Deux semaines à Moscou et Saint-Pétersbourg : entre splendeur tsariste et réalité post-soviétique
CarnetRussie202614 jours

Deux semaines à Moscou et Saint-Pétersbourg : entre splendeur tsariste et réalité post-soviétique

On a atterri à Moscou un mardi 6 h du matin avec Aeroflot, complètement épuisés après 4 h de vol depuis Paris. L'aéroport Domodedovo était bondé, et on a attendu 45 minutes à la douane — moment où j'ai réalisé qu'on ne…

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Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à Moscou un mardi 6 h du matin avec Aeroflot, complètement épuisés après 4 h de vol depuis Paris. L'aéroport Domodedovo était bondé, et on a attendu 45 minutes à la douane — moment où j'ai réalisé qu'on ne parlait pas un mot de cyrillique au-delà de quelques mots. Premier choc : l'hôtel réservé sur Booking, le Petrov Hall près de la place Rouge, avait oublié notre réservation. On s'est retrouvés à négocier en anglais basique pendant 30 minutes à la réception avant qu'ils trouvent une chambre alternative. Les premiers jours, on a marché sans plan. La place Rouge, c'est massif — la Cathédrale Basile-le-Bienheureux avec ses bulbes colorés domine complètement. On a payé 500 roubles (5,50 €) pour entrer à l'intérieur. L'odeur d'encens mélangée à l'humidité froide des murs en pierre m'a frappée. La Galerie Tretiakov, on l'a trouvée plus prenante que prévu : 1 100 roubles pour voir les icônes et les tableaux de Kandinsky. On a mangé du bortsch (soupe de betteraves) au café Pushkin, rue Tverskaya : 380 roubles, copieux, le goût un peu salé mais rassurant. Choc de réalité : le métro de MoscouLe métro, c'est un labyrinthe. Les stations comme Belorusskaya et Komsomolskaya sont décorées comme des palais — murs en marbre, mosaïques soviétiques. Mais trouver la bonne ligne ? Impossible sans parler russe. On s'est trompés trois fois avant d'atteindre le Kremlin. Les gens ne sont pas aussi froids qu'on le dit, mais ils ne sourient pas non plus. Une femme âgée nous a aidés à lire le plan, sans demander, juste parce qu'elle voyait qu'on regardait bêtement les symboles. GUM, le grand magasin historique : on a flâné sans rien acheter, les prix sont salés (jeans à partir de 4 000 roubles). La galerie commerciale à trois étages scintille de luxe.Monastère Novodievitchi : 600 roubles, calme à côté de la fureur touristique du Kremlin. On a écouté l'eau de la Moskova qui gelait à peine en janvier.Musée des Cosmonautes : 550 roubles. La maquette de Spoutnik en vraie grandeur, c'est impressionnant même si le guide nous parlait sans vérifier si on comprenait.Quatre jours à Moscou, puis bus de nuit Megaroom vers Saint-Pétersbourg (2 200 roubles pour deux sièges). On n'a presque pas dormi — le chauffeur roulait vite, les chaussées russes secouaient la carlingue. Arrivée à 9 h à la gare de Vitebsk, gelés et croûtés. Saint-Pétersbourg : la vengeance de la beautéSaint-Pétersbourg, c'est plus contrôlé, plus baroque, plus « occidental ». Le Palais d'Hiver (Ermitage) était notre priorité : on a pris un billet combiné à 1 600 roubles pour trois musées. Sept heures dedans. La Salle d'Ambre, la galerie des maîtres italiens, les appartements privés de la tsarine — on sentait le bois verni, on entendait le crissement des parquets sous des centaines de pieds chaque minute. Moment qui m'a vraiment atteinte : se tenir devant un Rembrandt en face de la fenêtre donnant sur la Neva gelée. La cathédrale du Sauveur-sur-le-Sang, 300 roubles : l'intérieur étouffe d'or et de mosaïques bleues. C'était trop chaud, trop étroit, trop de touristes en même temps. Je me suis sentie claustrophobe. L'ambiance était étouffante, pas mystique. On a loué une petite chambre chez l'habitant via Airbnb (3 200 roubles la nuit pour deux, une vieille dame russe qui ne parlait que russe mais qui faisait du thé excellent). Elle nous a recommandé un restaurant minuscule, Demyanova Ukha, ruelle Morskaya : pâté de poisson (ukha) à 450 roubles, pain noir, et le goût du poisson fumé qui persiste sur la langue pendant deux heures. C'est là qu'on a vraiment commencé à aimer ce voyage. Les canaux gèlent partiellement en janvier : l'eau entre les glaçons sentait l'air salin mélangé au carburant. On a pris le tram n° 22 jusqu'à Peterhof pour voir le Palais d'Été depuis l'extérieur (les fontaines ne jouent qu'en été). C'était gris et triste, mais honnête. Les banlieues de Saint-Pétersbourg ressemblent aux années 1970 : blocs de béton, petits magasins mal éclairés, aucun touriste. Galerie de la rue Nevski, vie quotidienne : les femmes se maquillent beaucoup, les hommes ont des regards perçants, personne n'est pressé dans les cafés. Un jour, on a mangé des pelmeni (raviolis russes) pour 180 roubles dans une cantine populaire. Le bouillon était gras, un peu écœurant, mais ça tenait au ventre. Les ratés et les réalitésOn a essayé d'acheter des cartes SIM : compris « oui » pour « non » à trois reprises. Les routes sont dangereuses — les conducteurs ne respectent rien. Une tentative d'arnaque discrète au change d'argent : on a perdu 200 roubles sur une transaction. L'hiver est vraiment froid (moins 8 degrés), on n'était pas assez équipés. Les musées ferment tôt (17 h souvent), ce qu'on n'a su qu'en les cherchant à 16 h.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Ermitage à Saint-Pétersbourg : entrer par l'escalier principal du Palais d'Hiver (plutôt que par l'entrée touristique), commander un café au bar du rez-de-chaussée en marbre blanc

2

Monastère Novodievitchi à Moscou : y aller en fin d'après-midi quand la lumière est basse, apporter un morceau de pain pour les corbeaux

3

Rue Morskaya à Saint-Pétersbourg : dîner chez Demyanova Ukha entre 18 h et 19 h avant l'arrivée des groupes de touristes

4

Métro de Moscou, station Komsomolskaya : descendre juste pour voir les mosaïques, puis remonter immédiatement

5

Peterhof en janvier : y aller en tram n° 22 vers 14 h, le palais est vide et la neige crisse sous les pieds

Album · 7 photos

Photos — Moscou et Saint-Pétersbourg

Deux semaines à Moscou et Saint-Pétersbourg : entre splendeur tsariste et réalité post-soviétique
Moscou et Saint-Pétersbourg — 2
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Moscou et Saint-Pétersbourg — 7
Conclusion

Et au final.

La Russie, ce n'est pas ce qu'on voit aux films de propagande, mais ce n'est pas non plus un cauchemar. Moscou est trop grosse, trop chaotique pour nous. Saint-Pétersbourg vaut vraiment le coup, surtout hors saison quand il y a moins de buses touristiques. On aurait aimé rester trois semaines au lieu de deux, et apprendre la langue : ça change tout. Pas notre coup de cœur absolu, mais on reviendrait.

En résumé

Avis Moscou et Saint-Pétersbourg : carnet de voyage de 14 jours par mariev-travels

Destination
Moscou et Saint-Pétersbourg →
Pays
Russie →
Durée
14 jours
Période
janvier · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mariev-travels →
L'essentiel

Moscou et Saint-Pétersbourg en bref

Pourquoi choisir Moscou et Saint-Pétersbourg

  • Architecture tsariste grandiose entre Kremlin, Ermitage et Cathédrale Basile-le-Bienheureux
  • Métros ornés de marbres et mosaïques soviétiques, labyrinthes urbains authentiques
  • Prix accessibles : musées 300-1600 roubles, restaurants locaux sous 450 roubles
  • Contraste vivant entre réalité post-soviétique et splendeur baroque des palais
  • Canaux gèles et atmosphère hivernale unique à Saint-Pétersbourg en janvier

Pour qui ?

  • Voyageurs passionnés par l'art et histoire russe
  • Couples en quête d'authenticité loin des circuits touristiques massifs
  • Explorateurs linguistiques acceptant les défis de communication
  • Amateurs de musées et galeries (Ermitage, Galerie Tretiakov)
  • Voyageurs hors-saison cherchant moins de tourisme

À éviter si…

  • Vous ne parlez pas du tout l'anglais et refusez d'apprendre le cyrillique
  • Vous recherchez un climat chaud : janvier atteint -8°C, peu d'équipement suffit
  • Vous attendez une atmosphère accueillante et souriante à chaque coin
  • Vous prévoyez une semaine seulement : deux semaines minimum pour Moscou-Saint-Pétersbourg
À découvrir aussi
MoscouSaint-PétersbourgPlace RougeCathédrale Basile-le-BienheureuxKremlinGalerie TretiakovMétro de MoscouPalais d'Hiver (Ermitage)Cathédrale du Sauveur-sur-le-SangMonastère NovodievitchiPalais d'Été (Peterhof)Neva

Photos communautaires : Moscou et Saint-Pétersbourg

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Lise Dua / Résidence: Rodchenko School of Photography and Multimedia Art, Moscou, Russie
Lise Dua / Résidence: Rodchenko School of Photography and Multimedia Art, Moscou, Russie
© yannick_vernet
Questions fréquentes

FAQ — Moscou et Saint-Pétersbourg

Combien coûte un voyage à Moscou et Saint-Pétersbourg ?

Les prix varient : musées majeurs entre 300-1600 roubles, hébergement chez l'habitant 3200 roubles/nuit, transports populaires sous 200 roubles. L'auteur a budgété environ 5,50 € pour la Cathédrale Basile-le-Bienheureux et 380 roubles pour un bortsch copieux. Les tarifs touristiques à GUM sont nettement plus élevés (4000 roubles pour un jeans).

Est-il difficile de se déplacer sans parler russe ?

Oui, particulièrement dans le métro de Moscou. L'auteur s'est trompé trois fois avant d'atteindre le Kremlin, malgré un plan. Les arnaques au change d'argent et les malentendus (« oui » compris comme « non ») sont fréquents. L'anglais basique suffit en hôtel, mais l'apprentissage du cyrillique est fortement recommandé.

Quel est le meilleur mois pour visiter ?

L'auteur a voyagé en janvier avec des températures à -8°C. Saint-Pétersbourg en hors-saison (janvier) offre moins de bus touristiques mais les canaux gèlent partiellement et Peterhof est gris. Les fontaines de Peterhof ne jouent qu'en été, limitant l'intérêt hivernal.

Moscou ou Saint-Pétersbourg : quelle ville choisir ?

Saint-Pétersbourg est plus contrôlée, baroque et européenne selon l'auteur, particulièrement recommandée hors-saison. Moscou est plus chaotique et touristique, trop grande pour certains voyageurs. L'Ermitage (7 heures minimum) et les canaux gelés de Saint-Pétersbourg valent le détour davantage.

Quels restaurants locaux recommander à Saint-Pétersbourg ?

Demyanova Ukha (ruelle Morskaya) propose une soupe de poisson traditionnelle (ukha) à 450 roubles avec pain noir. Les pelmeni dans une cantine populaire coûtent 180 roubles. Café Pushkin à Moscou (rue Tverskaya) sert un bortsch copieux à 380 roubles, un peu salé mais authentique.

Faut-il prendre un guide pour l'Ermitage ?

Non explicitement mentionné par l'auteur, mais sept heures minimum sont nécessaires pour explorer le Palais d'Hiver. Le guide du Musée des Cosmonautes ne vérifiait pas la compréhension des visiteurs non-russophones. Un guide privé anglophone serait utile pour maximiser l'expérience.

Comment se déplacer entre Moscou et Saint-Pétersbourg ?

Bus Megaroom de nuit : 2200 roubles pour deux sièges, arrivée gare de Vitebsk. L'auteur a peu dormi en raison des vitesses élevées et mauvaises conditions routières. Le train pourrait être une alternative plus confortable mais n'est pas détaillé dans le récit.

Quels sont les pièges touristiques à éviter ?

GUM (grand magasin) offre une galerie scintillante mais surpricée. La Cathédrale du Sauveur-sur-le-Sang est bondée et claustrophobe. Le Kremlin génère moins d'intérêt que les monastères calmes comme Novodievitchi (600 roubles). Les musées ferment souvent à 17h, pas 18h comme attendu.