Lagos en 10 jours : entre chaos routier et hospitality débordante
CarnetNigeria202610 jours

Lagos en 10 jours : entre chaos routier et hospitality débordante

On arrive à l'aéroport de Murtala Muhammed le 14 janvier à 6 h 45 du matin, les yeux fermés après 6 heures de vol avec Air France. La chaleur nous saute au visage dès la porte d'embarquement ouverte : 28 °C, une…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On arrive à l'aéroport de Murtala Muhammed le 14 janvier à 6 h 45 du matin, les yeux fermés après 6 heures de vol avec Air France. La chaleur nous saute au visage dès la porte d'embarquement ouverte : 28 °C, une humidité collante. Le hall des arrivées empeste le désinfectant bon marché et le café instantané. C'est notre première vraie seconde en Afrique de l'Ouest et déjà, on sent qu'on n'est pas à l'Ibis de Roissy. Le trajet jusqu'à notre hôtel, le Lekki Suites sur Admiralty Way, nous prend 1 h 45 pour 25 km. Les embouteillages sur la Lagos-Abeokuta Expressway sont une chose que les guides touristiques oublient de mentionner. On est collés contre 10 millions d'autres habitants dans ce minibus jaune, un Danfo local, avec un chauffeur qui klaxonne toutes les 4 secondes. Odeur de sueur, clim qui rend l'âme, musique Afrobeats à volume maximum. Moment marquant négatif : un arnaqueur à la gare routière de Ikorodu nous propose un faux service VIP pour 50 euros. On refuse, on marche, on transpire à grosses gouttes. Les premiers jours : Lekki et Victoria IslandL'hôtel est correctement climatisé, merci. On commande une Guinness locale à 3,50 euros et un plateau de jollof rice avec poulet grillé au Spice Route, le petit restaurant de l'établissement. Le riz est orangé, légèrement sucré, le poulet trop sec mais vraiment savoureux. Journée d'adaptation : on dort le reste de l'après-midi. Le 15 janvier, on explore Victoria Island à pied. Les rues sont bordées de centres commerciaux ultramodernes, le Ikoyi Club propose des courts de tennis avec vue sur la baie. On prend un taxi Uber jusqu'à Lekki Conservation Centre vers 10 h du matin : 12 euros, 30 minutes de trajet. Le parc demande 2500 nairas (5 euros) par personne. On monte une passerelle en suspension à 15 mètres au-dessus des mangroves, des singes colobes rouges et noirs sautent à 5 mètres de nous, on entend leurs cris, un bruit aigü qui résonne. C'était étrange, presque pas du tourisme de masse. Le soir, nous trouvons Freedom Park, une ancienne prison transformée en galerie d'art et espace culturel, rue Broad Street à Lagos Island. L'entrée coûte 2000 nairas. Les cellules encore là, un poids lourd dans l'atmosphère. On boit une bière local, l'Heineken du Nigeria, 2,50 euros, en regardant le coucher de soleil depuis la terrasse. Les odeurs du port, salées et un peu nauséabondes, flottent jusque-là. Le marché de Balogun et la galère du samediLe 16 janvier, samedi matin, on se lance dans le marché de Balogun à Lagos Island. Grosse erreur : nous arrivons à 9 h 30, c'est l'affluence maximale. Des milliers de gens entassés dans des ruelles de 2 mètres de large. On perd mon portefeuille en 4 secondes, on ne sait même pas où. Moment marquant négatif majeur. Quelqu'un crie « Oyinbo ! Oyinbo ! » (blanc, blanc) en continu. On repère nos documents à un agent de police qui refait une photocopie à 1 euro. Pendant ce temps, on se mord les joues, on respire mal. Le marché sent le poisson fumé, un arôme âcre qui colle à nos vêtements. Poissons étalés au soleil depuis des heures, tissus multicolores, or de contrefaçon en vrac. On abandonne le marché après 45 minutes. Déjeuner de récupération au Nobu de l'hôtel Eko Atlantic : trop cher (50 euros le poke bowl) mais vraiment bon, un moment zen, clim démente. On boit de l'eau en quantité : 40 °C dehors, l'humidité à 90 %. Île de Badagry et musée de l'esclavageLe 18 janvier, excursion à Badagry. On prend le minibus 5h depuis la gare de Mile 2 à 7 h du matin avec un chaos organisé. Le trajet est boueux, les routes mangées par les nids-de-poule. Badagry est une petite ville côtière, port historique, charge esclavagiste du Nigeria au XVIIIe siècle. Le Slave Route Museum est peu fréquenté, un bâtiment blanc un peu délabré. L'entrée : 1500 nairas (3 euros). À l'intérieur, les chaînes, les récits de traversée, les noms gravés. Moment lourd, silence respectueux. Notre guide, Kwame, parle bas, explique avec dignité. La plage est rouille, vague forte, on peut pas se baigner. Retour en Danfo à 17 h 30 : arrivée à 22 h 45, le chauffeur fait un détour incompréhensible et refuse de nous lâcher avant 10 euros au lieu des 5 euros négociés. Arnaque de fatigués, on paye. Au moins le Jollof au restaurant d'accueil du Lekki Suites était là ce soir, réconfortant. Jour 9-10 : Musées et derniers momentsLe National Museum sur Campbell Street, 1500 nairas l'entrée. Objets Yoruba, sculptures, histoires. Pas foule. L'air sent la poussière, les murs sont un peu gris. On y passe 2 heures, c'est calme, éducatif sans pression touristique. Dernier dîner au Café Papi sur Ikoyi : jus de passion frais, poisson braisé avec attiéké (2900 nairas = 6 euros). Le poisson a du goût, les épices piquent bien. Bilan logistiqueBus Danfo local : dense, pas d'horaire précis, tarifs à négocierTaxis Uber fiables, un peu plus chers que les taxis jaunes mais moins de prise de têteEau du robinet à l'hôtel OK, dehors boire que l'eau en bouteilleDollars et euros acceptés mais les nairas (NGN) obligatoires pour les petites transactionsAnglais parlé partout à Lagos, facile pour se débrouiller

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Lekki Conservation Centre : passerelle suspendue au-dessus des mangroves avec singes colobes à 15 mètres (5 euros)

2

Freedom Park, Lagos Island : ancienne prison devenue galerie d'art avec terrasse au coucher de soleil (2000 nairas)

3

Jollof rice du Spice Route (restaurant d'hôtel Lekki Suites) : riz orangé légèrement sucré, 8 euros

4

Slave Route Museum à Badagry : petite excursion d'1 h en minibus depuis Mile 2, musée humain sans foule

5

Café Papi à Ikoyi : jus de passion frais et poisson braisé avec épices, rapport qualité-prix honnête

Album · 9 photos

Photos — Lagos

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Conclusion

Et au final.

Lagos est vraiment vivante, pas figée, les gens sont accueillants même quand on se sent déphasé. La chaleur et l'humidité fatiguent plus qu'on ne l'imagine, et la sécurité demande de rester attentif. J'aurais aimé passer moins de temps dans les bouchons et plus sur les plages ou dans les quartiers moins touristiques.

En résumé

Avis Lagos : carnet de voyage de 10 jours par marceldurand42

Destination
Lagos
Pays
Nigeria
Durée
10 jours
Période
janvier · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marceldurand42

Photos communautaires : Lagos

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Questions fréquentes

FAQ — Lagos

Quand partir à Lagos ?

Ce voyageur est parti en janvier (hiver). Consultez la fiche climat de Lagos (Nigeria) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 10 jours à Lagos ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Lagos.

Que faire à Lagos ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Lagos » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Lagos ?

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Comment se rendre à Lagos ?

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