Comment ça s'est passé.
Arrivé à l'aéroport international de Vancouver le 14 septembre à 16 h 30, après 11 heures de vol avec Air Canada. Le changement horaire m'a mis K.O. — j'ai dormi à l'hôtel Sylvia (1154 Gilford Street, West End) jusqu'à 6 h le lendemain matin. La chambre sentait le vieux bois et le café froid, ce qui m'a ramené à la réalité : j'étais bel et bien au Canada. Les trois premiers jours, j'ai exploré Vancouver méthodiquement. Petit déj au Neko Sushi (1328 Davie Street) avec un vrai café canadien à 4,50 CAD et un sandwich aux œufs — rien de fou, mais copieux. J'ai pris le SkyTrain (ligne Canada, direction Waterfront) pour rejoindre le centre-ville : 2,95 CAD le ticket. Les rues du Downtown Eastside m'ont surpris : beaucoup de sans-abris, une ambiance plus crue que prévu. Pas la Vancouver postcard des brochures touristiques. Gastown m'a plu davantage. Flâner dans Water Street vers 14 h, quand le soleil tape vraiment sur les façades de brique rouge. Le magasin de souvenirs « Inuit Gallery » (206 Cambie Street) expose des sculptures en stéatite à prix exorbitants (800-2000 CAD), mais on peut regarder gratuitement. J'ai mangé des fish and chips chez J's Wonton Noodle House (215 Powell Street) pour 13 CAD — poisson blanc bof, frites grasses mais c'était réconfortant. Le moment marquant : le jour 4, j'ai loué une voiture (Hertz, YVR) pour monter vers Whistler Blackcomb. Trois heures de route sur la Sea-to-Sky Highway, l'autoroute 99. Vers Squamish, l'air changeait — j'ai senti une odeur de forêt boréale, résineuse, presque agressive. Les montagnes apparaissaient, vertigineuses. Arrivé à Whistler à 16 h, j'ai couru au sommet via le gondola (55 CAD l'aller-retro). Le soleil descendait en orange-rose sur les vallées. Silence complet, sauf le vent dans les épicéas. Là, j'ai compris pourquoi les gens venaient au Canada. Retour à Vancouver, puis départ en autocar Greyhound (gare centrale, Pacific Central Station, 1150 Station Street) pour Banff. 24 heures de bus à 89 CAD. Assis à côté d'un gars qui dormait la bouche ouverte et ronfflait comme un moteur diesel. Arrivée à Banff à 19 h le jour 6. Le petit village m'a déçu au premier abord : rues commerciales saturées de restaurants pour touristes, peu d'âme locale. Mais les lacs me rattrapaient. Lake Louise, à 45 minutes en voiture (direction Trans-Canada Highway, route 1). La première vision du lac : eau turquoise improbable, château Fairmont au fond. J'ai marché autour (sentier Principal Lake shore, 2 km, 45 min), lunettes de soleil nécessaires. Il y avait 200 personnes qui prenaient les mêmes photos. Galère : une fille m'a pris ma place sur un rocher pour un selfie, sans demander. Petite frustration, mais passagère. Le jour 8, j'ai fait le Icefields Parkway jusqu'à Athabasca Glacier. 230 km nord-sud, route 93, l'une des plus belles du monde paraît-il. Effectivement, les panoramas changeaient tous les 15 km. J'ai arrêté au Glacier Skywalk (99 CAD l'entrée), plate-forme de verre suspendue. Frissons, peur du vide réelle. Petit déj : sandwich à l'hôtel Banff Caribou (loin du centre, chambre triste, mais 95 CAD la nuit) : pain blanc mou, confiture industrielle, café médiocre. Jour 10-11 : Moraine Lake, puis retour vers Calgary. Moraine Lake surplombé par Valley of Ten Peaks — paysage vraiment sculptural. Eau aussi turquoise que Louise. Moins de foule. Randonnée Sentinel Pass (6 km) pour avoir une vue depuis le haut. Jambes brûlantes, essoufflement à 2000 m d'altitude, mais satisfait. Jour 12, retour à Vancouver via Calgary Airport. Bus Greyhound 93 CAD de nouveau. Le voyage retour s'est éternisé — 2 heures de retard sur l'autoroute à cause d'un accident. Arrivé à YVR à 23 h, décollage Air Canada à 1 h 15 du matin.
Les bons plans repérés sur place.
SkyTrain ligne Canada pour voir le port et Downtown : départ Waterfront Station (transports Toronto)
Whistle Blackcomb via la Highway 99 : lever du gondola à 15 h pour coucher 18 h 45
Lake Louise circuit complet (2,5 h) au départ du Fairmont parking
Icefields Parkway route 93 segment Banff-Jasper : s'arrêter au Glacier Skywalk plutôt que seulement voir de loin
Moraine Lake sentier Sentinel Pass (6 km) : départ 7 h du matin pour éviter foule et finir vers 13 h
Photos — Vancouver, Banff, Lake Louise
Et au final.
Douze jours bien chargés, avec des moments de grâce pure (Whistler au coucher, Moraine Lake) mais aussi des passages éprouvants (Greyhound c'est long, Vancouver downtown moins séduisant qu'on le dit). Le Canada m'a donné la nature sauvage que je cherchais, mais moins la vie urbaine riche que j'aurais espérée.








