La rochelle
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La rochelle

L'histoire du Belem Lancé le 10 juin 1896, seulement 7 mois après sa commande aux chantiers Dubigeon de Nantes par la maison Crouan, spécialisée dans le transport du cacao pour le compte des chocolateries Menier, il est…

LE
Publié le · mis à jour le
2 jours5/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

L'histoire du Belem Lancé le 10 juin 1896, seulement 7 mois après sa commande aux chantiers Dubigeon de Nantes par la maison Crouan, spécialisée dans le transport du cacao pour le compte des chocolateries Menier, il est affecté à la flotte des « Antillais » et peut transporter jusqu'à 675 tonnes de fret. Son premier voyage, sous les ordres du capitaine Lemerle, surnommé le merle noir, fut un demi-succès, un incendie à l'approche des côtes d'Amérique du Sud ayant détruit une partie de la cargaison. Bon marcheur, ce voilier de petit tonnage, comparé à la flotte des voiliers cap-horniers de l'époque, n'effectuera pas moins de 32 campagnes jusqu'à sa retraite commerciale en 1914. Ces campagnes se feront principalement en direction de Belém, port situé sur la rive sud du bras méridional de l'embouchure du fleuve Amazone. Mais le Belem connaîtra bien d'autres destinations, telles que Montevideo en Uruguay, ou la Martinique aux Antilles d'où il échappera de peu à la colère de la montagne Pelée en 1902. En effet, l'entrée du port lui est refusée par manque de place, et il doit aller mouiller à l'autre bout de l'île, ce qui le sauvera. C'est d'ailleurs le Belem qui secourra les trois rescapés de la catastrophe. L'équipage est alors composé de seulement 13 hommes dont les conditions de vie à bord sont rudes. En effet, il faut manier plus de 1 000 m2 de voiles. Le gréement est alors celui d'un trois-mâts barque, la brigantine triangulaire ne portant curieusement pas de vergue. Mâts et espars sont en bois, cordages en chanvre et voiles en coton. L'expansion des bateaux à vapeur, plus fiables et plus réguliers pour la navigation commerciale, rend le Belem obsolète. En 1914, il est racheté par le Duc de Westminster à des fins de yachting. Le Belem entame une nouvelle vie en tant que luxueux navire de croisière. À cette époque, il est profondément transformé pour assurer le confort du propriétaire et de ses invités.La cale est transformée en cabines confortables et l'on peut accéder, par un escalier à double révolution, à un salon vitré, décoré en acajou de Cuba et monté sur le pont. Ceci imposera malheureusement que les basses voiles, très puissantes auparavant, soient retaillées. Les bas-mâts sont changés pour des tubes d'acier. On le dote aussi de 2 moteurs suédois Bollinder de 250 ch dont l'échappement se fait au travers du mât d'artimon, devenu creux. Du coup, avec la réduction de moitié de la grand-voile et de la misaine, la traînée hydraulique provoquée par les deux grosses hélices quadripales d'1,20 mètre de diamètre et l'augmentation du fardage (salon de pont et dunette surélevés) ont lourdement obéré ses très bonnes capacités nautiques à la voile. Il a pratiquement perdu 2 nœuds de vitesse ne remonte quasiment plus au vent ! En contre-partie, il peut naviguer par tous les temps et manœuvrer seul dans tous les ports du monde, ce qui correspond bien aux attentes de son nouveau propriétaire.Le beaupré, en acier depuis son origine, a été aussi raccourci, ramenant le centre de poussée vélique vers l'arrière et le rendant un peu plus ardent. Du coup, avec le gréement qu'il possède de nos jours, il ne peut pas porter toute sa brigantine aux allures de près sans le déséquilibrer, ce qui limite aussi la puissance de son gréement. Cependant, dépasser les 60 mètres de longueur hors tout pouvant avoir des conséquences financières importantes en termes de redevances portuaires, le rallongement de cet espar afin de porter un ou deux focs supplémentaires n'est pas envisageable[1]. Racheté en 1921 par Sir Arthur Ernest Guinness, il est rebaptisé Fantôme II. À dater de cette époque, le Belem va beaucoup naviguer, effectuant de très longs voyages. Cependant, même s'il a fait le tour du monde par les canaux de Panama et de Suez, il n'a jamais passé le cap Horn. Ces voyages cesseront en 1939, avec la mort de Sir Guinness et le début de la Seconde Guerre mondiale. Le Belem trouve alors refuge à l'Île de Wight ou il sera miraculeusement épargné par les bombardements mais son gréement subira de grosses avaries. Il servira de base à une unité des Forces navales de la France Libre. Il appareille en 1952 pour Venise où son nouvel acquéreur, la fondation Cini, en fait un navire-école. Il est rebaptisé une fois de plus : Giorgio Cini. Ré-armé avec un dortoir dans l'entre-pont, le gréement devient celui d'un trois-mâts goélette, plus facile à manœuvrer. En 1972, les carabiniers le rachètent pour la lire symbolique car ils souhaitaient se doter d'un navire-école. Il est re-motorisé avec 2 moteurs Fiat de 300 ch mais sa nouvelle carrière fut courte. Le manque d'entretien pendant les années de guerre ne lui ont pas pas laissé fière allure et, rapidement, il est jugé trop vétuste pour emmener des cadets en mer. Les chantiers navals de Venise le remettent plus ou moins en état de naviguer, le gréement est remonté comme à l'origine en trois-mâts barque (le grand mât reprend son phare carré). Détail d'ornementation de la poupe du Belem.En 1976 et toujours pour une lire symbolique, les militaires cèdent le trois mâts à un chantier vénitien qui, après une toilette sommaire, le propose à la vente. C'est par hasard qu'un passionné de vieux gréements, le docteur Gosse, le retrouve. Grâce à une association (l'ASCANF), une grande banque française, la Caisse d'épargne, rachète le dernier grand voilier en acier français afin de le ramener dans son pays d'origine. Le 17 septembre 1979, le Belem arrive enfin à Brest remorqué par un bâtiment de la Marine nationale, l'Élephant. En 1980, le Belem est donné à la fondation Belem créée la même année (et reconnue depuis d'utilité publique). Afin de sensibiliser l'opinion et de récolter des fonds pour sa réhabilitation, il est amarré à Paris, près de la tour Eiffel et est en grande partie restauré à cet endroit.Il appareille en 1952 pour Venise où son nouvel acquéreur, la fondation Cini, en fait un navire-école. Il est rebaptisé une fois de plus : Giorgio Cini. Ré-armé avec un dortoir dans l'entre-pont, le gréement devient celui d'un trois-mâts goélette, plus facile à manœuvrer. En 1972, les carabiniers le rachètent pour la lire symbolique car ils souhaitaient se doter d'un navire-école. Il est re-motorisé avec 2 moteurs Fiat de 300 ch mais sa nouvelle carrière fut courte. Le manque d'entretien pendant les années de guerre ne lui ont pas pas laissé fière allure et, rapidement, il est jugé trop vétuste pour emmener des cadets en mer. Les chantiers navals de Venise le remettent plus ou moins en état de naviguer, le gréement est remonté comme à l'origine en trois-mâts barque (le grand mât reprend son phare carré). Détail d'ornementation de la poupe du Belem.En 1976 et toujours pour une lire symbolique, les militaires cèdent le trois mâts à un chantier vénitien qui, après une toilette sommaire, le propose à la vente. C'est par hasard qu'un passionné de vieux gréements, le docteur Gosse, le retrouve. Grâce à une association (l'ASCANF), une grande banque française, la Caisse d'épargne, rachète le dernier grand voilier en acier français afin de le ramener dans son pays d'origine. Le 17 septembre 1979, le Belem arrive enfin à Brest remorqué par un bâtiment de la Marine nationale, l'Élephant. En 1980, le Belem est donné à la fondation Belem créée la même année (et reconnue depuis d'utilité publique). Afin de sensibiliser l'opinion et de récolter des fonds pour sa réhabilitation, il est amarré à Paris, près de la tour Eiffel et est en grande partie restauré à cet endroit. En 1984, le Belem est classé monument historique. Depuis 1986, le Belem a entamé une nouvelle carrière de représentant de la marine à voile. Il prend à son bord des stagiaires de tous âges pour leur faire découvrir la navigation traditionnelle au moyen de stages de 2 à 10 jours. Outre l'équipage de 16 hommes (capitaine et cook compris) il peut emmener jusqu'à 48 stagiaires répartis en 4 groupes. Il fait ainsi du cabotage le long des côtes françaises et européennes et quelques voyages en Atlantique grâce au mécénat du Groupe Caisse d'épargne au travers de la Fondation Belem. Il participe aussi aux rassemblements internationaux de grands voiliers. voilà les amis je vous souhaite une bonne visite

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

le musée

2

le belem

3

l'aquarium

Conclusion

Et au final.

super sejour en plus avec le soleil

En résumé

Avis France : carnet de voyage de 2 jours par lecous

Destination
France
Durée
2 jours
Période
juin · Été
Note du voyageur
5/5
Voyageur
@lecous
L'essentiel

France en bref

Pourquoi choisir France

  • Patrimoine maritime unique : navire historique classé monument depuis 1984
  • Expérience immersive : stages de navigation traditionnelle de 2 à 10 jours en mer
  • Histoire remarquable : survivant de 1902, de la Seconde Guerre mondiale et sauvé en 1979
  • Côtes bretonnes et atlantiques accessibles pour le cabotage et voyages en voilier
  • Ambiance authentique : équipage de 16 marins, plus de 1000 m² de voiles en coton

Pour qui ?

  • Passionnés d'histoire maritime et de patrimoine naval français
  • Stagiaires de tous âges cherchant l'apprentissage de la voile traditionnelle
  • Familles en quête d'aventure nautique immersive en Atlantique
  • Groupes et associations intéressés par le tourisme culturel côtier
  • Navigateurs confirmés souhaitant maitriser les techniques classiques

À éviter si…

  • Vous avez le mal de mer ou craignez les stages en pleine mer de plusieurs jours
  • Vous recherchez un confort hôtelier moderne plutôt que les conditions spartiates d'un voilier
  • Vous souhaitez visiter La Rochelle uniquement pour le shopping et restaurants touristiques
  • Vous avez une mobilité réduite : les escaliers et espaces confinés du navire sont peu accessibles
À découvrir aussi
La RochelleBrestNantesParisBelém (Amazonie)MartiniqueÎle de WightVeniseTour EiffelMontagne PeléeFleuve AmazoneCôtes atlantiques françaises

Photos communautaires : La rochelle

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La Rochelle, Charente-Maritime, France
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La Rochelle- Charente Maritime- France
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Questions fréquentes

FAQ — France

Qu'est-ce que le Belem exactement ?

Le Belem est un trois-mâts barque lancé le 10 juin 1896 aux chantiers Dubigeon de Nantes. Initialement conçu pour le transport du cacao vers Belém en Amazonie, ce voilier en acier de 60 mètres a été racheté comme yacht luxueux en 1914, puis restauré en 1980 et classé monument historique en 1984.

Peut-on visiter le Belem ou faire un stage à bord ?

Depuis 1986, le Belem propose des stages de navigation traditionnelle de 2 à 10 jours pouvant accueillir jusqu'à 48 stagiaires. L'équipage de 16 marins assure la formation et le cabotage le long des côtes françaises et européennes, ainsi que des voyages en Atlantique grâce au mécénat du Groupe Caisse d'épargne.

Quel est le rôle du Belem dans l'histoire ?

Le Belem a effectué 32 campagnes commerciales jusqu'en 1914, notamment vers Belém, Montevideo et la Martinique. Il est devenu célèbre pour avoir secouru trois rescapés de l'éruption de la montagne Pelée en 1902, grâce à sa position stratégique dans le port.

Comment le Belem a-t-il été sauvé de la démolition ?

En 1976, le docteur Gosse et l'association ASCANF ont découvert le navire à Venise. La Caisse d'épargne l'a racheté pour le rapatrier en France. Le Belem est arrivé à Brest le 17 septembre 1979, puis restauré à Paris près de la tour Eiffel avant son affectation définitive.

Pourquoi le gréement du Belem a-t-il été modifié ?

Racheté en 1914 comme yacht de luxe par le Duc de Westminster, le Belem a été transformé pour le confort. Les bas-mâts ont été remplacés par de l'acier tubulaire, des moteurs Bollinder ajoutés, et les voiles réduites de moitié. Ces modifications ont réduit sa vitesse à la voile de 2 nœuds.

Quelle est la capacité du Belem aujourd'hui ?

Le navire peut accueillir jusqu'à 48 stagiaires répartis en 4 groupes, auxquels s'ajoute un équipage de 16 marins incluant le capitaine et le cuisinier. Les stages permettent de découvrir la navigation traditionnelle au moyen de voiles en coton sur plus de 1000 m² de surface.

Le Belem a-t-il un statut officiel ?

Oui, le Belem est classé monument historique depuis 1984 et gérée par la Fondation Belem créée en 1980, reconnue d'utilité publique. Il est également l'ambassadeur de la marine française à voile et participe aux rassemblements internationaux de grands voiliers.