Comment ça s'est passé.
Arrivée le 15 juin en fin d'après-midi à l'aéroport Gbessia après un vol Air Senegal (escale à Dakar). Pas de climatisation dans le terminal, 34°C et hygrométrie collante. Un chauffeur de taxi blanc (pas de compteur) m'a proposé 80 000 francs guinéens pour Conakry centre, j'ai négocié à 60 000 (environ 6 euros). Trajet 45 minutes sur la route côtière défoncée. Logement au Hôtel Kaloum, rue de la Gare (25 dollars la nuit, ventilo bruyant mais chambre propre). Première nuit : dîner au restaurant Le Ciel Étoilé, face à la mer. Arroz con pollo pour 35 000 FG, bière Flag fraîche. Odeur d'huile friteuse mélangée à l'air marin salé. C'était bon, pas fantastique. Le marché Madina : chaos organisé Levé à 6h30 pour explorer le Marché Madina, le plus grand marché de Conakry. Étouffant dès l'entrée : 500 vendeurs dans un bâtiment sans fenêtres, odeur de poisson séché, fruits tropicaux écrasés, sueur. Cris des marchands, chocs de seaux, klaxons de motos en fond sonore. J'ai voulu acheter des mangues (500 FG la pièce) mais je me suis fait surcharger : 800 FG d'emblée. Galère classique. J'ai acheté aussi du jus de tamarin frais chez une vieille femme (800 FG), acide et sucré à la fois, excellent. Deux heures là-dedans, j'ai perdu mon chemin trois fois. Un enfant de 10 ans m'a guidé contre 5 000 FG, honnêtement utile. Apprentissage : négocier, ne pas faire de gestes brusques, sourire bête. Transport local : odyssée vers Kindia Jour 3, plan de visiter Kindia (65 km au sud). Gare routière de Coléah, chaos total. J'ai trouvé un mini-bus bleu (pas de numéro, juste écrit à la peinture « KINDIA DIRECT »). Départ prévu 7h, vrai départ 8h45 après attendre que le minibus se remplisse. 15 passagers pour 12 places, femme avec poule vivante, enfant pleurant. Trajet 2h sur route déchirée, arrêt à un petit village pour essence (revendeuse sur le bord de route, bidons de couleurs différentes). Chauffeur m'a demandé 20 000 FG (arrimage compris), j'ai payé sans discuter. Pas drôle mais efficace. À Kindia : hôtel Kaloum local (pas de climatisation, 15 dollars). Visite de la Cascade de Kindia avec guide local trouvé au hasard (25 dollars pour 3h). Eau froide, presqu'agréable comparée à la chaleur moite de la ville. Pas de grande cascade, juste un petit plan d'eau alimenté par source. Retour et derniers jours à Conakry Retour plus chaotique : minibus surchargé, clim brisée, arrêt inattendu pour pneu dégonflé. Réparation sommaire au bord de la route, 45 min perdu. En arrivant à Conakry vers 16h, coucher de soleil orange sur l'Océan Atlantique depuis le front de mer, même pas cherché, juste une marche. C'était le moment marquant : silence relatif, odeur de sel, quelques pêcheurs qui remontaient leurs filets. Rare, ici. Dernière nuit au café Mille Feuilles (près du Palais du Peuple). Café expresso (5 000 FG), croissant mou mais service souriant. Discussion avec un client local parlant français-anglais sur les problèmes élecricité (coupures régulières, on appelle ça les « délestages »). Intéressant mais je sentais la fatigue de voyage. Retour aéroport jour 8, même taxi blanc, même chauffeur, voyage inversé. Rien de neuf à raconter sauf que j'avais oublié mon livre dans la chambre (perte bête).
Les bons plans repérés sur place.
Marché Madina en début de matinée, entrée par la rue du Commerce — arrivez avant 7h pour éviter la plupart des pickpockets
Cascade de Kindia, 65 km sud : modeste mais piscine d'eau douce rare, guide local environ 25 dollars
Restaurant Le Ciel Étoilé (rue de la Gare, Conakry) pour arroz con pollo et vue océan au coucher
Promenade front de mer vers 18h près du Palais du Peuple — moins de monde, odeur de sel, silence relatif
Mini-bus Coléah-Kindia : l'expérience du transport local réel, chaud et bondé mais pas cher (20 000 FG)
Photos — Conakry
Et au final.
Conakry m'a fatigué plus qu'ennuyé. Les gens sont accueillants mais le côté logistique (transport, marchés, électricité capricieuse) demande adaptation. Trois étoiles et demie parce que c'est cru, pas lissé pour touristes, et ça montre quelque chose de vrai. Mais à faire avec patience.








