. Arrivée à 20h30 à l'hôtel Marrol's Boutique Hotel près de la Vieille Ville, chambre acceptable mais minuscule (20 m²), 85 € la nuit. La Vieille Ville de Bratislava, c'est franchement serré. Les rues piétonnes (Michalská, Ventúrska) sont envahies de touristes allemands et chinois, les restaurants affichent des menus en 5 langues. On a mangé au Gerštacook le vendredi midi : bryndzové halušky (pâtes à la brousse de brebis) pour 6,90 €, c'était lourd, savoureux, un peu trop gras. Le château de Bratislava domine la ville depuis une colline ; on y a traîné samedi matin après avoir attendu 40 min la file d'attente à 9h. À l'intérieur, c'est vide, les salles ressemblent à un musée d'école primaire. Vue correcte sur le Danube depuis les remparts. Première galère : lundi matin, on a raté la correspondance pour les Tatras. Bus FlixBus de 7h15 depuis la gare routière (Mlynské nivy) – on a cru que c'était à la gare centrale. Résultat, 15 min de retard et le chauffeur a refusé de nous prendre. On a dû attendre le bus 13h00, perte de 5h de daylight. La gare routière de Bratislava est un foutoir, pas d'indications claires, pas d'écrans affichant les départs. Les Tatras nous attendaient. On a loué un appartement à Tatranská Lomnica (petit village au pied de la montagne) pour 50 € par nuit via Airbnb. Mardi matin, levé à 5h30 pour la randonnée vers le lac Štrbské Pleso. On s'attendait à du grandiose ; franchement, c'est sympa mais pas fou. Le sentier est bien balisé, 8 km aller-retour, 1h30 de marche. On a croisé une demi-douzaine de groupes scolaires slovaques. Le lac est entouré de forêt de pins, l'eau glaciale (on a trempé un doigt, environ 8°C). Le silence était blanc, pas de son sauf le vent dans les sapins. Mercredi, visite du musée des Tatras à Tatranská Polianka : entrée 3 €, c'est folklorique, des vitrines poussiéreuses avec des fossiles et des photos en noir et blanc. On s'est ennuyé après 30 min. On a déjeuné au restaurant U Partizána, côtelette de porc avec sauce aux myrtilles, 8,50 €, vraiment bon, la nourriture locale c'est la seule chose qui justifie le détour. Jeudi, on a tenté la télécabine jusqu'à Lomnický Štít (2634 m). Coût : 28 € l'aller-retour. Le câble bougeait beaucoup, j'ai eu un peu vertige. En haut, le sommet était dans les nuages, visibilité 20 m. Deuxième déception. On a attendu 45 min en espérant que ça se dégage, rien. Retour décevant. Retour à Bratislava vendredi via le même FlixBus (13,50 € le billet). On a passé la dernière soirée à parcourir Dvorákovo nábrežie (les quais du Danube), petits bars sympas, sans prétention. On a bu une bière Topvar (1,30 € au café Na Nábř) en regardant les péniches passer. C'était banal mais apaisant. Bilan personnel : Bratislava, c'est une capitale surprise, pas aussi morte qu'on le disait, mais clairement surfacée par le tourisme. Les Tatras, honnêtement, ça ressemble à n'importe quelle montagne moyenne d'Europe centrale. Si vous aimez vraiment la rando, allez en Autriche ou en Suisse, vous ne regretterez pas. La Slovaquie, c'est plutôt un détour qu'une destination en soi.
Les bons plans repérés sur place.
Bryndzové halušky au Gerštacook (Bratislava, Michalská 2) – plat national obligatoire, 6,90 €
Château de Bratislava (entrée 10 €, parking 1 €/h) – vues depuis les remparts sur le Danube
Lac Štrbské Pleso (Tatras) – randonnée 8 km bien balisée, départ du parking de Tatranská Lomnica
Bus FlixBus Bratislava–Tatras (13h50, 13,50 €) – vérifier la gare de départ (Mlynské nivy, pas la gare centrale)
Restaurant U Partizána (Tatranská Polianka) – côtelette de porc sauce myrtilles, 8,50 €, cuisine authentique
Photos — Bratislava / Haute Tatras
Et au final.
La Slovaquie offre quelques points d'intérêt (la vieille ville de Bratislava, la gastronomie locale), mais c'est franchement surfait. Les Tatras m'ont déçu : moins imposantes que prévu, trop fréquentées en haute saison. On n'y retournerait pas en priorité.
