Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Berlin-Tegel un jeudi matin vers 9 h 30, après un vol Lufthansa depuis Marseille. L'aéroport sentait le café industriel et le détergent. On s'est pris une demi-heure pour comprendre le système de tickets RER : faut prendre le bus X9 (5,50 euros) jusqu'à Bahnhof Zoo, ou alors la S-Bahn. On a choisi la S-Bahn S7, finalement. Les gens rentraient du boulot, comprimés contre nous à 9 h du matin — première galère du voyage. L'hôtel, le Riverside, rue Friedrichstraße, avait une chambre minuscule mais propre (89 euros la nuit en demi-double). La proprio parlait quatre langues et nous a expliqué qu'il faisait 12 degrés dehors, qu'on aurait besoin de nos vestes. Elle avait raison. Les jours 1 et 2 : le mur, le Bundestag, et une demi-arnaque à CharlottenburgVendredi, on a pris le bus 100 (2,90 euros pour trois trajets chacun) depuis Bahnhof Zoo jusqu'à la Porte de Brandebourg. Le Reichstag était fermé pour cause de rénovation — deuxième galère. On a tourné autour, pris des photos nulles comme tout le monde. On a mangé un Currywurst chez Curry 36 (5 euros), c'était trop gras, mais ça réchauffe. La sauce à la curry, chaude et collante sur la langue, c'était pas terrible honnêtement. Le samedi, on s'est traînés jusqu'au château de Charlottenburg. Une femme en « guide touristique » nous a proposé une visite « privée » du parc pour 30 euros. On a accepté, mais elle n'a fait que nous montrer les mêmes chemins que tout le monde, en étant vaguement brusque. On a payé la moitié et on s'est sauvés. Le parc lui-même était joli, les arbres d'octobre rougeoyaient, mais on s'attendait à plus. Kreuzberg et la vraie Berlin (jours 3-5)Mardi, on a plongé dans Kreuzberg. Pris le U-Bahn U1 jusqu'à Kottbusser Tor. L'odeur du quartier : mélange de graffitis frais (la peinture), de kebab frit et d'humidité des murs. Les rues étaient couvertes de street art, des tags épais, des pochoirs. On a traîné chez Café Kotti, un squat devenu café légal, avec des tabourets bancals et un espresso à 2,50 euros servi par des ados tatouées. On y a traîné trois heures, c'était le seul moment du voyage où on s'est vraiment senti quelque part, pas en train de cocher des cases touristiques. On a mangé chez Mustafa's Gemüse Kebab (petit kebab légendaire, 6 euros le standard) — il y avait quinze minutes d'attente un mercredi soir. Le kebab était bon mais pas révolutionnaire. La vraie surprise : une bierhalle près de la Görlitzer Straße, le Café am Neuen See, où on a bu de la Berliner Pilsener (3,80 euros la demi-pinte) en regardant les gens passer. Samedi, on a levé à 6 h du matin pour explorer le marché aux puces de Treptow — trop de touristes, aucune affaire, partis après 20 minutes. Les musées et la fin d'un voyage mitigéOn a traîné deux jours aux musées de l'île de Mitte. L'Altes Museum (10 euros l'entrée) avait une collection de sculptures grecques cool, mais on était crévés après. On a pas eu la force de faire le Neues Museum. Mercredi matin, un dernier tour à Spandauer Straße pour acheter des trucs « berlinois » (magnets, cartes postales). Tout était cher, rien d'authentique. Vol de retour Lufthansa à 14 h 35. Bilan : Berlin, c'est pas ce qu'on attendait. C'est moins « ancien » qu'on pensait, sauf si tu cherches vraiment les cicatrices du mur. Les touristes sont partout. Mais Kreuzberg nous a rappelé que les vraies villes, ça se vit dans les cafés pourris, pas dans les châteaux.
Les bons plans repérés sur place.
Café am Neuen See (Görlitzer Straße, Kreuzberg) : bierhalle détendue avec vraies gens, loin des circuits
Marché aux puces de Mauerpark (dimanche matin, prendre S-Bahn S2 jusqu'à Bernauer Straße) : affluence folle mais objets rares
Mustafa's Gemüse Kebab (Mehringdamm) : queue le soir, en vaut la peine si t'as faim
Château de Charlottenburg : moins visité que le Reichstag, parc immense et moins bondé les jours de pluie
East Side Gallery (vestige du mur, prendre la U-Bahn U1 vers Ostbahnhof) : mur entier recouvert d'art, gratuit
Photos — Berlin
Et au final.
Berlin mérite le détour surtout pour ses quartiers moins connus — Kreuzberg ou Neukölln nous ont marqués bien plus que les monuments. Par contre, la météo d'octobre était maussade, et on a trouvé les prix moins avantageux qu'avant — ça change. À refaire, mais avec un plan moins touristique.








