Comment ça s'est passé.
Jour 1-2 : Arrivée à OuagadougouAprès un vol via Dakar, j'ai posé pied à Ouagadougou avec cette sensation particulière des villes ouest-africaines : chaleur humide, klaxons omniprésents, sourires chaleureux des chauffeurs de taxi. Le quartier du Plateau accueille la majorité des hôtels touristiques. J'ai séjourné à l'hôtel Splendid (30 euros/nuit), très correct avec WiFi fiable. Premier conseil : négocier systématiquement les tarifs des taxis (3000 FCFA pour 10 km, soit 4,50 euros). Le Musée National du Burkina Faso m'a occupé une journée entière. Les masques Mossi et Bobo y sont magnifiquement présentés, et l'entrée coûte à peine 3000 FCFA. J'ai également visité le Mausolée des Héros Nationaux, très impressionnant avec sa vue panoramique sur la ville. Le soir, marche le long de l'Avenue Kwame Nkrumah où fourmillent restaurants et bars. Jour 3-5 : Découverte des environs d'OuagadougouUne excursion d'une journée aux villages de Ouagadougou Nord m'a permis de rencontrer des artisans. À Samandin, j'ai acheté des tissus teints à l'indigo (15 euros le mètre) auprès de femmes qui expliquaient patiemment leurs techniques ancestrales. Coût total avec guide local : 40 euros. Conseil : passer par une agence sérieuse comme Burkina Tourism. Le Parc Urbain de Bangr-Weoogo est une oasis verte improbable en pleine ville. Idéal pour décompresser, observer les singes patas, et prendre des photos. Entrée : 2000 FCFA. Jour 6-10 : Bobo-Dioulasso, la capitale culturelleLa route Ouagadougou-Bobo (365 km) prend environ 7-8 heures en bus. J'ai choisi une compagnie sérieuse, Rakiswona, avec sièges raisonnablement confortables (15 euros). Conseil : partir tôt le matin, les routes peuvent être chaotiques l'après-midi. Bobo-Dioulasso m'a immédiatement séduit. Moins frénétique, plus authentique, avec une atmosphère bohème. La Mosquée de Bobo (XVe siècle) est magnifique, ses murs de banco rose dominent le vieux quartier. J'ai discuté avec l'imam qui m'a ouvert gracieusement après les heures officielles (petite donation appréciée : 5 euros). L'hôtel Cécile est excellent (25 euros/nuit), situé près de la vieille médina. Le marché central émerveille : fruits tropicaux à bas prix, tissus wax, épices. J'y ai pris petit-déjeuner chaque matin : omelette, pain, café pour 1,50 euro. Délicieux et authentique. La visite de la Maison du Peuple et du Centre Artisanal offre un aperçu des sculptures, bronzes et textiles locaux. Les artistes travaillent sur place, c'est très intéressant. J'ai acheté une statuette en bois représentant un musicien (8 euros) directement au sculpteur. Jour 11-13 : Cascades de Karfiguela et natureUne excursion aux cascades (30 km au sud) est indispensable. L'eau y est claire, fraîche, merveilleuse après ces jours de chaleur. Le sentier de randonnée est facile, environ 2 heures aller-retour. Pique-nique simple acheté à Bobo : fromage, fruits secs, eau (3 euros). Transport avec chauffeur local négocié : 20 euros pour la journée. Sur le retour, visite du village de Nienégué où j'ai passé du temps à discuter avec des enfants, photographié les champs de coton et les techniques agricoles traditionnelles. Pas d'attraction « touristique » officialisée, juste la vraie vie burkinabé. Jour 14 : Retour et bilanDernière journée shopping artisanal à Bobo avant le retour à Ouagadougou. Les prix sont imbattables : une ceinture en cuir travaillé (2 euros), des perles colorées (0,50 euro), des nappettes en paille (3 euros). Budget transport retour : 15 euros bus. Budget global (par jour, en euros)Hébergement : 25-30 eurosNourriture : 8-12 euros (en mangeant local)Transport/visites : 10-15 eurosTotal quotidien : 45-60 eurosBudget total 14 jours : environ 800 eurosConseils pratiquesVaccins recommandés : fièvre jaune (obligatoire), typhoïde, hépatite A, paludisme (traitement prophylactique)Meilleure période : novembre à février (climat plus agréable)Monnaie : franc CFA, distributeurs à Ouagadougou, moins nombreux en provinceLangue : français parlé par beaucoup, quelques mots de Mooré ou Dioula apprécient énormémentSécurité : zones touristiques généralement sûres ; éviter le nord et l'est du paysÉlectricité : 220V, prises européennes, coupures fréquentes : batterie externe indispensable
Les bons plans repérés sur place.
Le marché de Bobo-Dioulasso : couleurs, parfums, ambiance inoubliable
Les cascades de Karfiguela : baignade rafraîchissante en pleine nature
La Mosquée de Bobo : architecture traditionnelle en banco spectaculaire
Le Musée National d'Ouagadougou : masques et arts traditionnels richement documentés
Interactions avec les artisans locaux : sculptures, tissus et authenticité garanti
Et au final.
Le Burkina Faso m'a surpris positivement : un pays authentique, accueillant, où le tourisme de masse n'a pas encore déstructuré les rencontres humaines. Bobo-Dioulasso en particulier m'a charmé par son charme bohème et son authenticité. J'y retournerais sans hésiter.