Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport international de Dhaka Hazrat Shahjalal à 6 h du matin, après 12 heures de vol avec Qatar Airways. Le chauffeur de taxi n'était pas là. J'ai attendu 45 minutes en pleine chaleur moite (32°C à peine levé le jour), avec mon sac à dos et une frustration croissante. Finalement, un autre taxi m'a proposé ses services, et j'ai dû négocier ferme : 600 takas pour rejoindre Dhanmondi au lieu des 1 200 qu'il demandait d'abord. L'hôtel Dhaka Regency rue Satmasjid, chambre 312, était basique mais propre. Le petit-déjeuner (parathas, œuf à la coque, thé sucré) coûtait 350 takas. Dès le premier matin, levé à 5 h pour marcher dans les rues encore tranquilles. C'est là que j'ai senti cette odeur de fumée de bois et de fiente d'animaux qui caractérise les petits matins de Dhaka. Pas désagréable, juste... dense. Marché de Kawran Bazar et premières saveurs Je suis allé au marché de Kawran Bazar vers 6 h 30. Fou. Complètement fou. Des milliers de vendeurs, des cris, des flaques d'eau partout, des charrettes à bras qui s'entrechoquent. J'ai acheté des mangues (40 takas le kilo) et des samosas encore chaudes à un vendeur ambulant (10 takas l'unité). Les samosas fondaient sur la langue, farcie aux pommes de terre et pois chiches, avec ce goût de piment doux caractéristique. Moment haut : croiser une vieille femme qui vendait du jus de canne à sucre frais et qui m'a fait goûter gratuitement. Elle n'a pris que 50 takas pour un verre plein. Le Restaurant Naan Kabab rue Kakrail (près du marché de Sadarghat) s'est avéré être une bonne adresse. Poulet biryani (320 takas), dal makhani (200 takas). Le poulet était tendre, le biryani léger, pas trop gras. Les employés parlaient anglais et m'ont expliqué comment était préparé le plat. Une serveuse a commis l'erreur de ne pas apporter de mouchoirs en papier ; j'ai dû le demander deux fois. Service un peu lent mais la nourriture valait le coup. Sadarghat et les bateaux du Buriganga Jour 3, visite au port de Sadarghat. J'ai pris un ferry de la compagnie Bangladesh Inland Water Transport en direction de Narayanganj. Le billet coûtait 80 takas. Environ 45 minutes de trajet. Le bateau était rempli : familles avec enfants, travailleurs, quelques touristes. L'odeur du fleuve (Buriganga) était âcre, pollué par endroits. Mais depuis le pont, on voyait les petits villages de rive, des enfants qui nous saluaient, des lavandières qui battaient le linge sur les rochers. Un moment d'un calme inattendu au milieu de ce chaos urbain. À Narayanganj, visite du marché flottant de Banasree. Moins touristique que prévu, mais plus authentique. Les vendeurs proposaient des légumes frais, du poisson, des fruits. Prix étonnamment bas : tomates 30 takas le kilo. Déjeuner sur place : riz avec dal et poisson frit (curry) pour 150 takas. Savoureux, copieux, préparé devant nous. Sundarbans et mangroves (jour 6-8) J'ai réservé une excursion organisée par Tiger Tours (45 rue Satmasjid). Coût total : 12 000 takas pour 3 jours avec guide, bateau, hébergement basique. Le trajet jusqu'à Khulna en bus (ligne Shyamoli, départ 21 h, 400 takas pour 7 heures) était cahoteux. Route cahoteuse, arrêts impromptus, une femme s'est évanouie de chaleur vers 2 h du matin. L'ambiance tendue dans le bus à ce moment-là. Les Sundarbans : forêt de mangroves, brumes matinales, des singes macaques surgissant entre les arbres. Levé à 4 h 30 pour une sortie en bateau à moteur silencieux (essence, bruit régulier du moteur, légèrement agaçant). Le guide disait que les tigres du Bengale étaient là, cachés. On n'en a vu aucun. On a aperçu des crocodiles (deux, à distance respectueuse) et beaucoup d'oiseaux. Nuit dans une petite cabane rudimentaire : ventilateur bruyant, matelas fin, mais pas trop mauvais. Les autres touristes du groupe (deux couples indiens, une fille suédoise) ont joué aux cartes le soir. Repas : riz, dal, poisson séché. Saveur un peu trop salée, mais adéquat. Retour à Dhaka : temples et vie quotidienne Retour en bus (jour 9), puis visite du temple de Kali à Dakshineswar (à l'extérieur de Dhaka, nécessite un tuk-tuk local : 250 takas pour 30 minutes depuis Dhanmondi). Le temple n'était pas très grand, mais l'atmosphère était recueillie. Des femmes priaient, un prêtre a chanté un mantra. Je n'ai pas le droit d'accéder au sanctuaire intérieur (non-hindou), mais j'ai versé 100 takas au temple comme offrande. Dernier jour : musée national du Bangladesh (rue Shahbag). Billet d'entrée 50 takas. Collections d'art mogol, sculptures, textiles. Pas très bien entretenu, mais quelques pièces valaient le coup. Puis café au Café Naz (rue Gulshan) : cappuccino 180 takas, pâtisserie locale 120 takas. Électricité intermittente (coupure de 15 minutes l'après-midi), mais la cliente m'a offert un verre d'eau froide en attendant sans que je ne demande rien. Transport pour l'aéroport : bus de nuit (ligne Green Line, 18 h de départ, 600 takas). Arrivée prévue à 6 h, nous sommes arrivés à 6 h 15 (retard de 15 minutes, acceptable). Vol Qatar Airways QR 617 à 9 h 30.
Les bons plans repérés sur place.
Marché de Kawran Bazar le matin (vers 6 h 30) : jus de canne à sucre frais à 50 takas avec une vieille femme bienveillante
Ferry de Sadarghat à Narayanganj : 80 takas pour 45 min et une vue sur les villages flottants du Buriganga
Restaurant Naan Kabab rue Kakrail : poulet biryani à 320 takas, vrai goût authentique
Promenade en bateau silencieux dans les Sundarbans à l'aube : voir crocodiles et forêt de mangroves (réservation Tiger Tours, 12 000 takas pour 3 jours)
Temple de Kali à Dakshineswar : atmosphère calme malgré le chaos urbain, tuk-tuk depuis Dhanmondi (250 takas)
Photos — Dhaka
Et au final.
Le Bangladesh m'a surprise : moins organisé que prévu, plus dense, plus vivant aussi. J'aurais aimé plus de temps aux Sundarbans (la forêt valait davantage qu'une excursion bâclée de 3 jours). La pollution à Dhaka me pèse après une semaine ; on n'y échappe pas. Mais les gens, l'accueil spontané, la nourriture honnête et bon marché : ça m'a marquée.








