Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport de Dubrovnik à 14h30 via Ryanair, un vol sans problème pour une fois. Le taxi jusqu'à notre appartement dans la Vieille Ville nous a coûté 250 kunas (33 euros), un prix affiché mais le chauffeur a quand même tenté de négocier à la baisse. Première galère : l'appart était à cinquième étage sans ascenseur, et les pavés en marbre blanc du Stradun rendaient chaque montée épuisante. Dubrovnik sent la pierre chauffée et le café fort. J'ai pris un petit-déjeuner au café Nolita, juste avant la Place de Luža (8 kunas pour un espresso serré, 2 euros), assis dehors à 7h du matin en T-shirt parce qu'il faisait déjà 26 degrés. C'était le moment où les rues étaient vides, avant l'invasion des croisiéristes vers 10h. On sentait vraiment la différence : une ville entière qui se réveille avant d'être envahie. Les îles : Hvar et KorčulaNous avons pris le bateau à vapeur G.V. Ivo (ligne côtière) depuis le port de Dubrovnik. 80 kunas le billet (11 euros), 1h30 de traversée. L'eau avait cette teinte vert émeraude qu'on ne voit vraiment que là-bas, et l'odeur salée était prenante. À Hvar, nous avons loué une petite maison par Airbnb (450 kunas la nuit, 60 euros) chez une femme âgée, Jasmina, qui nous a donné des tomates de son jardin. Elle nous a aussi avertis que le restaurant touristique « Pizzeria Dionis » sur le port était une arnaque : 280 kunas pour une salade César (38 euros). Nous avons écouté : à la place, nous avons mangé au Konoba Menego, un petit resto de quartier dans la rue Groda, 120 kunas pour un excellent poisson grillé avec légumes (16 euros). Le jour le plus marquant a été notre escapade à la plage nudiste de Zavala. Nous n'avions pas prévu ça. Une petite fille blonde jouait près de nous avec son père. La plage était coincée entre des falaises blanches avec du pin qui poussait presque à la verticale. L'eau était glacée au premier mètre puis agréablement tiède. On s'est sentis ridicules et libérés à la fois, avec juste les vagues et le bruit des cigales. Ça dure 20 minutes comme ça, avant que l'égoïsme reprenne. Korčula et le retourLe ferry pour Korčula coûtait 45 kunas (6 euros), une petite île avec un charme plus discret. Nous avons visité la maison natale de Marco Polo, surpeuplée mais intéressante. Le guide parlait quatre langues et forçait un peu le sourire. À Korčula, les restaurants le long du port sont tous pareils : même prix, même menu, même clientèle de touristes. Nous avons opté pour un risotto aux fruits de mer au Konoba Moreška (200 kunas, 27 euros) en arrière-plan de la ville : moins bon marché mais moins pire que les autres. Le retour à Dubrovnik en bus de nuit (numéro 10A, compagnie Atlas) s'est avéré être une galère. Un demeuré en face de nous a écouté de la musique sur son téléphone sans écouteurs pendant deux heures. Nous avons protégé notre sommeil avec des bouchons d'oreille. Le bus s'est arrêté quatre fois pour des clients. Arrivés à 6h du matin au terminal de Dubrovnik, gelés et énervés, nous avons vu le soleil se lever sur les fortifications en pierre. Ça a remis les choses en place. Pas de regret d'avoir choisi le bus (45 kunas, 6 euros) plutôt que le taxi (300 kunas, 40 euros). Nos derniers jours, nous avons visité les cascades de Skradinski Buk dans le parc de Krka. L'entrée coûtait 200 kunas (27 euros). On pouvait voir des poissons translucides sous l'eau. Le bruit des chutes était assourdissant, presque oppressant. Les gens photographiaient tout. Nous avons marché deux heures sans voir personne d'autre, puis soudain on croisait des groupes de touristes organisés tous les 50 mètres.
Les bons plans repérés sur place.
Café Nolita (Stradun, Dubrovnik) : espresso à 8 kunas avant 8h du matin, terrasse vide
Plage nudiste de Zavala (Hvar) : falaises blanches, eau cristalline, 20 minutes de vrai repos
Konoba Menego (rue Groda, Hvar) : poisson grillé 120 kunas, sans arnaque, patron honnête
Ferry G.V. Ivo vers les îles : 80 kunas, traversée de 90 minutes, view inégalable
Cascades de Skradinski Buk (parc Krka) : 200 kunas l'entrée, eau turquoise et poissons visibles
Photos — Dubrovnik et archipel dalmate
Et au final.
La Croatie, c'est real : c'est beau, les gens sont corrects, on mange bien et pas trop cher. Mais c'est aussi touristique au possible à Dubrovnik, les prix s'envolent en haute saison, et certains restos jouent carrément les touristes pour des pigeons. On a eu de vrais moments de silence et de beauté, loin des sentiers balisés. À refaire, mais en mai plutôt qu'en juillet.
