10 jours en Dalmatie : Dubrovnik, Hvar et les îles entre rêve et réalité
CarnetCroatie202610 jours

10 jours en Dalmatie : Dubrovnik, Hvar et les îles entre rêve et réalité

Nous avons atterri à l'aéroport de Dubrovnik à 14h30 via Ryanair, un vol sans problème pour une fois. Le taxi jusqu'à notre appartement dans la Vieille Ville nous a coûté 250 kunas (33 euros), un prix affiché mais le…

MA
Publié le · mis à jour le
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Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport de Dubrovnik à 14h30 via Ryanair, un vol sans problème pour une fois. Le taxi jusqu'à notre appartement dans la Vieille Ville nous a coûté 250 kunas (33 euros), un prix affiché mais le chauffeur a quand même tenté de négocier à la baisse. Première galère : l'appart était à cinquième étage sans ascenseur, et les pavés en marbre blanc du Stradun rendaient chaque montée épuisante. Dubrovnik sent la pierre chauffée et le café fort. J'ai pris un petit-déjeuner au café Nolita, juste avant la Place de Luža (8 kunas pour un espresso serré, 2 euros), assis dehors à 7h du matin en T-shirt parce qu'il faisait déjà 26 degrés. C'était le moment où les rues étaient vides, avant l'invasion des croisiéristes vers 10h. On sentait vraiment la différence : une ville entière qui se réveille avant d'être envahie. Les îles : Hvar et KorčulaNous avons pris le bateau à vapeur G.V. Ivo (ligne côtière) depuis le port de Dubrovnik. 80 kunas le billet (11 euros), 1h30 de traversée. L'eau avait cette teinte vert émeraude qu'on ne voit vraiment que là-bas, et l'odeur salée était prenante. À Hvar, nous avons loué une petite maison par Airbnb (450 kunas la nuit, 60 euros) chez une femme âgée, Jasmina, qui nous a donné des tomates de son jardin. Elle nous a aussi avertis que le restaurant touristique « Pizzeria Dionis » sur le port était une arnaque : 280 kunas pour une salade César (38 euros). Nous avons écouté : à la place, nous avons mangé au Konoba Menego, un petit resto de quartier dans la rue Groda, 120 kunas pour un excellent poisson grillé avec légumes (16 euros). Le jour le plus marquant a été notre escapade à la plage nudiste de Zavala. Nous n'avions pas prévu ça. Une petite fille blonde jouait près de nous avec son père. La plage était coincée entre des falaises blanches avec du pin qui poussait presque à la verticale. L'eau était glacée au premier mètre puis agréablement tiède. On s'est sentis ridicules et libérés à la fois, avec juste les vagues et le bruit des cigales. Ça dure 20 minutes comme ça, avant que l'égoïsme reprenne. Korčula et le retourLe ferry pour Korčula coûtait 45 kunas (6 euros), une petite île avec un charme plus discret. Nous avons visité la maison natale de Marco Polo, surpeuplée mais intéressante. Le guide parlait quatre langues et forçait un peu le sourire. À Korčula, les restaurants le long du port sont tous pareils : même prix, même menu, même clientèle de touristes. Nous avons opté pour un risotto aux fruits de mer au Konoba Moreška (200 kunas, 27 euros) en arrière-plan de la ville : moins bon marché mais moins pire que les autres. Le retour à Dubrovnik en bus de nuit (numéro 10A, compagnie Atlas) s'est avéré être une galère. Un demeuré en face de nous a écouté de la musique sur son téléphone sans écouteurs pendant deux heures. Nous avons protégé notre sommeil avec des bouchons d'oreille. Le bus s'est arrêté quatre fois pour des clients. Arrivés à 6h du matin au terminal de Dubrovnik, gelés et énervés, nous avons vu le soleil se lever sur les fortifications en pierre. Ça a remis les choses en place. Pas de regret d'avoir choisi le bus (45 kunas, 6 euros) plutôt que le taxi (300 kunas, 40 euros). Nos derniers jours, nous avons visité les cascades de Skradinski Buk dans le parc de Krka. L'entrée coûtait 200 kunas (27 euros). On pouvait voir des poissons translucides sous l'eau. Le bruit des chutes était assourdissant, presque oppressant. Les gens photographiaient tout. Nous avons marché deux heures sans voir personne d'autre, puis soudain on croisait des groupes de touristes organisés tous les 50 mètres.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Café Nolita (Stradun, Dubrovnik) : espresso à 8 kunas avant 8h du matin, terrasse vide

2

Plage nudiste de Zavala (Hvar) : falaises blanches, eau cristalline, 20 minutes de vrai repos

3

Konoba Menego (rue Groda, Hvar) : poisson grillé 120 kunas, sans arnaque, patron honnête

4

Ferry G.V. Ivo vers les îles : 80 kunas, traversée de 90 minutes, view inégalable

5

Cascades de Skradinski Buk (parc Krka) : 200 kunas l'entrée, eau turquoise et poissons visibles

Album · 7 photos

Photos — Dubrovnik et archipel dalmate

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Conclusion

Et au final.

La Croatie, c'est real : c'est beau, les gens sont corrects, on mange bien et pas trop cher. Mais c'est aussi touristique au possible à Dubrovnik, les prix s'envolent en haute saison, et certains restos jouent carrément les touristes pour des pigeons. On a eu de vrais moments de silence et de beauté, loin des sentiers balisés. À refaire, mais en mai plutôt qu'en juillet.

En résumé

Avis Dubrovnik et archipel dalmate : carnet de voyage de 10 jours par marievoyages42

Destination
Dubrovnik et archipel dalmate
Pays
Croatie
Durée
10 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marievoyages42
L'essentiel

Dubrovnik et archipel dalmate en bref

Pourquoi choisir Dubrovnik et archipel dalmate

  • Côte adriatique préservée avec eau vert émeraude et falaises blanches spectaculaires
  • Îles accessibles en ferry économique pour échapper au surtourisme de Dubrovnik
  • Gastronomie locale authentique à prix raisonnables dans les petites konobas
  • Cascades naturelles spectaculaires du parc Krka à proximité immédiate
  • Rythme urbain découvrable en heures creuses avant l'invasion des croisiéristes

Pour qui ?

  • Couples en quête de moments de silence loin des foules
  • Voyageurs au budget modéré cherchant authenticité côtière
  • Photographes attirés par paysages littoraux et patrimoine médiéval
  • Explorateurs préférant petites îles à Dubrovnik saturée

À éviter si…

  • Vous visitez uniquement en juillet-août et refusez les foules touristiques
  • Vous cherchez un séjour au pied d'une montagne alpine
  • Vous n'aimez pas les escaliers ou les ruelles pavées en marbre blanc
À découvrir aussi
DubrovnikHvarKorčulaArchipel dalmateParc national KrkaCascades Skradinski BukStradunPlace de LužaPort de DubrovnikPlage nudiste ZavalaÎle de VisCôte adriatique
Questions fréquentes

FAQ — Dubrovnik et archipel dalmate

Quel est le meilleur moment pour visiter Dubrovnik et l'archipel dalmate ?

L'auteur recommande mai plutôt que juillet, période de haute saison où les prix explosent et les croisiéristes envahissent les rues à partir de 10h. Mai offre des températures agréables sans la surcharge touristique estivale ni les tarifs gonflés des restaurants côtiers.

Combien coûte un séjour à Hvar et Korčula ?

Une petite maison Airbnb à Hvar coûte environ 60 euros la nuit. Les restaurants locaux proposent du poisson grillé pour 16 euros (Konoba Menego) ou du risotto aux fruits de mer pour 27 euros. Les restaurants touristiques sur les ports affichent des tarifs gonflés : 38 euros pour une salade César à Hvar.

Comment se déplacer entre Dubrovnik et les îles ?

Le bateau à vapeur côtier G.V. Ivo relie Dubrovnik à Hvar en 1h30 pour 11 euros. Korčula est accessible par ferry pour 6 euros depuis Hvar. Le bus de nuit coûte 6 euros et permet d'économiser sur l'hébergement, bien que le confort soit variable selon les passagers.

Où manger bon marché à Dubrovnik ?

Le café Nolita propose un espresso serré pour 2 euros en début de matinée. Évitez les restaurants touristiques du port affichant des tarifs importants. Les konobas en petite rues (comme Konoba Menego à Hvar) servent des plats régionaux authentiques à prix justes.

Quel est le meilleur moment pour visiter Dubrovnik sans touristes ?

Entre 6h et 10h du matin, avant l'arrivée des groupes de croisiéristes. L'auteur décrit les rues vides du Stradun à 7h, avec des cafés tranquilles et une ambiance authentique. Après 10h, la ville devient surpeuplée.

Que voir à Korčula ?

La maison natale de Marco Polo, bien que fréquentée. L'île offre un charme plus discret que Dubrovnik ou Hvar. Les restaurants côtiers proposent des menus standardisés à prix similaires ; préférez les petites konobas en retrait du port.

Quelles excursions naturelles faire près de Dubrovnik ?

Le parc national de Krka et ses cascades de Skradinski Buk valent le détour pour 27 euros. L'eau translucide et les chutes assourdissantes offrent une expérience immersive, bien que les groupes touristiques organisés surgissent régulièrement. La marche en dehors des heures de pointe permet de retrouver le calme.

Y a-t-il des plages particulières à Hvar ?

La plage nudiste de Zavala offre une expérience insolite, coincée entre des falaises blanches avec pins vertigineux. L'eau est glacée en surface puis tiède en profondeur. À découvrir sans préconçus pour une escapade loin des plages touristiques.