Comment ça s'est passé.
On arrive à Doha le 15 mars à 6h30 du matin après un vol Qatar Airways depuis Paris. L'aéroport international Hamad est flambant neuf, climatisé à mort, et ça change du corps quand on sort. On sort de l'appareil et c'est là que ça te frappe : une chaleur sèche, presque désertique, même à cette heure. 28 degrés déjà. On prend un Uber jusqu'à l'hôtel Oryx Rotana situé à West Bay. Le trajet depuis l'aéroport coûte environ 50 QAR (13 euros). La ville elle-même est surprenante. Des gratte-ciels de verre et d'acier surgissent partout, mais à côté de ça, des petites maisons basses et poussiéreuses subsistent encore. Notre hôtel est correct pour le prix (140 euros la nuit en basse saison), avec une vue partielle sur la baie. Le premier jour, on se traîne jusqu'au Souk Waqif vers 17h. C'est un vieux marché traditionnel au cœur de Doha, avec des ruelles étroites et des petits commerces qui vendent de tout : épices, tissus, souvenirs kitsch. L'odeur est écrasante au début, un mélange d'épices brûlées, d'encens bon marché et de sueur. Les vendeurs te harcèlent tranquillement, sans agressivité vraiment, mais c'est constant. On essaie un café qatari au Café Layali (café traditionnel sur la gauche en entrant) : c'est du café noir très sucré avec de la cardamome, environ 12 QAR (3 euros). Honnêtement, c'était bon mais beaucoup trop sucré pour nous. Moment qui m'a marqué : On se perd dans les ruelles du souk et on tombe sur un petit restaurant sans enseigne. Un vieux monsieur nous invite à manger. Shawarma de poulet et hummus pour 25 QAR chacun. On s'asseoit sur un petit tabouret, il nous sert du thé à la menthe gratuit. Il ne parle pas français, on ne parle pas arabe, mais on a passé 45 minutes ensemble. Ça, c'est un moment. Le deuxième jour, on visite le Musée d'Art Islamique. L'entrée coûte 75 QAR (20 euros). Le bâtiment lui-même, conçu par I.M. Pei, est impressionnant avec sa forme géométrique blanche qui se reflète dans l'eau. À l'intérieur, les collections sont bien organisées, mais franchement, c'est un peu ennuyeux si tu n'es pas fou d'art islamique médiéval. On y passe deux heures et demie et c'est amplement suffisant. Le jour 4, on prend un bus Doha Bus numéro 24 jusqu'à Al Wakrah (7 QAR, 2 euros, trajet d'une heure). La ville côtière est plus tranquille que Doha, avec une petite plage et un nouveau musée des traditions qataries. Là, on rencontre un problème : le musée ferme à 17h et on arrive à 16h45. On peut juste regarder par la fenêtre, un peu frustrant. On déjeune dans un petit restaurant de poisson sur le front de mer : du hammour (poisson du Golfe) grillé avec du riz, 40 QAR (11 euros). C'est suculent, même si la température extérieure atteint 35 degrés et on transpire à grosses gouttes. Le retour en bus est une épreuve : pas de climatisation ou presque, des gens partout, et on pense vraiment à différentes choses pendant 60 minutes. On passe les jours 5 et 6 à Katara Cultural Village, une sorte de parc culturel à proximité de Doha. C'est construit pour les touristes clairement, mais c'est quand même cool. Des petits théâtres, des galeries d'art, des boutiques et des cafés. L'entrée est gratuite. On mange chez un restaurant libanais, le Leila Warda : mezzés variés pour 60 QAR (16 euros), et c'est substantiel. L'ambiance le soir est sympathique, les familles qataries se promènent aussi. Le jour 7, on loue une voiture pour Explorer la dune de Inland Sea. On prend un 4x4 chez Thrifty Rent-a-Car pour 150 QAR par jour (40 euros). La route jusqu'à Khor Al Adaid dure une heure. C'est un paysage désertique authentique, avec des dunes jaune pâle et des lagunes. On s'enfonce dans le sable, ça tangue dans tous les sens, mais c'est peut-être l'une des choses les plus viscérales du voyage. Le coucher de soleil sur les dunes est vraiment chouette, même si on le dit sans enthousiasme excessif. Jours 8-9 : on passe pas mal de temps à ne rien faire, traîner à l'hôtel, manger, flâner. On découvre la Pearl-Qatar, une île artificielle très neuve avec des immeubles de luxe et des yachts. C'est blanc, stérile, on peut y passer une ou deux heures, mais sans plus. On dîne au restaurant Nobu au Mandarin Oriental (c'est cher : 200 QAR soit 55 euros pour une entrée-plat), mais la cuisine est très bonne, fusion asiatique soignée. Le jour 10, on vole vers Abu Dhabi (vol Emirates, 1h30, prix environ 80 euros). Avant de partir, dernier verre au Monkey Loft, un rooftop bar à Doha : mojito 45 QAR (12 euros), vue sur les gratte-ciels qui clignotent. C'est la dernière impression de la ville.
Les bons plans repérés sur place.
Souk Waqif au coucher du soleil, entrée gratuite, vraiment le cœur battant de la vieille ville avec ses odeurs d'épices
Musée d'Art Islamique, 75 QAR, le bâtiment vaut le détour même si les collections sont un peu figées
Khor Al Adaid (Inland Sea), location 4x4 150 QAR, paysage désertique brut, coucher de soleil franc
Shawarma au petit restaurant sans nom du Souk Waqif, 25 QAR, meilleur repas du voyage pour le rapport qualité-prix
Bus Doha Bus ligne 24 vers Al Wakrah, 7 QAR, trajet long mais tu vois la vraie vie qatarie loin du centre
Photos — Doha
Et au final.
Doha m'a surprise, ni dans un sens ni dans l'autre vraiment. C'est une ville qui s'invente sous tes yeux, avec des endroits modernes à côté de reliques du passé. La chaleur extrême pèse, et après 10 jours, on avait envie de nuages. Les gens sont généralement courtois mais distants. Globalement, c'est un voyage amusant, pas transcendant, mais on reviendrait.








