Dix jours sur la côte dalmate : Dubrovnik, Split et les îles entre rêve touristique et réalité
CarnetCroatie202610 jours

Dix jours sur la côte dalmate : Dubrovnik, Split et les îles entre rêve touristique et réalité

Nous avons débarqué à l'aéroport de Dubrovnik un jeudi matin à 6h30, après un vol Ryanair depuis Lyon qui a eu 45 minutes de retard. La tension était palpable dans le bus 8 qui nous a menés en ville, surpeuplé de…

ML
Publié le · mis à jour le
10 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons débarqué à l'aéroport de Dubrovnik un jeudi matin à 6h30, après un vol Ryanair depuis Lyon qui a eu 45 minutes de retard. La tension était palpable dans le bus 8 qui nous a menés en ville, surpeuplé de touristes somnolents. En descendant Placa (la rue principale), l'odeur de jasmin en fleur mêlée aux échappements des scooters nous a frappés immédiatement. Ce contraste entre le silence touristique du matin et le chaos qu'on sentirait venir nous a mis mal à l'aise. Nous avons logé à la Pension Guesthouse Bonta, une petite adresse rue Miho Pracat, tenue par une femme d'environ 70 ans qui parlait quatre langues. 85 euros la nuit pour une chambre double avec parquet branlant. Elle nous a conseillé d'éviter le restaurant Taj Mahal sur la Placa (« trop de touristes, pas bon »), et elle avait raison. Nous l'avons ignorée le premier soir et avons payé 28 euros pour des pâtes fades au Taj Mahal. Le lendemain, sur ses recommandations, nous avons mangé à Nuit Restaurant, caché dans une ruelle derrière les murs de la vieille ville. Les linguines aux langoustes (« lignje na buzaru ») coûtaient 22 euros et goûtaient réellement le sel de l'Adriatique. Ce moment-là, assis sous un auvent de vignes séchées avec le bruit des vagues en arrière-fond, a été le tournant. Les murs, le Game of Thrones, et la fouleOn ne peut pas visiter Dubrovnik sans emprunter le sentier des remparts. Nous avons commencé à 7h du matin pour éviter la foule et nous avions raison : à 9h, il y avait déjà 200 personnes. La chaleur était accablante (32 degrés), pas d'ombre, et nous avons bu trois petites bouteilles d'eau à 2 euros chacune auprès des vendeurs qui pullulent. Les Instagrammeurs prenaient des selfies sans fin devant la tour Minčeta. Honnêtement, après une heure, nous avons eu l'impression d'être du bétail en visite. Le soir, nous avons pris le ferry pour l'île d'Elaphiti avec la compagnie Jadrolinija (billet 60 kuna, environ 8 euros). Quarante minutes de trajet, et le vent salin qui vous cravache le visage alors que vous êtes assis à la proue. Nous avons dormi à Lopud, dans une chambre d'hôte chez Mara, qui faisait aussi restaurant. Elle servait une soupe de poisson maison le soir (« brujet », 12 euros) et du pain aux herbes encore chaud. La nuit était si calme que nous avons entendu les grenouilles des marais près de la baie. Split : gare, palais et galère administrativeLe ferry retour à Split s'est avéré être notre galère majeure. Nous avions raté le premier (notre faute, débordement de sommeil), et le guichet Jadrolinija refuse de rembourser, même partiellement. 60 kuna perdus. Arrivés à Split en fin d'après-midi, nous avons cherché pendant 30 minutes la gare routière « Autobusni Kolodvor », mal signalée, avant de trouver une chambre d'hôtel de secours. Hotel Split Backpackers, 45 euros pour deux, très basique mais propre. Le palais de Dioclétien, au cœur de Split, justifiait au moins une demi-journée. Nous avons zappé les visites guidées (40 euros par personne, trop cher) et nous nous sommes perdus volontairement dans ses galeries en pierre ocre. La cathédrale à l'intérieur, avec ses vitraux jaunes en fin d'après-midi, créait une ambiance chaude et presque intime. Nous avons pris un café au bar Luxor, face à la façade principale (2 euros, un vrai mauvais café local, mais sympa de l'atmosphère). Le marché Vjahrhundert (« Pazar »), en bas du palais, débordait de fruits de mer frais, de figues, de miel. Nous avons acheté deux portions d'huîtres (« kamenice », 15 euros les six) à un vendeur qui avait des mains énormes. Hvar et l'autre visageHvar, l'île chic, nous a surpris différemment. Moins foule qu'à Dubrovnik, plus d'Européens aisés que de touristes de masse. Nous avons loué un scooter (22 euros la journée) et exploré les petits villages de l'intérieur de l'île. À Stari Grad, un village viticole, nous avons bu un verre de plavac mali (vin rouge local, 3 euros) en terrasse face à la baie et écouté deux vieux hommes jouer de la guitare. Pas de wifi, pas d'anglais parlé, juste du silence et du soleil sur les vignes. Retour à Split, puis vol Ryanair pour Zagreb (25 euros, yay), où nous avons passé deux jours dans la capitale. La rue Tkalčićeva était bondée mais authentiquement croate, loin de la côte balnéaire. Musée Meštović très bon, 30 kuna (4 euros), petit et passionnant.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Restaurant Nuit, ruelle derrière Placa à Dubrovnik : linguines aux langoustes 22 euros, cadre sous vignes séchées.

2

Îles Elaphiti avec ferry Jadrolinija : soupe de poisson maison chez Mara à Lopud, 12 euros, calme absolu.

3

Palais de Dioclétien à Split : entrée libre, cathédrale jaune en fin d'après-midi, merveilleux de détails en pierre.

4

Village de Stari Grad à Hvar : plavac mali local 3 euros en terrasse, guitaristes gratuits, pas de tourisme industriel.

5

Marché du Pazar à Split : huîtres fraîches 15 euros les six, miel artisanal, vendeurs sans arnaque.

Conclusion

Et au final.

Nous repartons avec un sentiment mitigé. La côte dalmate est belle, oui, mais saturée de tourisme de masse qui en érode le charme dès juillet-août. Ce que nous avons aimé vraiment ? Les moments en dehors des sentiers : les petits restaurants tenus par des locaux, les îles moins connues, les couchers de soleil sur l'Adriatique sans 500 photographes autour. Le coût aussi grimpe vite (nourriture, transports). Nous recommandons, mais en mai ou septembre, jamais en plein été.

En résumé

Avis Dubrovnik et côte dalmate : carnet de voyage de 10 jours par mariav-lyon

Destination
Dubrovnik et côte dalmate
Pays
Croatie
Durée
10 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mariav-lyon
L'essentiel

Dubrovnik et côte dalmate en bref

Pourquoi choisir Dubrovnik et côte dalmate

  • Patrimoine architectural exceptionnel : palais de Dioclétien, remparts Game of Thrones, vieille ville en pierre ocre
  • Gastronomie côtière authentique : langoustes, huîtres et vins locaux plavac mali à prix raisonnables
  • Îles Dalmates tranquilles en ferry : Lopud, Hvar, échappées faciles depuis Split et Dubrovnik
  • Côte Adriatique et paysages méditerranéens : vignes, baies pittoresques, couchers de soleil spectaculaires
  • Accessibilité : vols Ryanair directs, transports maritimes réguliers, hébergement bon marché hors juillet-août

Pour qui ?

  • Couples en quête de calme et authenticité en basse saison
  • Voyageurs budget cherchant gastronomie côtière et histoire méditerranéenne
  • Photographes et amateurs d'architecture historique antique
  • Aventuriers louant scooter pour explorer villages et îles moins touristiques
  • Oenologues intéressés par les vins croates régionaux

À éviter si…

  • Vous redoutez le tourisme de masse : juillet-août sont saturés sur toute la côte
  • Vous cherchez plages de sable fin et baignade : la côte est rocheuse, peu de plages accessibles
  • Vous avez un budget serré : les prix augmentent rapidement en saison (restaurants, transports, eau)
  • Vous voyagez sans anglais : l'intérieur des îles parle peu l'anglais, même le croate simplifié manque
À découvrir aussi
Île de LopudÎle de HvarÎles ElaphitiStari GradPalais de DioclétienTour MinčetaCathédrale de SplitMarché PazarRue Tkalčićeva ZagrebMusée MeštovićAéroport de DubrovnikGare routière Split
Questions fréquentes

FAQ — Dubrovnik et côte dalmate

Quel est le meilleur moment pour visiter Dubrovnik et la côte dalmate ?

Mai ou septembre sont idéals. L'été (juillet-août) concentre trop de touristes, comme aux remparts de Dubrovnik où 200 personnes s'amassent avant 9h du matin. La chaleur atteint 32 degrés sans ombre, rendant la visite éprouvante.

Combien coûte un voyage de 10 jours sur la côte dalmate ?

Comptez 22-28 euros pour un bon restaurant, 8-15 euros pour les transports en ferry (Jadrolinija), 45-85 euros pour une chambre d'hôte. Les vendeurs touristiques aux remparts pratiquent des tarifs gonflés (2 euros la petite bouteille d'eau). Budget quotidien : 60-100 euros par personne pour hébergement, nourriture et transports.

Les remparts de Dubrovnik valent-ils vraiment le détour ?

Oui, mais imposent une visite très matinale (avant 7h) pour éviter la foule et la chaleur. Les photos Instagram y sont incontournables, mais l'expérience devient éprouvante rapidement si on arrive tard. Préférez les ruelles adjacentes et les petits restaurants cachés derrière les murs.

Où manger authentiquement à Dubrovnik sans payer cher ?

Évitez les restaurants de la Placa (rue principale) comme le Taj Mahal (28 euros pour des pâtes fades). Cherchez les petites adresses en ruelle, comme Nuit Restaurant avec ses linguines aux langoustes à 22 euros. Les hôtes locaux conseillent souvent les meilleures adresses.

Hvar est-elle moins touristique que Dubrovnik ?

Oui, Hvar attire moins de tourisme de masse et plus d'Européens aisés. L'intérieur de l'île (villages comme Stari Grad) offre une expérience authentique : vignes, vin local à 3 euros, musique locale et silence. Le scooter (22 euros/jour) permet d'explorer les zones moins fréquentées.

Faut-il réserver en ligne ou sur place pour les ferries Jadrolinija ?

Attention aux remboursements : la compagnie refuse de rembourser même partiellement en cas de retard du passager. Il est plus sûr de réserver à l'avance et de laisser du temps avant chaque trajet. Le ferry pour les îles Elaphiti coûte environ 8 euros (60 kuna).

Split vaut-il une visite de 2-3 jours ?

Oui, le palais de Dioclétien mérite au moins une demi-journée. Explorez les galeries en pierre ocre, la cathédrale avec ses vitraux jaunes, et le marché Pazar pour les fruits de mer frais (huîtres à 15 euros les six). Passez en taxi ou à pied, évitez les visites guidées (40 euros/personne).

Quelles îles Dalmates recommandez-vous pour échapper à la foule ?

Lopud (îles Elaphiti) offre calme et authenticité avec des chambres d'hôte comme celle de Mara qui propose soupe de poisson maison (12 euros). Les villages intérieurs de Hvar (Stari Grad) garantissent une immersion loin des plages bondées.