Santorin et Mykonos : entre couchers de soleil et arnaque touristique
CarnetGrece202610 jours

Santorin et Mykonos : entre couchers de soleil et arnaque touristique

Nous avons atterri à l'aéroport de Santorin le 15 mai à 14h30, après deux vols depuis Lyon via Athènes. Le taxi du port vers notre hôtel, le Aigialos Traditional Rooms à Oia, nous a coûté 35 euros pour 12 km — un vrai…

ML
Publié le · mis à jour le
10 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport de Santorin le 15 mai à 14h30, après deux vols depuis Lyon via Athènes. Le taxi du port vers notre hôtel, le Aigialos Traditional Rooms à Oia, nous a coûté 35 euros pour 12 km — un vrai détournement de prix, bien sûr. Le chauffeur a refusé de nous faire un reçu. C'était notre première galère, mais on l'a acceptée comme bienvenue en Grèce. Dès le premier soir, levés à 5h30 pour le lever du soleil depuis la terrasse de notre chambre, j'ai senti cette odeur particulière : mélange de sel, d'olivier et de pierre chauffée par le soleil grec. Les villes blanches de Santorin ont ce truc répétitif — des cubes blancs identiques à l'infini — mais c'est vrai que depuis la falaise, c'est autre chose. Nous avons pris un café au bar Sunset Bar 1987, 6 euros le frappe, et attendu les premiers touristes arrivent en groupe. Jours 2-3 : Oia et Kamari Le deuxième jour, nous nous sommes perdus en venant du bus (ligne KTEL, numéro 1, très utile pour circuler). On a fini dans une ruelle qui menait à une auberge de famille tenue par Dimitri, un homme de 70 ans qui nous a proposé un vrai café grec sans demander. Il nous a parlé 45 minutes de sa vie : son fils à Athènes, ses trois filles, les mauvais touristes chinois. C'était l'un de ces moments où on sort vraiment du circuit. À Kamari, nous avons mangé au restaurant Livaneli, face à la plage noire. Moussaka (14 euros), salade grecque (8 euros), retsina blanc (une carafe 10 euros). Le goût du feta était bien différent de ce qu'on achète à Carrefour — plus fort, plus salé. La température de la mer, 19°C en mai, nous a refroidis. On est restés 20 minutes à peine. Nous avons aussi visité la plage de Perivolos, moins touristique. Des cabines de bain orange rouillées, un vieil homme qui vendait du poisson grillé depuis un chariot sans vraiment crier. Trois brochettes pour 12 euros. Personne autour. C'était plus vrai que les terrasses d'Oia. Jours 4-6 : Mykonos, la déception partielle Le ferry de Santorin à Mykonos nous a coûté 45 euros par personne, compagnie Blue Star Ferries, départ 8h du matin depuis le vieux port. Le trajet a duré 2h15. Mykonos nous attendait avec ses restaurants à 50 euros le plat et ses rues qui ressemblent à un décor de cinéma. C'était très beau, mais aussi très vide de sens. Les petites maisons colorées sont réelles, mais elles sont toutes des magasins de fringues ou des bars pour millionnaires. Nous avons eu la malchance de croiser une arnaque classique : le bar Cavo Paradiso nous a facturé 28 euros pour deux verres de vin blanc standard. Quand j'ai contesté, le serveur nous a dit que c'était les prix, et il avait techniquement raison — c'était écrit en tout petit sur une pancarte en plexiglas. On a payé et on est partis. Le salut a été la plage d'Agios Ioannis, minuscule, avec un seul bar tenu par Maria et son fils. Nous avons mangé des poulpes grillés (15 euros) et des crevettes à la salade grecque (16 euros). Le soleil se couchait directement sur la mer. Maria nous a dit en français (elle avait travaillé à Marseille vingt ans) que la plupart des touristes ne trouvaient jamais cet endroit. Elle avait raison. Jours 7-10 : retour à Santorin, Akrotiri Nous avons pris le ferry retour le 22 mai, même compagnie, mais différent en tout point : retard de 90 minutes, ferry bondé, température infernale. Une femme allemande à côté de nous a vomi dans un sac. Ça a gâché ce qui aurait pu être un bon dernier jour. Avant de partir, nous avons visité le site d'Akrotiri, une ville romaine enterrée sous la cendre d'une éruption. Prix d'entrée : 12 euros. C'était intéressant de vraiment marcher dans des rues de 3 500 ans. Les murs des maisons étaient encore là, la poussière rouge restait sur nos mains pendant une heure. Dernier dîner au restaurant To Psaraki à Kamari, le 24 mai. Nous avons commandé un mélange : salade horta, poisson blanc grillé, dalmades. Coût total 38 euros pour deux, vin compris. Le serveur était un jeune homme qui nous a parlé de son rêve d'immigrer au Canada. Il nous a dit « la Grèce, c'est fini pour les jeunes ». On a laissé 5 euros de pourboire.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Le coucher de soleil depuis Oia à 5h30, seul avec deux autres personnes, avant que les 5 000 touristes arrivent

2

Restaurant Livaneli à Kamari : moussaka faite à la main, retsina blanc très local, vue sur plage noire

3

Plage d'Agios Ioannis à Mykonos : minuscule, tenue par Maria, poulpes grillés à 15 euros, zéro infrastructure touristique

4

Site d'Akrotiri : ville romaine préservée sous cendre volcanique, 12 euros, 2h de marche vraiment unique

5

Café avec Dimitri à Oia : 70 ans, histoire de sa vie, vrai café grec gratuit, rencontre non programmée

Conclusion

Et au final.

Ces dix jours en Grèce ont mélangé du très beau (les couchers de soleil, certaines rencontres, les saveurs réelles) et du très touristique qui tue le plaisir (Mykonos, les prix gonflés, les groupes de touristes chinois). Santorin reste spéciale, mais pas pour les raisons qu'on pense. La vraie Grèce était dans les petits restaurants de famille, pas dans les cartes postales.

En résumé

Avis Santorin et Mykonos : carnet de voyage de 10 jours par mariet-lyon

Destination
Santorin et Mykonos
Pays
Grece
Durée
10 jours
Période
mai · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mariet-lyon
L'essentiel

Santorin et Mykonos en bref

Pourquoi choisir Santorin et Mykonos

  • Couchers de soleil spectaculaires depuis les falaises blanches d'Oia
  • Gastronomie grecque authentique avec feta et fruits de mer frais
  • Rencontres humaines enrichissantes dans petits restaurants familiaux
  • Patrimoine antique fascinant avec site d'Akrotiri accessible
  • Plages variées de Santorin à Mykonos pour tous les goûts

Pour qui ?

  • Couples en quête de romantisme et couchers de soleil
  • Voyageurs intéressés par archéologie antique méditerranéenne
  • Explorateurs cherchant authenticité loin des circuits touristiques
  • Amateurs de gastronomie méditerranéenne et de fruits de mer
  • Voyageurs avec budget modéré acceptant tavernes familiales

À éviter si…

  • Vous recherchez des prix accessibles dans les restaurants branchés
  • Vous avez une sensibilité aux foules massives de touristes
  • Vous craignez les arnagues aux prix cachés dans petits caractères
  • Vous avez un budget très limité sans flexibilité
À découvrir aussi
Oia (village blanc emblématique)Kamari (plage noire volcanique)Perivolos (plage moins touristique)Agios Ioannis (plage cachée près Mykonos)Akrotiri (site archéologique antique)Aéroport de Santorin (JTR)Vieux port de SantorinÎle de Mykonos (centre touristique)Blue Star Ferries (compagnie maritime)Athènes (connexion aérienne principale)Mer ÉgéeCaldera de Santorin
Questions fréquentes

FAQ — Santorin et Mykonos

Combien coûte un taxi de l'aéroport à Oia à Santorin ?

Selon le carnet, un taxi pour 12 km depuis le port jusqu'à Oia a coûté 35 euros, sans reçu. Les tarifs sont élevés et les prix peuvent être gonflés. Il est recommandé de négocier ou utiliser les bus KTEL qui desservent l'île efficacement.

Quel est le meilleur ferry entre Santorin et Mykonos ?

Blue Star Ferries propose des trajets de 2h15 pour 45 euros par personne. Le retard et la surcharge peuvent être problématiques lors de périodes touristiques. Réserver à l'avance et arriver tôt est conseillé pour éviter les désagréments.

Les prix des restaurants à Mykonos sont-ils vraiment excessifs ?

Oui. Le bar Cavo Paradiso a facturé 28 euros pour deux verres de vin blanc standard. Les plats principaux coûtent environ 50 euros. En contraste, Kamari et les petits restaurants familiaux proposent des tarifs trois fois moins chers avec meilleure qualité.

Où manger authentique sans arnaque touristique ?

Le restaurant Livaneli à Kamari offre moussaka (14 euros), salade grecque (8 euros) et retsina (10 euros la carafe). La plage de Perivolos et le bar de Maria à Agios Ioannis proposent fruits de mer grillés (12-16 euros) loin des circuits touristiques.

Peut-on visiter Akrotiri en une journée ?

Oui. Le site archéologique d'Akrotiri, ville romaine enterrée sous la cendre, coûte 12 euros l'entrée. Compter 2-3 heures pour explorer les rues et maisons datant de 3 500 ans, situées à proximité de Kamari.

Quelle est la température de la mer en mai à Santorin ?

Environ 19°C selon le récit. C'est frais pour la baignade et limite à 20 minutes maximum. La Méditerranée se réchauffe progressivement en juin et juillet.

Y a-t-il des plages moins touristiques à Santorin ?

Oui. Perivolos offre calme et authenticité avec cabines de bain rouilles et vendeurs locaux de poisson grillé. Agios Ioannis à proximité de Mykonos propose également une expérience sans masses de touristes.

Comment se déplacer à Santorin efficacement ?

Le bus KTEL, ligne 1, est très utile et économique pour circuler entre Oia, Kamari et les plages. Éviter les taxis non-officiels ou négocier les prix au préalable pour éviter les surcoûts.