Kyoto en novembre : temples, ramen et désillusions touristiques
CarnetJapon202612 jours

Kyoto en novembre : temples, ramen et désillusions touristiques

On a débarqué à Kyoto un dimanche matin par le Shinkansen depuis Osaka (ligne Tokaido, 75 minutes, 7 560 yens). La gare de Kyoto était un chaos de touristes avec des roues à traîner, des selfie-sticks partout. On a…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a débarqué à Kyoto un dimanche matin par le Shinkansen depuis Osaka (ligne Tokaido, 75 minutes, 7 560 yens). La gare de Kyoto était un chaos de touristes avec des roues à traîner, des selfie-sticks partout. On a trouvé une petite chambre d'hôtel, le Hotel Gracery, pour 8 000 yens la nuit. Pas terrible mais fonctionnel, un lit dur et un climatiseur qui ronflait comme un avion. Les premiers jours, on a suivi l'itinéraire classique des guidebooks : Fushimi Inari au lever du soleil. Levé à 5 h du matin, froid humide, les jambes qui tremblent en grimpant les milliers de torii orange. La lumière grise du matin, les odeurs d'encens et de mousse humide dans les sous-bois, c'était vrai que ça valait le coup de se traîner hors du lit. Mais on était 300 autres touristes avec nous, téléphones braqués sur les premiers torii. Le moment de solitude attendu n'a pas eu lieu. On a mangé des ramen au petit restau Ippudo (870 yens pour un tonkotsu bien relevé, bouillon riche qui vous réchauffe les bronches). Le goût umami intense, les nouilles juste cuites, des germes de soja frais. Vraiment bon, pas de déception sur ce coup-là. On y est retourné deux fois. Le temple Kinkaku-ji, le pavillon d'or, c'est devenu un site de photos. On l'a visité un mercredi matin, et même là, c'était bondé. Le reflet dans le lagon est magnifique, je ne vais pas le nier. Mais voir 60 personnes faire exactement la même pose à 30 secondes d'intervalle, c'est devenu surréaliste. On a eu envie de rigoler mais on était trop fatigués. Le marché de Nishiki, rue Naka-no-cho, c'était plus intéressant. Des petits vendeurs qui font goûter des conserves, du miso, du poisson séché. L'odeur salée et piquante du bonito fumé, des légumes en pickles serrés dans des bocaux. On a acheté du yuzu frais (350 yens les trois) et des petits sablés aux arachides (tamago yaki, 200 yens). Les commerçants parlent peu anglais, du coup on a utilisé Google Traduction et montré des photos sur le téléphone. Aucun problème, juste un peu long. Moment galère de la semaine : on a loué des vélos pour aller au temple Ryoan-ji (via la ligne 59 de bus, 700 yens aller-retour). On s'est trompés d'arrêt, descendus trois stations trop tôt, et on a dû rouler 20 minutes sous une pluie fine en essayant de trouver notre chemin avec une carte papier qui devenait molle. On est arrivés trempés, avec des ampoules aux pieds. Le temple valait le coup (jardin zen impressionnant, les 15 rochers qu'on ne peut jamais tous voir en même temps), mais l'aventure à vélo était une vraie galère. On a passé une soirée dans un izakaya près de la gare de Gojo, le Kushitori Tanaka. Brochettes de poulet à 150 yens l'unité, bières Asahi (600 yens), ambiance de salarymen qui décompressent. Un mec à côté de nous ronflait doucement, la tête sur la table. C'était juste des gens normaux qui traînaient après le travail, pas un spectacle touristique. On a aimé cette soirée-là. Le temple Ginkaku-ji, le pavillon d'argent, était plus calme que le pavillon d'or. Arbres d'automne rouges et jaunes autour du lagon. On a payé 500 yens, on a marché tranquillement sans trop se marcher dessus avec les autres. Les escaliers derrière le jardin montaient vers une petite vue sur toute la ville. On a senti le change de l'air plus frais quand on s'élevait. La nourriture globalement : on a mangé beaucoup de kaiseki trop cher (18 000 yens dans un vrai restaurant) et pas assez de street food simple. Les restaurants sur les circuits touristiques vous servent des portions réduites avec des assiettes de porcelaine fine. C'est correct, pas mauvais, mais c'est pas ça qui vous remplit.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Fushimi Inari avant 6h30 du matin pour les torii sans touristes (accès libre, gare JR Nara Line direction sud)

2

Marché Nishiki le mercredi matin pour goûter les pickle et le poisson frais (entrée gratuite, fermé dimanche)

3

Petit izakaya Kushitori Tanaka près de Gojo : brochettes à 150 yens et vraie vie locale (réservation conseillée après 18h)

4

Ryoan-ji temple en vélo depuis le centre, plutôt qu'en bus avec les groupes (entrée 500 yens)

5

Ramen Ippudo rue Shomen-dori : tonkotsu 870 yens, queue le soir mais ça vaut le coup

Album · 10 photos

Photos — Kyoto

Kyoto en novembre : temples, ramen et désillusions touristiques
Kyoto — 2
Kyoto — 3
Kyoto — 4
Kyoto — 5
Kyoto — 6
Kyoto — 7
Kyoto — 8
Kyoto — 9
Kyoto — 10
Conclusion

Et au final.

Kyoto, c'est pas un piège, mais c'est pas non plus ce qu'on attendait. Les temples sont beaux, les petits restaurants valent vraiment le coup, mais on a trouvé que novembre c'était déjà trop touristique. Si on revient, on va passer plus de temps à errer dans les petites ruelles de Higashiyama sans regarder la carte, plutôt que de cocher les cases des 15 sites incontournables.

En résumé

Avis Kyoto : carnet de voyage de 12 jours par mathildet

Destination
Kyoto →
Pays
Japon →
Durée
12 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mathildet →
L'essentiel

Kyoto en bref

Pourquoi choisir Kyoto

  • Temples emblématiques avec paysages d'automne exceptionnels en novembre
  • Gastronomie diversifiée : ramen excellents, marché Nishiki authentique, izakayas locales
  • Accessibilité depuis Osaka en 75 minutes via Shinkansen
  • Quartiers pittoresques et ruelles calmes loin des circuits touristiques massifiés
  • Coût modéré pour l'hébergement et la restauration locale hors sites majeurs

Pour qui ?

  • Voyageurs indépendants cherchant authenticité au-delà des monuments
  • Couples intéressés par culture temple et gastronomie régionale
  • Passionnés de photographie et d'architecture zen
  • Explorateurs urbains aimant errer dans les petites rues sans itinéraire fixe
  • Touristes culinaires appréciant ramen, kaiseki et street food japonaise

À éviter si…

  • Vous recherchez solitude et tranquillité absolue aux temples majeurs en novembre
  • Vous refusez foule touristique et photographies de masse sur les sites incontournables
  • Vous préférez confort hôtelier 4 étoiles avec lits confortables et silence garanti
  • Vous avez peur de vous perdre en navigation rudimentaire par mauvais temps
À découvrir aussi
Gare de KyotoGare d'OsakaFushimi InariKinkaku-ji (Pavillon d'Or)Ginkaku-ji (Pavillon d'Argent)Ryoan-jiMarché de NishikiQuartier HigashiyamaGare de GojoLigne TokaidoLigne 59 bus KyotoRue Naka-no-cho

Photos communautaires : Kyoto

?
Kyoto
Kyoto
© diocrio
Templo Higasi-Hogan-Ji
Templo Higasi-Hogan-Ji
© diocrio
Kyoto
Kyoto
© Unai Sarasola
Templo Higasi-Hogan-Ji
Templo Higasi-Hogan-Ji
© diocrio
Kioto
Kioto
© diocrio
Kinkaku-ji, Pabellón dorado
Kinkaku-ji, Pabellón dorado
© diocrio
Desires
Desires
© Unai Sarasola
Gold temple
Gold temple
© Unai Sarasola
Questions fréquentes

FAQ — Kyoto

Quel est le meilleur moment pour visiter Fushimi Inari sans foule ?

Le lever de soleil reste l'option classique, mais l'auteur a trouvé 300 touristes déjà présents à l'aube en novembre. Pour plus de tranquillité, préférez les heures creuses en fin d'après-midi ou explorez les sentiers secondaires au-delà des premiers torii emblématiques.

Combien coûte un séjour moyen à Kyoto ?

L'Hotel Gracery propose des chambres basiques à 8 000 yens/nuit. Les repas varient : ramen Ippudo à 870 yens, kaiseki haut de gamme à 18 000 yens, izakaya à petit budget (brochettes 150 yens). Les transports coûtent 700 yens par trajet bus aller-retour.

Comment se rendre de Osaka à Kyoto ?

Le Shinkansen ligne Tokaido relie Osaka à Kyoto en 75 minutes pour 7 560 yens. C'est le trajet utilisé par l'auteur et le moyen le plus rapide et confortable depuis Osaka.

Kinkaku-ji vaut-il vraiment la visite malgré la foule ?

Le reflet du pavillon d'or dans le lagon est magnifique, mais même un mercredi matin, le site était bondé avec 60 personnes effectuant les mêmes poses. C'est un incontournable mais frustrant photographiquement.

Où trouver une expérience gastronomique authentique loin des circuits touristiques ?

Le marché de Nishiki (rue Naka-no-cho) propose des vendeurs locaux avec miso, poisson séché et fruits frais. Les izakayas comme Kushitori Tanaka près de la gare de Gojo offrent brochettes bon marché et ambiance de salarymen authentique.

Le louer un vélo à Kyoto est-il pratique pour visiter les temples ?

Oui, mais attention à la navigation. L'auteur s'est trompé d'arrêt de bus et a dû rouler 20 minutes sous la pluie. Les cartes papier deviennent inutilisables par temps humide, préférez les applications numériques.

Ginkaku-ji est-il plus calme que Kinkaku-ji ?

Oui, le pavillon d'argent avec ses arbres d'automne rouges et jaunes offrait une expérience plus paisible et agréable que le pavillon d'or, avec moins de bousculade entre visiteurs.

Est-ce qu'Higashiyama vaut le détour hors des sentiers battus ?

L'auteur le recommande vivement pour errer dans les petites ruelles sans guide ni itinéraire fixe, plutôt que de cocher mécaniquement les 15 sites incontournables. C'est là que réside le vrai charme local.