Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport international Julius Nyerere de Dar es-Salaam un lundi matin à 6 h 30. Dès la sortie des portes climatisées, l'air chaud et humide nous a frappés comme un mur ; température affichée à 34°C, mais ressentie bien plus. Notre chauffeur de taxi, Kwame, fumait une cigarette sans fin en nous conduisant à l'hôtel Hyatt Regency Dar es-Salaam (réservé pour 85 euros la nuit). Le trajet de 15 km a pris 45 minutes à cause des embouteillages typiques de la ville. Le premier jour, nous nous sommes perdus en explorant le quartier de Stone Town depuis le centre-ville. Nous avons mangé des mandazi (beignets frits) vendus par une femme près de la mosquée Jami au prix de 2000 shillings tanzaniens (moins d'un euro) ; l'odeur d'huile de friture mélangée à celle de l'encens reste marquante. En fin d'après-midi, nous avons pris le bus de la compagnie Dar Express (numéro 42, départ à 16 h 30 du terminal Ubungo) jusqu'aux alentours du port, où nous avons traîné sans vraiment trouver ce que nous cherchions. Un vendeur de cartes postales nous a arnaqués en prétendant que le prix affiché de 5000 shillings était en réalité en dollars américains : nous avons dû négocier ferme. Le lendemain, levés à 5 h du matin pour prendre le ferry Azam Marine à destination de Zanzibar (départ 7 h, arrivée 11 h). Le bateau était bondé, climatisation défaillante par moments, mais le trajet offrait des vues sur le canal du Mozambique. Nous avons payé 60 euros par personne. À Zanzibar Stone Town, nous avons logé au Baraka Stone Town, petite guesthouse de famille dans une ruelle étroite, chambre avec ventilateur au plafond pour 40 euros. Les bruits de la ruelle (appels à la prière, vendeurs ambulants, motos) ont accompagné nos nuits. La visite de Stone Town le jour 3 a été décevante en raison de la saturation touristique. Nous avons visité le Palais du Sultan et mangé au restaurant Archipelago un ugali aux fruits de mer pour 35 euros (prix touristique assumé). Les ruelles historiques sont certes chargées d'histoire, mais entre les touts et les petits restaurants piégés, l'expérience manquait de profondeur. Moment marquant cependant : une conversation avec un restaurateur âgé qui nous a parlé 45 minutes des anciens marchés aux épices des années 1980 ; son récit nous a rappelé qu'au-delà du superficiel, il y avait des gens avec des histoires vraies. Les jours 4 à 7, nous avons exploré les plages. Nungwi au nord s'est révélée très commercialisée, mais les couchers de soleil sur l'océan Indien compensaient cette saturation. Nous avons nagé à 17 h 30 ; l'eau était tiède (29°C), presque irréelle. Paje Beach au sud-est nous a plu davantage : moins de touristes, sable blanc fin, petits restaurants de plage. Nous avons mangé du poisson grillé frais commandé le matin même pour 20 euros. Un jour, le minibus que nous avions loué (avec chauffeur Ahmed, 40 euros la journée) a eu une crevaison en plein milieu de nulle part ; attente de 90 minutes sous le soleil, puis réparation bricolée mais efficace. Le jour 8, excursion Spice Tour dans les terres. Nous avons senti l'odeur âcre mais délicieuse de la cannelle, du clou de girofle et de la noix de muscade dans les exploitations de plantations. Le guide parlait surtout d'argent (« vous achetez ici »), ce qui a gâché le moment. Nous avons refusé poliment et apprécié simplement les champs. Les trois derniers jours ont été plus détendus. Nous nous sommes installés à l'hôtel The Palms Zanzibar (plus cher à 110 euros, mais plage privée). Nous avons lu, dormi, nagé. Une nuit, sortie au bar Monsoon à Stone Town pour un cocktail (Zanzibar Sunset Cocktail à base de rhum local, 12 euros) et musique live décente.
Les bons plans repérés sur place.
Ferry Azam Marine vers Zanzibar : prendre le départ de 7 h pour éviter la cohue et profiter du trajet au calme
Restaurant Archipelago à Stone Town : chère mais fruits de mer frais, vue sur le port en fin d'après-midi
Paje Beach : moins de touristes que Nungwi, restaurants de plage directs, eau cristalline vers 17 h
Spice Tour en minibus : intéressant pour l'odeur et le paysage, mais refuser d'acheter limite la pression commerciale
Hôtel Hyatt Regency Dar es-Salaam : bon point de départ pour explorer, petit-déjeuner inclus correct
Photos — Dar es-Salaam / Zanzibar
Et au final.
Zanzibar et Dar es-Salaam m'ont offert des moments de détente et de vraie beauté côtière, mais la transformation touristique rapide des lieux a dilué l'authenticité. Je retiendrais surtout les rencontres humaines et les plages calmes plutôt que les visites de centre-ville saturé. À revenir pour explorer l'intérieur du pays, loin de la côte.
