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Kuala Lumpur et Bali, Août 2008.

Voici le récit de notre voyage de cet été. Une première étape à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie pour une visite rapide puis vol vers Bali et découverte de l'île "bénie des dieux". Ce voyage a été réalisé…

BI
bibbisous
Publié en 2022
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Le récit

Comment ça s'est passé.

Voici le récit de notre voyage de cet été. Une première étape à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie pour une visite rapide puis vol vers Bali et découverte de l'île "bénie des dieux". Ce voyage a été réalisé entièrement par l'agence Espace Mandarin, spécialiste de l'Asie en individuel et "à la carte". Différents contacts téléphoniques et par mail avec Christophe Cottet, que je vous conseille car il est très à l'écoute et vraiment disponible. Notre circuit, complètement "a la carte" et monté par moi même, selon nos envies de découverte et de visites a été très rapidement validé et confirmé par Monsieur Cottet qui a su comprendre notre projet et le rendre possible. http://www.espacemandarin.com/ Lundi 04 Août 2008 : - Départ de Charles de Gaulle à 12h00 par le vol Malaysia Airlines 21. * Temps de vol : 12h35 soit 10420 kilomètres - Nuit dans l’avion. http://www.malaysiaairlines.com/fr/en/home.aspx Mardi 05 Août 2008 : - Arrivée à Kuala Lumpur à 06h35. - Récupération des bagages et transferts à l’hôtel Renaissance. - Installation à l’hôtel. - Début des visites de Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie. - Menara Kuala Lumpur Tower : perchée sur la colline de Bukit Nanas, la 4ème plus grande tour de communication du monde avec ses 421 mètres de haut, offre une vue imprenable sur la ville. Son observatoire, situé à 276 mètres, ouvert au public depuis 1996, permet de bénéficier du plus beau panorama de Kuala Lumpur et sur les tours jumelles Petronas. - Bukit Bintang : est un grand centre commercial de Kuala Lumpur, avec restaurants, boutiques, cafés, divertissements. La rue principale, Bintang Walk, attire touristes et Malais. Bukit Bintang est idéal pour un premier contact de la ville, ses habitants. - Thean Hou Temple : ce temple dédié à la déesse du paradis a été ouvert en 1989. C’est un temple imposant au sommet d’une colline, au sud du centre ville. Temple syncrétique réunissant des éléments du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme. Le Thean Hou Temple est un des plus grands temples chinois en Asie du Sud-Est. Le temple a 4 niveaux. Le niveau le plus bas abrite le bureau de l'enregistrement des mariages, des boutiques de souvenirs et de restauration alors que dans le premier étage se trouve le hall principal où les activités culturelles et religieuses sont organisées. Au deuxième niveau, on peut trouver le bureau administratif et le centre de ressources. Le temple principal sanctuaire est situé au troisième étage. En arrivant dans le temple sanctuaire, les colonnes, les sculptures et les toits de pagode suscitent l’émerveillement. Le temple est également un lieu idéal pour se détendre et profiter de la vue sur les grattes ciel de Kuala Lumpur. Dans le temple, la déesse Thean Hou siège majestueusement entre la déesse de la mer (connue sous le nom de Swei Mei déesse) et la déesse de la Miséricorde (connue sous le nom chinois de Kuan Yin). Mercredi 06 Août 2008 : - Les Tours Jumelles Petronas : incontournables, les Petronas Towers culminent à 452 mètres avec leurs 88 étages. Les plus hautes tours du monde se visitent du mardi au dimanche à partir de 9h00, l’entrée est gratuite mais seules 1300 entrées sont autorisées chaque jour. L’ouverture du guichet se fait à partir de 8h30 du matin. Passé 10 heures, il est généralement impossible de pouvoir monter dans les Tours Jumelles. Le centre d’observation des tours se situe au 41ème étage, à 146 mètres… loin du sommet !. Il est situé dans le « sky bridge », le pont suspendu, qui relie les deux tours. Les tours jumelles Petronas ont été conçues par l’architecte Cesar Pelli et inaugurées en 1998. En plus des bureaux du géant pétrolier malaisien Petronas, cet édifice contient plus d'un million de m2 de boutiques et lieux de divertissement, une salle de concert, une mosquée, un centre de conférence multimédia et une salle de bowling. Ces tours comprennent 76 ascenseurs dont 29 à grande vitesse. Il faut compter 90 secondes pour voyager du parking du sous-sol au plus haut étage accessible de chaque tour. Les 32 000 fenêtres de cet édifice prennent deux mois pour être nettoyées. - Chinatown et le vieux Kuala Lumpur : Chinatown est un quartier en constante activité où se mêlent l’odeur de la nourriture, de l’encens, la circulation intense… un véritable bain de foule et de chaleur. Le centre de Chinatown est articulé autour de l’avenue Jalang Petalling, rue piétonne animée de jour comme de nuit. Les plus anciens bâtiments de la capitale se retrouvent dans ce secteur de la ville. * Masjid Jamek Mosquée : construite en 1909 par un architecte anglais, A.B Hubback, c’est la plus ancienne de la ville. Située dans un beau jardin tropical, la mosquée apparaît toute en dômes et arches et son superbe sol de marbre forme un ensemble harmonieux et contrastant avec la modernité des immeubles alentour. Entre les grands buildings et les rails à ciel ouvert du Skytrain (métro de Kuala Lumpur) apparaît cette mosquée du vendredi, un édifice plein de charme, où le temps semble s’être arrêté. L’influence indienne est perceptible, les coupoles blanches sont bulbeuses. La plus haute mesure près de 21 m. Des minarets rouges et blancs se dressent aux extrémités. Les fidèles sont allongés sur le sol dans la salle de prière ouverte par des arcs polylobés typiquement indiens, donnant sur un jardin de palmiers. La chaleur est diffuse. Certains prient, d’autres sont assoupis. C’est à cet emplacement précis que les fondateurs de la future capitale malaise ont foulé le sol pour la première fois. Cette mosquée du Vendredi exerce une séduction diffuse, qu’on ne trouvera pas ailleurs en ville. Si la majesté prédomine pour la Mosquée nationale, cette mosquée à taille humaine invite à la sérénité. - Central Market : c’est l’histoire réussie d’un marché chinois de 1928 qui, au lieu d’être voué à la démolition, fut transformé en 1986 en un centre commercial et culturel. On y trouve à présent 130 boutiques : des antiquités à l’artisanat, en passant par les vêtements et les bijoux. - Sultan Abdul Building : conçu en 1894 par l’architecte A.C Norman, cet ex quartier général du gouvernement colonial anglais devenu le siège de la cour suprême malaisienne, mélange l’architecture mauresque et victorienne, typique des bâtiments coloniaux de la ville. - Merdeka Square : c’est en ce lieu que fut proclamée l’indépendance du pays en 1957. Un mât d’une centaine de mètres y a été construit où flotte le drapeau malais. - Le Temple Sze Ya : petit temple taoïste construit vers la fin du XIXème siècle. Le temple est construit en oblique selon les règles du feng shui. On découvre des scènes de la vie chinoise peintes au dessus des portes d’entrée et des lanternes de bois et de papier. Par terre, une mosaïque montre des lions colorés. Jeudi 07 Août 2008 : - Départ de Kuala Lumpur à 09h50 par le vol Malaysia Airlines 715. * Temps de vol : 3h00 soit 2000 kilomètres. - Arrivée à Denpasar Bali à 12h50 en heure locale soit 6h50 en heure de France. - Installation à l’hôtel Sanur Beach Resort. http://www.sanurbeachhotelbali.com/ - Après midi de détente sur la plage de Sanur. S’étendant sur plus de 15 kilomètres, la baie de Sanur offre une grand choix d’hôtels et s’avère bien plus calme et tranquille que sa petite sœur Kuta, haut lieu du tourisme jeune et bouillonnant. Avec sa promenade pédestre longeant le bord de mer, Sanur à la faveur des vacanciers en quête de luxe et de confort, ainsi que d’une mer calme convenant à la baignade. Sanur est à l’origine un petit village de pêcheurs, le tourisme s’est développé à partir des années 30. De nos jours, Sanur reste le « village » de la haute société Indonésienne qui habite de superbes maisons de plage et d’un tourisme de très haute qualité qui offre restaurants, boutiques, hôtels, banques etc… BALI: Bali occupe le centre de l’archipel Indonésien et constitue une des provinces de la république d’Indonésie. Ses habitants forment des sociétés principalement rurales malgré l’urbanisation que connaît le sud de Bali depuis les années 80. Bali est soumise au régime des moussons qui déverse de grosses quantités de pluie pendant la saison humide qui va de Octobre à mi-Mars. A partir d’Avril et jusqu’à Septembre, c’est la saison sèche qui s’installe. Période ensoleillée, accompagnée de quelques averses et pluies occasionnelles. Les températures moyennes de Bali ne varient que très faiblement au cours de l’année et s’installent aux alentours de 28°. La mer est délicieuse en toutes saisons : de 26 à 29°. Avec des précipitations abondantes, un climat tempéré et des sols volcaniques fertiles, Bali se prête très bien à la culture du riz. Les rizières en terrasse parsemées de cocotiers, de bananiers et de bambous représentent l’image caractéristique de la vie agricole Balinaise. Le relief accidenté de l’île rend la mécanisation très difficile et les techniques agricoles ainsi que les rites qui y sont attachés n’ont guère changé dans les villages depuis des milliers d’années !. L’ingénieux et complexe système d’irrigation des rizières Balinaises a des origines très anciennes qui remontent au IXème siècle après JC. La rizière est un bassin de terre tassée renforcée par un réseau de racines. De petites brèches, ouvertes ou bouchées à la boue, permettent de laisser entrer ou sortit l’eau d’irrigation qui emprunte ensuite des canaux pour rejoindre la rivière. Les paysans Balinais font des offrandes dans les rizières à certains stades décisifs du cycle de la culture. Le plus élaboré de ces rituels a lieu quand les grains commencent à se former sur la tige. Les agriculteurs élèvent dans un angle de leur propriété un petit autel dédié à Dewi Sri, la déesse du riz. Les Balinais sont en majorité hindouistes alors que le reste de l’archipel est de religion musulmane. L’hindouisme Balinais intègre quelques éléments bouddhiques aussi. Les fidèles pensent que les divinités visitent le monde des hommes lors des cérémonies où offrandes, musique et danses leur rendent hommage. La monnaie à Bali est la roupie indonésienne. 1 €uro est égal à 14000 roupies. La langue officielle est le bahasa indonésia. L’Indonésie est une république, le président est Susilo Bambang Yudhoyono. La population de Bali s’élève à 3300000 habitants dont 93% sont hindouistes. Le décalage horaire est de + 6 heures en été par rapport à la France. Vendredi 08 Août 2008 : Début de notre circuit en voiture privée avec chauffeur et guide Francophone. - Départ de Sanur en direction du centre de l’île. Cette région occupe un site privilégié entre la côte sud et les volcans centraux de Bali. Traversé de nombreuses rivières descendant des montagnes, le terrain s’est raviné en de profonds canyons envahis par une végétation luxuriante. Sur les collines surplombant les cours d’eau, le riz se cultive au milieu des cocotiers, le paysage est marqué par le vert omniprésent. - Visite de Pura Bukit Dharma : ce temple occupe une colline sacrée proche du village de Kutri. En 1006, la reine Mahendradatta s’y immola. Selon la légende, elle tenta à l’aide de la magie noire d’exterminer son fils, le roi Airlangga, et ses sujets par une épidémie de peste. Le sommet de la colline est surmonté d’un bas-relief de pierre rongé par les intempéries, datant du XIIème siècle, et entouré de magnifiques banians. Ce bas-relief représente la déesse aux six bras, Durga tuant un taureau. Celle-ci symbolise l’énergie féminine de Shiva, qui peut être aussi bien destructrice que créatrice. - Traversée de la ville de Gianyar. Chef-lieu de la province du même nom, Gianyar est une ville organisée autour de son marché animé et coloré. Deux kilomètres après Gianyar, arrêt au temple Pura Dalem de Sidan. - Pura Dalem : petit temple assez curieux, connu pour ses nombreuses sculptures. On découvre la tour Kulkul dont on peut contempler les superbes bas-reliefs représentant les géants démoniaques, puis les portes Candi-bentar flanquées de divinités qui donnent accès au temple dédié à Merajapati, gardien du monde souterrain. - Route pour klungkung. Petit ville à l’est de Gianyar, Klungkung mérite une visite pour découvrir les vestiges du palais royal au Taman Gili et du palais de justice. Le carrefour central de Klungkung est dominé par une grande statue qui indique les 4 points cardinaux. Le Taman Gili : ou « jardin des îles », est l’enceinte verdoyante contenant le célèbre Balé Kambang (pavillon flottant au dessus d’un bassin de lotus) à la toiture superbement décoré et le Kerta Gosa (palais de justice). La visite mérite le détour pour sa finesse architecturale et l’atmosphère unique qui règne dans cette petite ville historique. * Le Balé Kambang : ce superbe pavillon ouvert édifié en 1710 est sans conteste l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture Balinaise. Les proportions et mesures à partir du corps avaient été respectées et donnaient à l’ensemble du bâtiment un sentiment d’unité et de légèreté renforcé par le caractère « flottant » de la construction. En effet, le pavillon est construit sur une base importante et sa structure est entourée par l’eau des douves couvertes de lotus et habitée par d’énormes carpes. Le plafond, constitué de bardeaux de bois, est entièrement peint de scènes. Ce pavillon dévolu à la garde royale devint sous l’administration coloniale Hollandaise, la salle d’attente des accusés dont la sentence était prononcée dans le pavillon Kerta Gosa. Ce pavillon a été restauré en 1942 et les pentures refaites en 1945 et régulièrement plus tard. * Le Kerta Gosa : ou « palais de justice ». Jusqu’en 1950, la vénérable Cour Suprême de Bali tenait ses assises entre les murs du tribunal de Kerta Gosa. Détruit partiellement par l’éruption du volcan Gunung Batur en 1917, le plafond peint du Kerta Gosa fut repeint entre 1930 et 1960. Les scènes peintes des panneaux du toit sont disposées selon neuf niveaux et se lisent par successions d’images comme dans une bande dessinée. Ces peintures représentent les délices du Ciel pour ceux qui ont été honnêtes et respectueux des règles divines et les souffrances de l’Enfer, avec pour le dernier panneau des scènes de tortures fort réalistes, pour les voleurs, criminels et autres personnes ne respectant pas les règles fixées. - Pura Goa Lawah et la grotte des chauves-souris : la tradition attribue à Mpu Kuturan la fondation de ce temple en 1007. Le sanctuaire sacré garde l’entrée d’une grotte peuplée de dizaines de milliers de chauves-souris fructivores agglutinées les unes aux autres sur les parois. Selon la légende, la grotte s’enfonce de quelque 30 kilomètres dans la montagne et rejoint Besakih, le temple mère sacré au pied du volcan Gunung Agung. Un serpent géant, Gana Basuki, gardien de l’équilibre du monde habiterait cette grotte. - Candi Dasa est un ancien petit village de pêcheurs qui a vu son environnement changer totalement à la fin des années 1970 quand il est devenu une station balnéaire importante de la côte Est de Bali. - Installation à l’hôtel Rama Candi Dasa. http://www.ramacandidasahotel.com/ Samedi 09 Août 2008 : - Départ de Candi Dasa en direction de Besakih. On a souvent l’habitude d’entendre parler du temple de Besakih mais l’on devrait évoquer les temples de Besakih puisque le site en dénombre 23. Le plus important est le Pura Penataran Agung. Le complexe de Besakih, perché à presque 1000 mètres d’altitude sur les pentes du volcan Agung, est le temple mère de Bali, le plus sacré de l’île et fait l’objet de cérémonies fréquentes où affluent des milliers de Balinais chargés des plus grandes et plus belles offrandes. La tradition attribue sa construction, au VIIIème siècle, au sage Rsi Markandya. Le monument devint ensuite temple d’état du royaume de Klungkung où seuls les membres de la cour participaient aux rites. * Pura Penatran Agung : il représente le temple principal mais on doit le compter également comme faisant partie de la Trinité (Shiva, Vishnou, Brahma). Pura Penatran Agung est dédié à Shiva. Le temple principal s’étend sur 6 niveaux reliés par des terrasses. Une porte monumentale, Candi Bentar, marque l’entrée du premier niveau tandis que le Kori Agung (grande porte), encore plus impressionnant, ouvre le second. Dans la deuxième cour, on peut apercevoir la Padmasana Tiga, c'est-à-dire les trois trônes représentant les trois dieux de la Trinité, fait assez rare dans les temples souvent dédiés à un dieu unique. Cette cour invite les fidèles à déposer leurs offrandes durant les cérémonies. Les autres cours sont généralement vides, à part les sublimes mérus aux toits de chaume qui permettent la descente des dieux. En suivant le chemin de ronde jusqu’au nord-est du temple, on découvre un admirable panorama sur la mer. Dans chaque village Balinais, trois temples fondent le rythme de la vie : Pura Puseh (dédié aux ancêtres du village), Pura Desa (dédié aux divinités protectrices de la communauté) et Pura Dalem (ou temple de la mort par définition dédié à Shiva). A Besakih, trois temples remplissent ce rôle : Pura Basukian, Pura Penatran Agung et Pura Dalem Puri. On comprend mieux pourquoi les Balinais parlent de temple mère à propos de Besakih car ici tous les rythmes de la vie sont représentés sur un lieu unique. Le principe de Panca Dewata est essentiel dans la vie des Balinais. Il représente la classification en cinq directions importantes, les 4 points cardinaux et le centre. A Besakih, on retrouve ce principe très influent : > le centre, représentant Shiva est le Pura Penatran Agung > le nord, représentant Vishnou est le Pura Batu Madeg > l’est, représentant Iswara est le Pura Gelap > le sud, représentant Brahma est le Pura Kiduling Kreteg > l’ouest, représentant Mahadewa est le Pura Ulun Kulkul Chaque région de Bali, compte tenu de son orientation géographique est en relation très forte avec un de ces 5 temples majeurs de Besakih. La plus haute montagne de Bali, le volcan Gunung Agung qui culmine à 3142 mètres d’altitude, dont le sommet est très souvent couronné de nuages, sert de décor majestueux au site de Besakih et donne au lieu un caractère inoubliable. - Le Pura Kehen de Bangli. Capitale royale du XIV au XIXème siècle, Bangli, l’une des plus ancienne ville de Bali, a l’aspect d’une petite bourgade propre et policée. Sa situation en altitude lui donne un climat frais idéal. Entouré d’une végétation luxuriante, le Pura Kehen fondé au XI ème siècle s’étage à flanc de colline sur huit terrasses. Ce temple représente le sanctuaire des ancêtres royaux. Les souverains étaient couronnés dans la cour. Au bas de l’escalier monumental, escorté par des démons et des naga (serpents mythiques), un vieux temple abrite encore des archives et documents gravés sur des assiettes de bronze. Les statues sont réalisées de profil et mènent au porche principal. La première cour referme un immense banyan (ficus) dont les branches abritent la tour Kulkul, presque invisible car baignée par la végétation, contenant le tambour d’appel aux prières. De belles statues bordent l’escalier qui conduit à la deuxième cour qui abrite des autels des ancêtres royaux et un méru étonnant qui comporte onze toits superposés et construit au nord-est. Dans un angle, s’élève le Padmasana Trisakti à l’élégante ornementation sculptée. Ses trois trônes symbolise la triade hindoue : Brahma, Vishnou et Shiva. Le Pura Kehen de Bangli est le deuxième temple de Bali par la taille et certainement un des plus beaux. - Départ pour la région de Sidemen et ses célèbres rizières en terrasses. Sidemen est l’un des meilleurs endroits de Bali pour profiter des paysages de rizières. La végétation dessine un patchwork de différents tons de vert devant un majestueux arrière-plan montagneux. - Visite du Puri Agung d’Amlapura : Amlapura est une ville paisible autour de laquelle demeurent plusieurs palais appartenant à la famille royale. Seul le Puri Agung est ouvert au public. Un grand porche d’entrée permet de découvrir le pavillon en briques rouges sur lequel sont sculptés de nombreux panneaux. Ce pavillon est surmonté d’un toit de tuiles. Il a pour nom Maskerdam et renferme derrière ses portes sculptées des meubles offerts par la reine des pays bas. La seconde cour intérieure comporte un grand pavillon, le Balé Kambang qui est entouré d’un lac artificiel. La balé pemandesan était réservé au limage des dents de la famille royale et le balé lunjuk aux autres cérémonies religieuses. - Départ pour la région de Tirtagangga. Ce petit village perché dans un décor de rizières somptueux offre des panoramas inoubliables. Son nom signifie « eau sacrée du Gange ». Il abrite le plus bel exemple de palais d’eau à avoir subsisté à Bali. Construit entre 1946 et 1950 par le roi Anak Agung Anglurah, ce jardin aquatique comprend des fontaines, des bassins, des statues, distillant une quiétude appréciable. Détruit pendant l’éruption du volcan Agung en 1963, il fut restauré au début des années 2000. Depuis, chaque année le palais s’embellit. - Route pour la côte Est de Bali et la zone de Amed. Après Tirta Gangga, la route monte vers le village d’Abang. Dans ses environs, les plus belles rizières de l’est de Bali. Puis la route redescend vers Culik. Ce que l’on nomme Amed est en réalité un petit bout d’une côte très escarpée à l’extrémité nord-est de Bali, et qui comprend en fait plusieurs villages sur une quinzaine de kilomètres. Amed est un petit morceau de paradis encore peu touché par le tourisme. Ses habitants continuent d’y produire du sel selon les techniques très anciennes : ils exposent au soleil dans de longs récipients en tronc de palmiers une saumure obtenue en laissant s’égoutter du sable mouillé. La plage de sable noir (et blond à certains endroits) est belle et très calme. La zone d’Amed est l’un des meilleurs lieux de plongée d’Asie et l’observation des poissons tropicaux multicolores peut se faire avec un simple masque et tuba. - Installation à l’hôtel Hidden Paradise. http://www.hiddenparadise-bali.com/ Dimanche 10 Août 2008 : - Départ de Amed par la route côtière en direction du nord de l’île. La route longe les contreforts du volcan Gunung Agung et offre de beaux points de vue sur le sommet. Toujours en activité, sa dernière éruption date de 1963, le Gunung Agung culmine à 3142 mètres d’altitude. Il occupe une place centrale et primordiale dans la conception Balinaise de l’ordre cosmique. Il abrite les dieux et l’esprit des ancêtres et symbolise la direction « kaja », la direction la plus pure pour les Balinais. Il guide ainsi la direction des villages, des temples et mêmes des lits !. Son sommet est généralement couronné d’un liseré de nuages. - Pura Ponjok Batu : sur un piton rocheux surplombant la mer, ce grand temple contient un vaste pavillon et deux plates-formes. Les Balinais y font bénir leur véhicule. L’histoire de ce temple remonte au temps du prêtre Javanais Nirartha. Méditant sur un rocher, il vit un navire faire naufrage, coûtant la vie à ses passagers. Il profita de ses pouvoirs magiques extraordinaires pour les ramener à la vie. Les témoins virent une lumière s’échapper du rocher sur lequel Nirartha était assis et décidèrent d’y élever un autel en son honneur. Ce petit autel existe toujours, régulièrement baigné par la marée. Sur la terre ferme, un imposant temple a été construit ultérieurement. On y accède par de grands escaliers, une donation est requise, ainsi que le port du sarong et du sash. - Air Sanih : est une microscopique station balnéaire avec de belles plages de sable noir. L’attraction principale vient des bains que l’on peut pendre dans une piscine naturelle à l’eau très pure et fraîche. Les Balinais disent que cette eau descend du lac Batur. Les sources de Yeh Sanih, très fraîches, jaillissent de la montagne au cœur du village. Les sources coulent dans des piscines et se déversent ensuite dans la mer. - Plus loin sur la route côtière, l’on rencontre la ville de Kubutambahan où débute une série de temples aux sculptures pour le moins étonnantes. - Pura Maduwé Karang : sans aucun doute le plus impressionnant des temples du nord de Bali, on peut y admirer trois rangs de statues représentant des scènes du Ramayana (Constitué de sept livres et de 24 000 vers, le Râmâyana est, avec le Mahâbhârata, l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme et de la civilisation indienne.) avec des personnages assez fantasques. Le temple est dédié à la divinité de la terre, Batara Maduwé, censée protéger les cultures sèches (par opposition aux rizières). Ses escaliers sont flanqués de 34 statues de pierres. Ils mènent à un premier autel constitué d’un jardin paisible et comprenant un long pavillon qui sert de lieu de réunion pendant les fêtes. D’autres marches ouvrent l’enceinte d’un autre autel contenant une pierre de forme pyramidale et deux pavillons à offrandes. Les murs du temple sont décorés de bas-reliefs illustrant toutes sortes de scènes dont celle du fameux cycliste hollandais gravée en 1904 (son vélo à des roues en forme de fleurs) après le passage d’un artiste hollandais qui se baladait à bicyclette sur l’île. L’impressionnant Betara Luhur Ing Angkasa, l’autel du « Seigneur possédant le sol », de forme pyramidale, reçoit les offrandes au dieu solaire Surya et à Ibu Pertiwi, la Terre Mère. - Pura Beji : situé dans le gros village de Sangsit, le Pura Beji qui date du XVème siècle est consacré aux eaux qui irriguent les sols. Le porche, ou Kori Agung, qui sépare la première de la seconde cour, à la particularité d’être sculpté sur les deux faces. Le porche est couvert d’arabesques et de masques de démons. Le temple est devenu célèbre grâce à ses bas-reliefs et ses sculptures aux innombrables détails. - Passé la ville de Singaraja, ancienne capitale de Bali, on découvre un grand nombre de vignobles qui produisent le seul vin rosé Balinais. Plusieurs villages regroupés le long de la côte nord de l’île forment la station balnéaire de Lovina Beach. Ici, le sable est volcanique et d’un beau noir foncé. Lovina a su garder un côté romantique et une atmosphère villageoise. Elle est sans conteste le lieu le plus touristique de la côte nord. L’attraction principale de Lovina consiste à partir en bateau, au lever du soleil, au large de la plage pour observer le jeu des dauphins. - Installation à l’hôtel Aneka Lovina. http://anekahotels.com/aneka-lovina/ Lundi 11 Août 2008 : - Départ matinal en pirogue traditionnelle à balancier pour observer les dauphins qui évoluent au lever du soleil dans la mer de Bali. Et nous en avons vu vraiment beaucoup ce matin là !!! - Retour à l’hôtel pour le petit déjeuner puis route vers Seririt. Arrêt au marché de Seririt, très coloré et pittoresque. La région est plantée de vergers, de café, de girofliers, de raisins et de pamplemousses. - Banjar : la petite ville de Banjar s’étend sur une plaine côtière derrière laquelle les montagnes du nord de Bali forment un arrière plan majestueux. L’attrait principal de la ville provient de son monastère bouddhique, le seul de Bali. * Le Brahma Vihara Ashrama : l’architecture du monastère intègre de nombreux éléments thaïlandais : toits de tuiles vernissées et bouddhas dorés à la feuille. Des statues de style Balinais protègent l’édifice. Seuls y habitent un moine et les jeunes chargés de l’entretien des lieux. Un bassin à lotus invite à la méditation. La vue panoramique sur la vallée et le littoral est vraiment superbe depuis l’esplanade qui est ornée d’un stupa en pierre volcanique, dédié à Bouddha. - A dix minutes de marche du monastère, l’Air Panas Banjar, source chaude de Banjar attire aussi bien les touristes que les Balinais. Trois piscines permettent de se baigner dans des eaux de différentes températures. Leur teinte vert-jaune provient du soufre qu’elles contiennent. Le bassin le plus élevé est le plus chaud. - Découverte de la province de Tabanan, région rizicole la plus riche de Bali. Encore appelée le grenier de Bali, cette préfecture s’étend sur les pentes fertiles du volcan Batukau, deuxième plus haute montagne de Bali avec 2276 mètres d’altitude. - Arrêt photos et promenade à pied à travers les rizières de Bantran. - En route pour la côte sud de l’île, arrêt photos et promenade à pied d'une heure environ dans les rizières en terrasse de la région de Blimbing. - Arrivée sur la côte sud de l’île et installation à l’hôtel Waka Gangga sur la plage de Yehgangga. http://wakagangga.com/ Mardi 12 Août 2008 : - Départ pour le temple sacré Luhur Batukau situé au pied du volcan Batukau. - Pura Luhur Batukau : une clairière entourée de hauts arbres renferme le Pura Luhur Batukau, ancien temple d’Etat des princes de Tabanan. Le charme des lieux tient beaucoup dans la manière dont les constructions humaines sont intégrées dans la végétation luxuriante. La jungle paraît sur le point d’engloutir les mérus et les pavillons aux toits de chaume, tandis que les tons noirs et rouges des bâtiments tranchent sur les différents tons de vert des feuillages, des buissons et des fougères. Ce temple sacré constitue l’un des six temples axiaux de Bali, il symbolise l’ouest. La cour centrale contient deux grands Balé (pavillon) qui s’étendent en longueur et la cour intérieure trois mérus à toits pagodés de trois, cinq ou sept étages. Le sanctuaire le plus important avec son méru à sept étages est dédié à Mahadewa, le dieu du volcan Batukau qui représente l’ouest. L’environnement est fabuleux : des fleurs abondent, hibiscus, ixora et les murs des temples croulent sous les mousses et les lichen verts qui ont envahi la brique. Très peu fréquenté par les touristes, le lieu est enchanteur. Comme tous les temples sacrés, il faut enfiler un sarong pour visiter le lieu. - A l’est du Pura Luhur Batukau, sur les flancs fertiles du volcan, la route longe les somptueuses rizières en terrasses de Jatiluwih, récemment classées au patrimoine mondial de l’humanité par l'UNESCO. Le panorama s’ouvre jusqu’à la mer. Dans les villages, les greniers à riz sont très fréquents et bien visibles. Le site de Jatiluwih est grandiose !!! A ne pas manquer.... - Départ pour la région montagneuse de Bedugul et des lacs de cratères dont le plus célèbre, le lac Bratan. Les volcans qui peuplent cette zone sont plus anciens et ne sont plus actifs. Le lac Bratan, situé au bord de la route principal, est le plus visité, en raison de son temple dédié à la déesse du lac Dewi Danu, qui attire chaque jour des cars de touristes et de fidèles. - Pura Ulun Danu Bratan : sur la rive ouest du lac s’élève le Candi Kuning et le Pura Ulun Danu. Candi Kuning est un petit stupa hexagonal qui constitue le seul monument résolument bouddhique de Bali. Quatre Bouddhas siègent dans les niches creusées en fonction des points cardinaux hindouistes avec les couleurs qui leur correspondent : Vishnou (noir), Iswara (blanc), Brahma (rouge) et Mahadewa (jaune). Des parterres de fleurs multicolores forment un tapis végétal duquel s’élève la merveille du site : le Pura Ulun Danu. Le plus haut des deux mérus situés sur de petits îlots est dédié à la déesse, entité divine de l’agriculture qui veille sur les eaux nourricières du lac. Le cadre est enchanteur, le petit temple émerge des brumes du lac d’altitude et se découpe devant les majestueux volcans situés aux alentours. - Retour vers le centre de l’île en passant par les villages de Bedugul, réputé pour son marché aux fruits, légumes et fleurs et par le site de Pacung qui possède de très belles rizières en terrasses. - Puri Bukit Sari : les macaques sacrés de Sangeh peuplent une forêt de muscadiers, rares à Bali, pouvant atteindre 30 à 40 mètres de hauteur. Cette forêt abrite un petit temple couvert de lichen, le Puri Bukit Sari fondé au XVIIème siècle et restauré en 1973. Selon la légende inspirée du Ramayana, ces singes faisaient partie de l’armée du général Hanuman qui écrasa le démon Ravana entre les deux moitiés du Méru, la montagne sacrée hindoue. Tombés à Sangeh avec un morceau de la montagne sacrée, ils y sont restés depuis. Ces singes chapardeurs ont une préférence pour les lunettes, les appareils photos et autres sacs de touristes !. Le petit temple abrite une belle sculpture de Garuda, homme oiseau, monture de Vishnu. Dans la mythologie hindoue, le Garuda est l’opposé des Nagas, les dieux des serpents. - Arrivée à Ubud. Ubud occupe le cœur de Bali entre la côte sud et les volcans centraux. Ubud était un gros village jusqu’à l’arrivée d’artistes, venus dans les années 30 quand la famille royale à encourager l’arrivée d’étrangers en quête de la vraie vie Balinaise, loin des foules des stations balnéaires. Aujoud’hui, Ubud est une petite ville culturelle avec boutiques d’artisanat, galeries d’art, restaurants, bars et hôtels. Ubud occupe un site superbe. Les rizières et les crêtes aux alentours offrent un cadre magnifique à découvrir à pied. Ubud possède plusieurs temples dont le plus célèbre est celui de la forêt de singes. Installation pour 2 jours à l’hôtel Pertiwi Resort and Spa. http://www.pertiwiresort.com/ Mercredi 13 Août 2008 : - Visite de Goa Gajah, la grotte de l’éléphant. Ce temple hindou pourrait dater du XIème siècle, mais on origine reste inconnue. Son nom lui-même est un mystère : il n’y avait pas d’éléphants à Bali avant que l’industrie touristique ne les fassent venir bien des années plus tard. De la route, un escalier descend en demi-cercles vers le site. On débouche sur une esplanade où s’étend un grand bassin rectangulaire assez profond, composé de différents petits bassins, dont les flancs sont ornés de statues d’où s’échappe l’eau, et qui devaient servir aux bains rituels des hommes d’un côté et à celui des femmes de l’autre. A présent, les bassins n’ont plus qu’une fonction ornementale. L’entrée de la grotte fait 2mètres de haut et 1 mètre de large. La grotte consiste en une espèce de T contenant 15 niches. Dans ces niches, des statuettes représentent des Linggam de Shiva (représentation phallique du dieu), une statuette de Ganesh et plusieurs de Bouddha. La grotte date vraisemblablement du XIème siècle et on s’interroge toujours sur l’énorme tête qui orne l’entrée et que les Balinais attribuent à un éléphant. En contrebas de cette esplanade, des escaliers mènent à l’autre partie du site comprenant un bassin et les restes d’un bouddha dont on ne connaît ni l’origine ni l’âge. - Yeh Pulu : il s’agit d’un long mur de 25 mètres de long et 2 mètres de haut, espèce de frise de pierre, situé entre deux rivières et adossé à de très belles rizières. La tradition locale attribue ce travail à Kebi Iwo, géant mythique qui aurait vécu au XVème siècle. La frise est constituée de bas-reliefs dont les sculptures sont réellement datées entre les XIV et XVème siècles. Les sculptures qui se lisent de gauche à droite représentent des scènes de la vie quotidienne, des combats héroïques contre des créatures démoniaques, et surtout la vie du jeune Krishna. Enterré sous une épaisse végétation, le site a été redécouvert en 1925. Contrairement à Goa Gajah, le site de Yeh Pulu est très peu fréquenté par les touristes. Son site, calme et dans un écrin de rizières paradisiaques, mérite à lui seul le déplacement. - Les Monuments Royaux de Gunung Kawi : en remontant vers le nord, dans la petite ville de Tampaksiring, se dresse le site de Gunung Kawi qui abrite d’impressionnantes tombes royales remontant au XIème siècle. Le site commence par un escalier assez raide qui descend sous une arche de pierre et permet de jouir d’un panorama fabuleux sur toute la vallée. Gunung Kawi est sans doute le plus beau et le plus ancien monument d’envergure de Bali. Il présente dix mausolées creusés dans la roche et dans des niches de 7 mètres de haut. Cinq sont dressés sur la rive est et quatre sur la rive ouest. Le dernier mausolée se trouve à environ 1 kilomètres plus au sud. On accède des uns aux autres par un pont. Un sentier labyrinthique permet l’accès à des cellules de moines. On ignore si ces Candi sont des sépultures royales ou des monuments dressés à la mémoire des souverains du XIème siècle et de leurs épouses. - Pura Tirta Empul : le temple de la source la plus sacrée de Bali attire chaque année des milliers de pèlerins venus de toute l’île se purifier dans une eau investie de pouvoirs spirituels et magiques différents selon les fontaines d’où elle coule. Leur origine mythique remonte à Indra qui aurait fait jaillir ces sources pour faire couler le fameux élixir d’immortalité. Cet élixir permit à Indra de vaincre l’armée du roi Mayadanawa. Ce lieu est particulièrement sacré et les baignades autres que religieuses sont interdites. Le port du sarong et du sasah est obligatoire. - Retour sur Ubud en passant par les rizières en terrasses de la région de Tegallalang. De profondes vallées où courent des rivières laissent grimper une végétation luxuriante. De minuscules rizières, accrochées aux flancs des gorges, en surplomb, maintenues en altitude par on se sait quelle main géante de quelques dieux tutélaires. Le spectacle est vraiment grandiose et presque incroyable. Marche d'environ une heure dans ce décor paradisiaque. - Pura Punatran Sasih : ce temple fut eu XIIIème siècle le temple royal de Péjeng et la présence de la Lune de Péjeng atteste de son caractère sacré pour les Balinais. Le tambour de bronze en forme de sablier est sans doute le plus grand du monde avec une longueur de 1,86 mètre et un diamètre de 1,60 mètre. Pour le voir de plus près, il faut revêtir un sarong et le saput (ceinture) Balinais. Le gong est situé sur la plate-forme d’un sanctuaire à 4 mètres de hauteur et sa couleur verte est due à l’oxydation du métal. Plusieurs légendes tentent de donner une explication à la présence de la « Lune de Péjeng ». Les Balinais y voient une des boucles d’oreille de la déesse de la lune Dewi Ratih. D’autres affirment qu’il s’agit de la roue tombée d’un char céleste portant la lune. - Arrivée à Ubud et installation à l’hôtel. Jeudi 14 Août 2008 : - Pura Taman Ayun : édifié en 1740, ce temple est l’œuvre de Corkorda Munggu, roi de Mengwi le plus célèbre, qui déplaça le siège du royaume de Kapal à Mengwi. Le temple est entouré de douves. La grandeur des pavillons, leur insertion dans le grand agencement des douves et des terrasses, l’emplacement et la hauteur des mérus, font du Pura Taman Ayun un des plus beaux temples de Bali. Les descendants des rois de Mengwi entretiennent toujours ce vaste domaine d’Etat restauré en 1937. Contrairement à la majorité des temples de l’île, le Pura Taman Ayun n’est pas orienté vers le volcan Gunung Agung mais vers le volcan Gunung Batukau. Au cœur d’un bassin sur lequel il paraît flotter, le temple de « Vaste Jardin » symbolise l’univers hindou. Certains autels et mérus de la cour intérieure représentent les montagnes les plus sacrées de Bali. Le méru à onze étages symbolise le Gunung Batukau. Plusieurs Bale (pavillons en bois) reposent sur des socles en pierre sculptée. L’un d’eux protège un trône au lotus destiné aux dieux hindous Brahma, Shiva et Vishnou. - Départ pour la côte sud de Bali. - Pura Tanah Lot : ce temple demeure avec Besakih et Ulu Watu le temple le plus visité de l’île. La légende veut qu’il ait été édifié par Danghyang Nirartha, le grand prêtre de Java qui aurait été saisi par la beauté du site. Il est vrai que la côte, avec ses rochers et ses vagues déchaînées, présente un aspect sauvage qui met en valeur le magnifique temple de Tanah Lot. Minuscule, le temple est construit sur un rocher qui émerge de l’eau. Avec ses tours et ses toits de duk noirs, le temple se découpe en ombres chinoises lors du coucher de soleil. Le Pura Tanah Lot, le « temple de la Mer et de la Terre, est dédié à la fois à la déesse marine Béera Tanga Sara et aux dieux du Nung Batak (minorité ethnique originaire du Vietnam). Le temple est accessible à pied à marée basse. - La péninsule de Bukit : tout au sud de l’île, après l’aéroport international, la péninsule de Bukit est une parcelle de terre calcaire accrochée à Bali par un petit détroit ou se trouve le village de Jimbaran. La péninsule est particulièrement fréquentée par les surfeurs en raison de ses nombreux spots. La péninsule de Bukit attire de nombreux touristes venus admirer le célèbre temple d’Ulu Watu. - Pura Luhur Ulu Watu : le temple qui domine la mer à la pointe occidentale de la péninsule de Bukit n’est pas seulement l’un des sanctuaires les plus vénérés de Bali mais aussi l’un des plus beaux exemples d’architecture classique Balinaise. Le temple fut construit au XIème siècle par Mpu Kutura. Pour visiter ce temple, il faut revêtir le sarong et le sash traditionnels. Le Pura Luhur Ulu Watu occupe un site superbe au sommet d’un promontoire battu par les vagues de l’océan qui se fracasse sur la falaise deux cents mètres plus bas. On aperçoit parfois au large des tortues marines et des dauphins. Le portail principal, percé d’une arche inhabituelle, symbolise le méru, la montagne sacrée hindoue. Il porte à son sommet une tête de kala, un démon aux yeux globuleux censé repousser les esprits malins. Des statues de Ganesh, dieu à tête d’éléphant, fils de Shiva, offrent un magnifique exemple de sculpture Balinaise. Le Candi Bentar qui s’ouvre au sommet des marches donnant accès au temple possède de riche décorations. A l’entrée du temple, un astasari (pavillon) reçoit les offrandes. Des images de Brahma et de Vishnou ornent un autel dédié à Nirartha, grand prêtre qui a atteind l’illumination suprême en ces lieux. Face à l’autel, les balés tajuk sont consacrés aux gardiens spirituels de Nirartha. Le site est envahi de singes chapardeurs, il est donc conseillé de ne pas tenter ces singes sacrés avec lunettes et appareils photos trop voyants !. - Transfert à Jimbaran. Fin de notre circuit guidé et installation à l’hôtel Bali Intercontinental Resort pour notre séjour plage. http://www.bali.intercontinental.com/index.php?option=com_content&task=view&id=74&Itemid=26 Mercredi 20 Août 2008 : - Dernière journée de repos à l’hôtel Intercontinental Resort. - Départ de l’hôtel vers 16h00 en heure locale. - Départ de Denpasar Bali à 19h10 par le vol Malaysia Airlines 852. * Temps de vol : 3h00 soit 2000 kilomètres. - Arrivée à Kuala Lumpur à 22h05 en heure locale soit 16h05 en heure de France. - Départ de Kuala Lumpur à 23h25 par le vol Malaysia Airlines 20. * Temps de vol : 13h15 soit 10960 kilomètres. - Nuit dans l’avion. Jeudi 21 Août 2008 : - Arrivée à Paris Charles de Gaulle à 06h40. - Retour chez nous !

Conclusion

Et au final.

Un superbe périple en Asie !