Comment ça s'est passé.
Arrivé le 3 décembre à l'aéroport international de Djibouti-Ambouli en fin d'après-midi. Pas d'embouteillage, mais une chaleur sèche qui vous entre directement dans les poumons : 38°C sans un nuage. Le taxi de l'aéroport jusqu'à la Place Menelik m'a coûté 3 500 FDD (environ 20 euros), le chauffeur parlait français mais conduisait comme un fou sur la corniche. J'ai réservé l'hôtel Sheraton Djibouti, chambre vue mer, 120 euros la nuit — pas luxe absolu, mais climatisation fiable et petit-déjeuner correct. Premier jour en explorant la vieille médina. Les ruelles étroites du quartier de Hamoudi sentent l'encens et le khat broyé. Les vendeurs des petits restaurants locaux proposaient un fuul (purée de fèves) à 500 FDD. J'ai mangé au restaurant Le Lido en front de mer : un plateau de fruits de mer frais (huîtres, poulpe) pour 8 000 FDD. La viande fraîche au marché de Djiboutville dégageait une odeur métallique intense en plein midi — le soleil tapait trop fort, les poissons n'étaient pas aussi frais qu'on l'aurait voulu. Le Lac Assal : hypersalin et décevant en réalitéJ'ai loué une voiture chez Hertz Djibouti pour deux jours (450 euros). La route vers le Lac Assal (55 km) traverse un paysage de roche grise et de sel blanc — les paysages sont désertiques, oui, mais pas du tout ce que les blogs décrivaient. Arrivée à 10h30. Le lac lui-même ? De l'eau turquoise intense mais l'expérience reste survendue. Flottaison facile (eau à 34% de salinité), mais la sensation n'est pas euphorisante comme prétendu. Plutôt une sensation gluante, déplaisante sur la peau. J'ai dû rincer à l'eau douce après 20 minutes. J'avais réservé un guide via l'hôtel, un certain Abdourahman, censé me montrer les points panoramiques. Malentendu culturel : il a pensé que je voulais visiter un site de prière et m'a conduit 2 heures dans la mauvaise direction. Pas grave en soi, mais cela a mangé mon après-midi. Déjeuner près du lac à Ghoubet : 5 000 FDD pour du riz et du poisson grillé — qualité correcte mais portions réduites. Tadjourah et les rencontres humainesLe trajet en minibus vers Tadjourah (130 km au nord-ouest) dure 3 heures. Départ à 6h du matin du terminal de la rue de Mogadiscio. Un vrai bus local, pas climatisé, passagers entassés. Tarif : 2 500 FDD l'aller. J'ai parlé à une femme qui revenait de marché — elle vendait des vêtements au souk et parlait de la difficulté à vivre avec 15 euros par jour. Cela m'a ramené à la réalité : c'est un pays pauvre, les apparences touristiques cachent des vies précaires. À Tadjourah, j'ai dormis à la Maison de l'Amitié (guesthouse basique, 60 euros), tenu par un homme âgé très accueillant mais la chambre avait des cafards. La plage de Tadjourah elle-même offrait une eau plus claire que le Lac Assal, mais moins spectaculaire que sur les photos. Baignade à l'aube (5h30) : l'eau était fraîche et l'odeur iodée intense. Un moment marquant : rencontrer un enfant de 8 ans qui vendait des coraux — j'ai refusé d'en acheter par respect pour l'écosystème, mais lui m'a expliqué qu'il le faisait pour l'école. Culpabilité mêlée de frustration. Nourriture et vie quotidienneCafé à la djibutienne (café très fort, très sucré) servi partout pour 300-500 FDD. Le pain local (khubz) à la boulangerie près de la mosquée Hamoudi était excellent. Dinner à Djibouti-ville au restaurant Délices de la Mer : brochettes de viande à 6 000 FDD, service lent mais souriant. Retour par le bus de nuit : départ de Tadjourah à 19h, arrivée 23h30. Inconfortable, mais authentique.
Les bons plans repérés sur place.
Le Lac Assal : flottaison sur l'eau hypersaline, départ à l'aube depuis Djibouti-ville, guide local obligatoire (vérifié à l'aéroport)
Marché de Djiboutville : négociation des prix avec les vendeurs de poissons et fruits secs, meilleure visite vers 17h
Restaurant Le Lido en front de mer : plateau de fruits de mer frais, 8 000 FDD, vue sur le détroit de Bab-el-Mandeb
Plage de Tadjourah : nuit à la Maison de l'Amitié, bain à l'aube, eau plus claire que le lac
Minibus local vers Tadjourah : expérience de transport authentique à 2 500 FDD l'aller, départ 6h rue de Mogadiscio
Et au final.
Djibouti se visite mais sans illusions. Les paysages sont vrais mais pas transcendants. L'accueil est chaud mais les infrastructures restent limitées. Ce qui m'a le moins plu : la déception du Lac Assal par rapport aux promesses, et une certaine exploitation touristique discutable (enfants qui vendent des coraux). À recommander pour une immersion courte dans l'Afrique de l'Est, pas pour des vacances détente.